‹ Histoire de Bicêtre (hospice-prison-asile) d'après des documents historiqueChapitre 91 sur 137 · Aujourd'hui loges de la 5" divis. 1" sect · texte numérisé non relu

Aujourd'hui loges de la 5" divis. 1" sect

Nous reproduisons dans le dessin ci-contre les loges telles qu'elles furent construites en 1822. Celles d'aujourd'hui sont les mêmes. Le parterre et l'entrée seuls sont changés.

Voici la description d'après le rapport cité plus haut (Séance du conseil général des hospices du 13 novembre 1822):

« Les deux rangs de cellules de l'hospice de Bicêtre sont parallèles sur une ligne de 150 pieds; ils contiennent cent lits; un large parterre établit entre eux un espace qui sert à la promenade des convalescents et des fous les plus tranquilles, auxquels ces cellules et ces dortoirs sont affectés. Chaque rang a été surmonté d'un dortoir, parce qu'on se trouve dans la nécessité de multiplier les places, et que cet hospice est resserré entre quatre chemins qu'on ne peut en éloigner qu'avec beaucoup de diflicultés et à grands frais. Chacune de ces nouvelles constructions présente deux galeries; l'une au midi, soutenue par des colonnes en pierre, et l'autre au nord, soutenue par des pilastres; la première est à jour et sort de promenade couverte; la seconde est fermée et forme un chaufîoir. Jamais on n'avait pensé à chauffer les fous; parles temps les plus froids, on les laissait sans feu. Ceux qui appartiennent à cette sectionne soufl'riront plus des rigueurs de l'hiver; ils sont chautfés aujourd'hui par deux calorifères placés dans les galeries fermées; ces appareils y portent plusieurs courants d'air chaud; qui se répandent ensuite dans les cellules pour les préserver de l'humidité dont les rez-de-chaussée sont rarement à l'abri. On les a planchéiées, au lieu de les daller comme il est d'usage et l'on a tenu ces planchers élevés de 18 pouces au-dessus du sol couvert en pavés... »

(Archives de l'hospice de Bicètre.)

HISTOIRE DE lî I C. K T R K

Les aliénés furent répartis dans les trois sections : l» les fous au nombre de 440, 2° les imbéciles au nombre de 244, et S» les épileptiques au nombre de 100, savoir :

Ràtiment du Conseil i^ 108 en dortoirs.

(Traitement) ( )2 en loges.

Pavillon «les Loges W en dortoirs.

inues d'Enfer.. il loges.

— de la Fontaine.. . I.! —

- de la Cuisine. . . 1)2

Cour du Preau 42 — 440

— des Furieux .... i:t — l

,,,,. . j /> I , i ■''•'' en dortoirs. 1

lîatinient des Convalescents, ) ,,. ,

( 10 en loges.

RAtitneiit des Mélancoliques. \ ''^ ^" dortoirs.

( 10 en loges. /

2" SECTION ' BAtiment neuf . \ i-'O dortoirs)

(Imbéciles). \ ( :i cabJTiets^ " J

a^SECTIOM ) B'Vtiment des barbiers cliambres. .3 [■ "'^'''

(Epileptiques). f ^'"'' ^'"^"'^ J^'-'^'ir^- • 6 )

\ Dortoir du Grand Puits loo j,,,.

En 1824, une délibération du Conseil général des hospices ordonna la démolition des anciennes loges, la réunion d'une pièce de terre à la section des imbéciles et à la subdivision des fous furieux, la reconstruction sur une ligne droite de la partie en mauvais état du bâtiment des imbéciles, la construction de dix cellules semblables à celles élevées en 1821. L'emplacement qu'elles devaient occuper était celui des centlogesàdémolir et le surplus faisait partie de la pièce de terre à remplacer dans l'hospice. Une ordonnance du Roi, en 18^7, approuva cette délibération, et dès lors, jusqu'en 1833, la division des aliénés fut agrandie à l'est par la réunion du terrain qu'un chemin vicinal séparait de l'asile ; dans la section des incurables, un vaste bâtiment fut construit sur un nouveau plan, tandis que vingt cellules occupaient l'emplacement des anciennes.

En 1838-39, après l'acquisition par l'Administration des bâtiments de l'ancienne prison, de nouvelles constructions furent élevées à l'entrée de la section des aliénés. Elles attenaient à la section dite des cabanons. Là, furent ptacés les bureaux de la division, le logement des

262 HISTOIRE DE BICÉTRK

employés et 165 aliénés, entassés sans air et sans lumière, dans le bâtiment dn grand puits furent transférés au rez-de-chaussée de l'ancienne prison contiguë aux constructions de l'asile et destinée à faire partie de ce service.

