‹ Histoire de BordeauxChapitre 103 sur 143 · OomhaWId · texte numérisé non relu

OomhaWId

1010. Siguin.

1026. Arnaud , ou Acius.

1027. Godefroy.

1047. Archimbauld.

1055. Andron.

lOfiO. Goscelin de Partbenay.

/ Bordeaux, en 1068.

St. Maixant, en 1073.

Bërdeaui», en 1079i

Bordeauaô, en 1080.

Sainf$i, en 1081. 1088. Amalus.

Bordeaux, en 1088.

Bordeaux, en 1093.

Ckrmont, en 1095.

Ntmes » en 1096.

Gir^»kne, en 1097.

Bordeaux, en 1098.

Concile) de .

Concile»

de

1103. Arnatfd-Cfûiï'iràiî. ' * ^ ' 1135. Gttàeft'oy de iWôUk'. "' '

IBordeaiix', in 1137.

tlhêiéhs, ènllW. ' Bordeaux, en ili9.

Beaugency , en 1151.

1158; Haymdiia d^ Hâfolfô. ' 1160. HardouinV ' 1162. Bertrand.

Coûeïïè À^AngouïêthV, en 1170.

1173. Guillaume le* Templier.

Conc. géîWf. ^nitran, erf 1179.

118^. Bli^'dé Maîtîihoét.'" ' 1207. ^iffàâiùè' Amanietf. ' Concifé de Bdi^deiinb , enk2i5.

1227. oA-aud de Malemort! - ' Toulouse, en 1227.

Cognac, en 1238.

Coiicilesl 'gén[*^deXî^on, eni2<ï5.

de \ Bordeaux ; en 1255.

Ruffecy en 1258. Bordeaux, en 1260.

1261. Pierre de Roneeyaux.

Concilçs ( ÇoanaCj en 1261. ,^ de l Bordeaux, en 1263.

1275. Simon dé Rochechouart.

1285. Guillaume.

1289. Henri de Gehêiittls. * *' ' 1296. Bosoii dè'S^lignaé'.

1300. Bert.deGotoudeCrOttth/ '' Çondle de Baffee , 6n 1304; 1305. Arnaud de Canteloup, «ordinal de Pellegrue. ■' 1305. Arnaud de Caiitefou)[r.

., ( général ^de Vienne ^ Conciles) ^ ^„ .,,.

f en 1311. • • de J

V Buffec, en 13S6.

1332. Pierre de Luk (*).

1346. Amanieu de Cases.

134é. Bernard de Cases.

J351. Amanieu de la Mothe.

1360. Philippe.

1361. Elle deBrémont.

Concile de Périgueux, en 1365.

• 1380. Raymond ^^ %^ueys, . ; ^ 1384. François., ^ 1389. IPrabçois Hugocionio , car-

dïnir' ' '

CoDeilë" de Wk , W 1409. > * 1414« .^iavde^lftmUekraUl./ 1430, ^fierre B^rtï^n4n, ... v 1456^ Plaise de Gr^eljç o«/^^iWy 1466. Arthur de Montauban.

1479. André d'Espinay^ cardinal.

1501. Jean de nix.

1530. Charled de Gramont.

1545. Jean du Bellay, eardioal. ' 1553. François de Mauny.

^vm w B99Wf^

1560. Antoine Préirost de Sansac.

ÇonqiJç^e^^pr^^fi^^, ea 1582.

1599, Fi;^n^fji8. 4PÇ sppuWe4iw. ,

.^,çar^;qtl^4e §o^riiis.

Concile de Bordeaux, en 1624.

1629. Henri d'Escoubieaux de

Sourdis.

,<64Ç. |ïenride.^rtHnç... ;

^ ii§80. Louis d'Anglure de ^QVih lemont.

16S8. Armand Bazin de Bezons.

^719. EHé-Mârc Le Voyer de

PMî^i d»Afgens6n.

\ 1739^Fs-gfinoréde]ihaùlbta, ^ 74,9^. , jLoviMl^çqQeâ; àS4tdibBii . ..<ïe \\xm^ .

1770. Ferdinand -Maximilien- Mériadec , pripce de Rohan-Guémené.

:^78t ; Jérdrtè - Matie 'Champion de Cké.-

(♦) IlMt aiott appelé dan» «ne ch«rt«dè i334, par laqo elfe 1« roi d'Angleterre p«ttei l cet archeréq^e de faire fortifier ion manoir de Blanqnefort. {Âttu dt H/uffr.)

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UlD/i A*l^l''iiJi''''*

CHAriffl

BB £A iHÔHHAtkOM HtS lN6ïltVTI0NS PUBLIQUES IqRJ^ES A pOR^,

SfêAUX DËl^lhS 1790 jusqu'à PBJÈSEÎ^T, avec les listes DBS

dkË^S DES I^RtNClPALES pE CES INSTITUTIONS.

