H INTRODUCTION
de renommées. En matière d'histoire, Toubli est plus qu'une faute aux yeux de la critique sévère; c'est un délit commis avec préméditation. Il y a tant de lumières répandues aujourd'hui sur la route battue qu'on nomme les siècles écoulés, qu'on se refuse de croire à la possibilité des omissions historiques : le scepticisme, cette essence des penchants contemporains^ ne voit dans ces lacunes que les spéculations de l'opinion , au préjudice de la vérité. N'osant se faire partial par les appréciations^ l'annaliste infidèle se fait oublieux.
En considérant sous ce point de vue le sujet que nous abordons, l'exemple viendrait aisément à l'appui de nos assertions. Jusqu'à ce jour, les historiens du Blésois ont retracé trop exclusivement ce jeu du pouvoir, quelquefois bienveillant , plus souvent terrible , appelé la domination , ou , si vous voulez , le gouvernement : dénomination spécieuse^ inventée pour déguiser ce que l'autre offre d'absolu. Us ont étalé complaisamment la pourpre des comtes et des ducs ; leurs chapitres sont tout luisants du reflet de l'écu féodal ; on a pu compter, dans leurs récits, les clous d'or semés sur l'armure des Capets, desChâtillons,des Valois, des Bourbons. Peutêtre, sauf la description archéologique de l'habitation