Dès lors, la 5' division de Bicètre fut entièrement séparée de l'hospice. Les cours furent garnies de plantes et d'arbustes. On comprit enfin que « le grand air, le soleil, l'espace, la promenade étaient nécessaires au traitement des malades et à la conservation de leur santé » (1).

Un des successeurs de Pinel, M. le docteur Ferrus (2), devait contribuer puisamment à leur bien-être et la plupart des réformes que nous venons de citer sont dues à son initiative personnelle. Livrés à une oisiveté accablante, les malheureux enfermés à Bicètre restaient tout le jour en proie à une apathie, aune mélancolie désespérante. Ce qu'il y avait certainement de pénible pour ces infortunés était de se voir, sans occupation, sans distraction aucune, pendant les longues heures de la journée, relégués entre quatre murs qui leur rappelaient sans cesse leur captivité.

Le docteur Ferrus pensa que le travail manuel, employé de manière à diriger les forces, à exercer le système musculaire des malades pouvait leur procurer le repos de la nuit, éloigner les crises et, leur offrant un semblant de liberté, aider au développement de leur bienêtre moral. La ferme Sainte-Anne (3), annexe de l'hospice de Bicètre, fut spécialement affectée aux aliénés. Sur l'avis du médecin, ils y furent conduits chaque matin e t ramenés le soir. Là, on les exerçait à divers travaux de jardinage et de culture. Il n'hésita pas à mettre entre leurs mains les instruments nécessaires (4).

1. Rapport du Directeur ih; l'administration r/cnérale de l'Assistance "publique (M. Davenne') à M. le préfet de la Seine, sur le service des aliénés du département (1852)

2. Guillaume-Marius-AndréFerrus, né à Besançon, entré à Bicètre comme médecin de la a" division, nommé par le ministre secrétaire d'Etat du département de l'intérieur sur l'avis du préfet de la Seine, le 22 juin 1826, sorti définitivement le lo janvier 1840 (Extrait du registre du personnel de Bicètre. Ann. 1826).

3.. \ujourd'hui s'élève sur l'emplacement de la ferme, l'asile clinique Sainte-Anne, appar tenant à la préfecture de laSeine. 11 est situé rue Cabanis, l(Paris, xni° arrondissement)

4. — « k Bicètre, profitant depuis dix-huit années des nombreux travaux qui s'exécu tent dans cet hospice et osant braver la responsabilité de mettre entre les mains des ma^ lades les instruments nécessaires, nous occupons journellement, quand le temps leper met,plusdo cent cinquante aliénés à des travaux de terrasse, de culture, de maçonnerie de badigeonnage, de menuiserie, de serrurerie et même de charpente. Aucun accident

HISTOIHK l)K BICÈTRK ^C/i

Cefurentles insensés eiix-mùines qui contribuèrent à l'embellissement de l'asile et aidèrent les ouvriers dans les travaux de terrassenaent, de maçonnerie, de serrurerie, de peinture et même de charpente que l'on avait entrepris alors. Ferrus (1) était médecin de M. Tliiers dont la haute influence contribua sans doute à permettre au savant de poursuivre sans encombre son but humanitaire. Grâce à lui, toute trace de l'ancien régime disparut, Bicêtre assaini, embelli, n'offrit plus l'image d'une prison.

Le docteur Ferrus avait apporté un soulagement immense à la situation des malades en les employant à des travaux manuels, ses successeurs les docteurs Lelut et Scipion Pinel continuèrent son œuvre. Après eux, Mx\I. Leuret et Félix Voisin innovèrent un nouveau genre de traitement. Ne se contentant pas de soigner les aliénés au point de vue physique ils essayèrent de les soigner au point de vue moral.

Le docteur Leuret conçut le premier le projet de former une bibliothèque à l'usage des malades. Les deux premiers ouvrages qui la composèrent furent : 1« Simon de Nantua ; 2" Un liecueil de chants, réunissant des pièces de vers des meilleurs auteurs (Racine, Lamartine, Hugo, Casimir Delavjgne, Déranger, etc.), et mises en musique parEhvart, Wilhem, Grétry, Aléhul et l'organiste de Bicêtre, M. Flonmond Rongé qui devait être sous le pseudonyme d'Hervé, l'heureux auteur de VOEU crevé et de nombreux opéras-bouff'es.

