SOS BIBTOIBE BE BLOIS
Henri de Valois partit pour Tonrs , traînant à sa suite les illustres prisoDoiere que nous ayons DomméK pins haut , et laissant dans la vtlle et dans le chAteau de Blois une garnison suffisante pour les défeartre, aro moins cofilre un premier coupdemain. Les deux iDonartpoes se joignirent au cMteau de Plessis-Ies-Tours ; l'alliance qu'ils conclurent» pouvait sauver le trône des Valois , ai Henri ne s'était pas fait dea ei>nemis irréconciliables de certains seigneurs plus habfles que lai ti remuer les niasses , qoi , dms tous les temps , donneront la \ictMre aux grands qu'elles sCTvirost.
Dans l'été de 4589, lestraupes c^vinistes couvraient les deux rives de la Loire , <i titre d'alliés de la couronne ; Henri de Navarre occupait le chAtean de Mois , d'ott il écrivait à la belle Corisandre d'Andontn , sa maltresee : a Je vous écris de Hois , * où , il y a cinq mots , on me condamnait comme hérétique et n indigne de succéder à ha couronne, et j'en suis à ceste beore M ke prioeipal pilier. Si le rn uae de diligence , coiDme je l'es- ■ père , nous verrons bwBtM le docher de Notre-Dame de » Paris. B
Henri DI revit en effet tes toors de la vieîlte basitiqae; nsiis ît ne devait pas pénétrer victorieux dcng son ^kceinte.
Durant l'u àês séjoais de la cour k Blois , Catherioe de Héékas y avait attiré des Capucns , qu'elle avait k^à aa jardin bas èa chAtean ; il» célébraient les offices dans un pavillon de eetle demeure royale. Geè rdigieax, qu'Heari lU et sa nére «oublaienl de bienfeéts , qicBttèreat Blé» en 1 589 , sobs ][«étexte de l'exeomBonicAtion lancée contre le roi à l'eccasiea de ias»assinat du cardinal de Guise. Sa Sainteté avait vu saas colère le massacre du doc , tout fervent catholique qu'il se !(u moélré ; ■ais gaite-Qniat , ce pAtre élevé «u Satnt-Siége par la plus étraage tortWM , s'avsit d'entralHes qtw pour les pinssanees sacerdotales, et les souverains n'earent jamais d'eutemi plos
■ V«TH I« £«*« MHorif <w, tMM IV, «Ikl» PfNvMM-Itar*.
acharné. Il enviait à Elisabeth , reine d'Angleterre , le supplice de Marie Stuart, et répétait souvent qu'il mourrait heureux s'il faisait condamner à mort une tétc couronnée.
Les autres religieux de Blois ne se crurent pas obligés de quitter leurs maisons par respect pour les fureurs du souverain pontife : ils s'indignèrent d'une manière moins excentrique du meurtre sacrilège d'un prince de l'église. Nous soupçonnons même que si les Capucins eussent joui de l'existence splendide des autres communautés d'hommes établies dans la capitale du Blésois , ils ne se fussent pas montrés orthodoxes au point de l'a' •