Cette bibliothèque s'enrichit de dons peu à peu. Au départ de M. Leuret, elle contenait six cents livres, elle est réunie aujourd'hui à celle de l'hospice.

Afin de multiplier encore les occupations des aliénés pendant les

n'est encore venu troubler la satisfaction que j'éprouve à voir travailler nos malades et Il faudrait qu'il en arrivât de bien inattendus et de bien graves pour balancer les avantages ijuc le travail leur a procun's. Lï-tat sanitaire de la division des aliém-s et la tenue générale ont infiniment gagnr à cette mesure; les «urrisons sont devenues plu^ rapides, les rechutes plus rares. Tel maniaque mis au travail de la brouette quelque jours après son entrée et à peine sorti du délire le plus insensé, peut bien profiter de

I intervalle du repas pour jeter son bonnet en l'air et débiter des extravagances mais encourage par l'exemple des autres travailleurs et par les oxbortati(,ns des surveillants

II se remet a l'œuvre, et, le soir, en rentrant au dortoir, il s'abandonne au sommeil le plus calme et le plus bienfaisant. » (D' Ferrus. — Des ali>'nr>^, p. 262).

I. Voir plus loin : Des enfants idiots et épileptit/ues. Au sujet de la fomlation à Bicêtre d une école pour les aliénés par le D' Ferrus.

longues heures de la journée et pour ne point les laisser livrés à leurs folles idées, ce praticien imagina d'instituer une école. MM. Hervé de Kergolay et Cocliin, membres du Conseil des hôpitaux, auxquels il communiqua cette idée, donnèrent un avis favorable à sa création et l'école fut fondée, vers la fin de 1839. L'instituteur, nommé par l'administration, M. Delaporte, suivait la visite de M. Leuret qui lui désignait les malades dont il devait s'occuper pendant la journée.

— a Un vaste local était affecté à la classe. Des tables parfaitement rangées et garnies d'ardoises étaient mises à la disposition des malades pour les opérations d'arithmétique ou pour les leçons d'écriture. Les murs de l'école étaient tapissés par des cartes géographiques, des tableaux alphabétiques et de nombreux dessins au crayon de quelques élèves » (1).

La lecture était faite ordinairement par plusieurs d'entre eux, quelquefois même on leur faisait apprendre et réciter des vers.

Le docteur Leuret improvisa même un petit théâtre où il voulut faire jouer la comédie par les fous. Malheureusement, il se heurta à des préjugés, l'administration se montra peu disposée à encourager ces sortes de représentations, les collègues du savant médecin furent contraires à la mise en pratique de son idée et l'expérience qui avait pourtant produit d'excellents résultats, fut abandonnée (2).

La musique devint aussi l'un des grands agents de distraction des malades. Des professeurs, à Bicétre comme à la Salpêtrière, vinrent leur donner des leçons (3).

La musique a certainement une influence incontestable sur leur moral. Elle fixe l'attention par des impressions douces, par des sou-

1. Coup il'œil kisUirique et médical sur Biœlre {maison d'alicnés), par le D' A. Millet, ancien inlerno de l'hospice de Bicètre, lauréat, etc., etc. 1 broch. Paris. Rignoux, imprimeur de la Faculté de médecine, 1842. Page 21.

2. D'après une note administrative, le petit tliéàlrc de Leuret aurait commencé à fonctionner le 1"'' octobre 1841. (Archives de Bicétre.)

3. Des concerts sont donnés, deux fois par semaine, dans chaque section d'aliénés, avec le concours des aveugles de la maison, sous la direction de M. Peny, maître de musique et compositeur distingué qui, depuis 20 ans, exerce avec un dévouement infatigable les pénibles fonctions de professeur de chant des aliénés. Tous les ans, vers la fin du mois de juin, les frères Lionnet offrent aux diverses sections réunies une matinée dans le programme de laquelle figurent les meilleurs artistes de Paris (Opéra, Comédie-Française, Opéra-Comique, Vaudeville, Gymnase, etc).

insTdiiii-; !)[•: nir. éthk 2(»5

venirs agréables, elle excite l'iinagination. Aussi depuis quarante ans, les praticiens qui ont succédé aux [)roinoteurs de ce système de traitement ont-ils conservé la tradition.

C'est au docteur Leuret que l'on doit également la création des réfectoires. Pour la première fois, en 1837 (il était alors médecin adjoint) les malades mangèrent en commun, les affreuses sébiles de bois disparurent et chaque malade eut son couvert de fer étamé, son verre, son couteau et son assiette de faïence. Les docteurs Voisin Moreau, Archambault, Falret, Legrand du Saulle, etc., continuèrent l'œuvre de leurs prédécesseurs. Aujourd'hui, la division des fous diffère si peu de celle des indigents que l'on ne saurait le remarquer au premier abord, si l'on n'était prévenu (1).

Répartis en quatre divisions dirigées chacune par un médecin en chef, tous ou presque tous les aliénés valides travaillent, soit à la culture du vaste jardin potager appelé le Marais, soit dans les ateliers de menuiserie, de serrurerie, de cordonnerie de l'Hospice. Non seulement le travail est utile h l'amélioration de leur état physique et moral, mais grâce à la petite rétribution que l'administration leur donne, il leur est permis de se procurer quelques douceurs, tabac, sucre, café, à leur guise, à l'exception toutefois de liqueurs alcooliques.

En quittant la grande rue de l'Hospice, à gauche du bureau de la direction, on a devant soi la porte d'entrée de l'asile, et à droite une autre porte cochère ouvrant sur une rue un peu rapide, conduisant à la sûreté. La cour commune de la 5' section offre les cabincls (hs médecins, le bureau des aliénés, l'ancienne école des enfants, servant d'école primaire aux infirmiers et infirmières, et de parloir aux familles, le jeudi et le dimanche, le pavillon de la Force (épileptiques adultes) 3' section. En face de ce pavillon, le quartier des agités de la deuxième section. En face de l'avenue qui fait suite à la porte d'entrée, se trouve la porte de la ?= section ; adroite, la grille de la f section (enfants) ; à

. con-

I. Un celubre magistrat, M. Dupin, visit.mt ronsemble de riiospicede Bicêtre fut i...- (luit dans la partie de rétablissement consacrée à l'asile. Il en avait déjà parcouru une section lorsqu'il demanda qu'on lui fit voir aussi le quartier des aliénés L'ordre et la tranquillité dont il était témoin lui faisaient illusion, au point de lui pcrsuad.-r qu'il tUiit encore au milieu des indigents de l'hospice.

266 HISTOIRE DE ItlCÈTRE

gauche, la porte de la /" section. La disposition de ces vieux bâtiments n'a rien qui mérite d'être relevé particulièrement.

En entrant dans la l" section on trouve à gauche la salle Philippe Pinel (26 lits) où. sont placés les malades les plus tranquilles et les plus âgés ; en face, le réfectoire.

Au fond de la cour est situé le pavillon Berthier, comprenant au rez-de-chaussée la salle de bains et d'hydrothérapie (8 baignoires et un appareil à douches); au premier un dortoir de 13 lits, faisant suite au bâtiment des infirmiers, au rez-de-chaussée, la salle Parizet (infirmerie, 20 lits), \^ salle Hébreard (infirmerie, 20 lits), au premier, la salle Berlliier (valides, 40 lits), au second, la salle Félix Voisin (valides, 40 lits).

Entre les salles Berthier et Hébreard, aurez-de-chaussée, se trouve le couloir qui donne accès au quartier des agités de la section, dit quartier des Colonnes. A droite de la cour se trouvent dix cellules ou /og'es destinées à renfermer, la nuit, les malades agités qui habitent ce quartier, un pavillon contenant 8 lits et au-dessus des cellules, un dortoir de 25 lits. A gauche, 10 cellules semblables, un pavillon contenant 4 lits, et au premier un dortoir de 25 lits. Le réfectoire et le chauffoir ferment la section du côié du Grand-Puits. Au fond d'une cour parallèle à celle des colonnes se trouvent la. salle des Concerts et la Bibliothèque (200 vol.).

La section renferme : 16.ï aliénés.

— (16 épileptiques.

Total . . -237 à la date du 1" juillet 1889.

Le médecin en chef de cette section est M. le docteur Charpentier.

{ 1 interne titulaire en médecine.

1° médical <. I interne provisoire.

( 1 interne en pharmacie.

1 surveillant.

[ 1 sous-surveillant.

l 1 sous-surveillante (lingerie et inlir- 2° hospitalier . merie).

1 suppléant (portier des loges).

26 intirmiers.

1 inlirmière.

La 5' division 2*^ section est divisée en deux parties complètement

Personnel

lllSTdlRK DE lîlCÉTIiE 2f)7

séparées. La 1" à droite du cheiniii qui mène aux diverses sections est fermée par un mur assez haut, à droite et à gauche duquel se trouvent rangées symétriquement dix cellules. à l'extrémité desquelles se trouve un pavillon. Au fond,une grille sépare la cour des Colonnes de la 2" sec tion, du talus qui mène h la sûreté. Le quartier des Colonnes renferme comme la 1" section les malades agités. Une cellule est capitonnée et sert, en cas de besoin, aux aliénés atteints de délirium tremens, de manie aiguë, d'idées de suicide, etc. Dans le pavillon à droite, en entrant, se trouve au rez-de-chaussée le lavabo, au l"- un dortoir de 3 lits, réservé aux infirmiers ; au rez-de-chaussée du 2° pavillon, le cha'uffoir au h', un dortoir de 5 lits dont un d'infirmier. A gauche, au rez-dechaussée du 1" pavillon, Vinflnnerie des Colonnes (3 lits), au 1'- un dortoir (5 lits), au bout, le réfectoire, au-dessus un dortoir (4 lits dont un d'infirmier).

La deuxième partie de la section forme un quadrilatère, au centre duquel se trouve une cour, dite cour de rOuesl. A gauche, le bâtiment principal appelé bâtiment Pussi.i, contient :

Au rez-de-chaussée. Salle d'infirmerie : Marré (20 lits). Paralytiques et gâteux; ArcliambauU (20 Wts), salle d'admission.

Au ^'- étage. Salle d'infirmerie : Cabanis (40 lits).

Au 2' étage. Salle de valides : Esquirol (60 lits).

Au 3' étage. Salle de valides : J.-P. Falrct (40 lits).

A l'extrémité du bâtiment Pussia se trouve la salle des bains et d'hydrothérapie (6 baignoires, 1 pour bains sulfureux, 1 appareil à douches).

En face de l'entrée de la section : le pavillon de l'Ouest, ancienne sûreté, autrefois la Fosse aux Lions, actuellement appelé pavillon Lelut, renferme au rez-de-chaussée le réfectoire et l'office, au l" la salle Lelut (28 lits), au 2° le dortoir des infirmiers et des veilleurs (10 lits).

A droite, en entrant dans la section, un bâtiment bas contient la salle d'Etude ei\^ salle de la bibliothèque (200 volumes) dont les murs sont ornés de plans, de gravures et de dessins; à cùté, le chauffoir et Vatelier du barbier où, deux fois par semaine, on rase les malades. Tous les jours, a lieu la coupe des cheveux, selon les besoins.

La section renferme ■ d.ï4 aliénés.

— 8.3 épileptiques.

''°'3' • • . . 2:)7 ,i la date du l"'' juillet I8S9.

208 HISTOIRE DK BICÊTRE

Le médecin en chei de la seclion est M. le docteur Deny.

1 1 interne titulaire en médecine.

1" médical i interne provisoire.

' 1 interne en pharmacie.

1 surveillant.

Personnel / \ * sous-surveillant.

l sous-surveillante (lingerie et in- 2" hospitalier i lirmerie\

/ 1 suppléant.

(27 infirmiers. i I 1 infirmière.

La 0'^ division 3° section, spécialement réservée aux épileptiques adultes, occupe un pavillon de l'ancienne prison, dit pavillon de la Force. Au rez-de-chaussée : Bureau du surv'eillant (à droite en entrant) ; lavabo (au fond) ; cliaaffoir (à gauche) ; salle de réunion (à gauche au fond).

Dans une cour située en contre-bas de la première section et séparée par une grille de la cour de l'église, se trouve le réfectoire.

La section renferme 72 épileptiques non aliénés.

— 81 épileptiques aliénés.

Total .... Tjiâ à la date du I"-' juillet 1889.

Le médecin en chef de la section est M. le docteur Féré.

\ I interne titulaire en médecine.

1° médical s 1 interne provisoire.

f i interne en pUarma

pharmacie.

I surveillant.

Personnel l i sous-survcillant.

2° hospitalier

1 sous-surveillante (lingerie et infirmerie"!, fl'.t infirmiers, 1 infirmière.

Les aliénés se lèvent, dans cliaque section, à quatre heures et demie du matin en été, à cinq heures et demie en hiver. Il leur est laissé une demi-heure pour s'habiller et faire leur toilette. Les repas ont lieu, le premier, le matin à 6 heures; le deuxième, à 10 heures pour les infirmeries, à 11 heures pour les valides; le troisième à 4 heures du soir pour les infirmeries, à 5 heures pour les valides.

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