, ;, i^ < ( (ji • .!♦» . i , ' •>v.' ' -'* '''• •■'' •

ce. —V. ^fa&^ssements ris(^^^ «w commerce. -^Vjrfftstituttonsrelqtiç.es du ot4^t^t(»i^Ao{t9U6.(>nf!iYU,<A«t«toctôifi» -

mitMtatifm départeéiàttaïe 4&*ftf 6Vfd}i^6f;'^è$iif^^eti|V. | des commandanis de ta onzième dimion muitatre^, d^s. , prè;9/iiéHj}'r^st(ienf8 de^a cour d^ appel et de la cçvx voyç^h » i des présidents du tribunal de prep(^y^Pf^,^nf(faflmd ^desiii

i/açiixi^etd^jarçbefiéqm^deBord&msc. a i'>) lu a d't

■ * lit

€e cliapitre ne sera pas aussi étendu que le précédent, parce que les articles qu'il renferme ne traitent que d'objets nouveaux^qui ne comportent pas de longs développements historiques. Il s'agit seulement de faire connaître les institutions publiques que la révolution a fondées , l'époque de leur création , et les édifices dans lesquels elles furent établies. Ces institutions et les listes des chefe des principales d'entre elles seront classées dans des articles séparés, comme on l'a pratiqué pour les anciens établissements.

1® L'administration centrale du département de la Gironde fut installée le 6 juillet 1790. Elle occupa d'abord

330 HisTome tm Émv^Kvx.

rhfttel de l'intendant de hi généralité de Ouieniie , dent elle rempUwaii le6 fonctions. Elléf ^ transféra l'anfné<e dai« vante dans le palais aMiiépiscopàl , où elle siégea jttsqn'à ce qu'elle fut sapprtmée «

9® La préfecture de la C^ironde , qni a remplacé Tadministration départementale , fut installée dans le même lo- .cal, le iS nia*s 1800. 0epitis Tamiée 4840» elle est établie dans riiôtel qu^élle occupe actnellemèOQt , et 'qu'un riche habitant , M. Saige, avait fait construire en 4796 par le cé«lèbre anebiteete Loois, derrière le Grand-Théâtre.

9" L^dm»iiîstralion do district de Bordeauit fut installée qutdques'jours après radministratichi départomentale , à laqveike i^le était^subordomiéé; Ges deux administrations ont prii fin* eosembie , par suite de la création delà préfecture, qui se aous-divlseen plusieurs sous^préfectores. Il n'y a eu de sous-préfet à Bordeaux que pendant quelques années , le préfet en tenant lieu dans cet arrondlséement.

k^ L'<élat mîliftaire de Bordeaux comporte peu d'éclaircissements. Cette ville étant le chef'-iieo dola onzième division Militaire du royaume renferme les divers établissements qui dépendent de cette partie. Ils se trouvent disséminés dans cette ville , attendu la difficulté de les réunir dans un même local , comme ils l'étaient autrefois au Chàteau-^Trompette. L'hôtel du commandant de la division est situé dans la rue Bouffard , où sont placés les bureaux de rétat*4Bajor. Cet hôtel est spacieux et d'un bon goût; il fut construit en 1780^ et servait d'habitatioii à M; Delblande, avocat général au parlement. La garnison 4e la place se compose ordinairement d'un régiment d'inlanterie;elle est logée dans quatre casernes séparées , qui sont établies dans' divers quartiers de la ville.

Une compagnie de la dixième léjgîon dé gendanneMie Ait

le service à fiordeaux» SMtCimrMs oui été reaoïisIruUx^ ea 1835 sur le tefrain.de Viudciea couvenl des minioies.

La garde nationale de eeUe viltei dont U première faff^ mation remonte au âl juillet 1789 , ae divise en deux lé*^ gionaj chacune d'ailes eat composée de trois faaiailkms. Il y a ea outre un bataillon de marine ,:uae6eikdroii iil'artil>* lerlot une compagnie de .sapeura-pcmipiefB, et-un escadron de cavalerie. Un commandant supérieur est. à la tâte de la garde nationale de Bordeaux. . ; ^

5^ Une administnitioB muoieipaie remplaioe la jurade* La première munidpalité fut installée dans^l^aocien fifttel de Ville , le 5 avril 1790. Elle se composait d'un mfiire » de vingt officiers municipaux, d'vn procureur de la commu* ne, d'un substitut, et deqoarante-deuxnotables^Parreffet des nouvelles lois, la .ville fut divisée en trois arrondissement qui eurent chacun une administration municipale composée de sept mpmhres. Leur installation eut lieu le 99 mai 1796. A ces trois administrations on Bubetitua^Utt égal nonibre de naairea qui avaient chs^cnn uû ac^oiAt. Oes mairies furent installées le l^^mai 1800. Elles aubsistèirettriusqu'au 7 octobre 1805, jour M entra en foneliop iine;seule mairie^ cpinpesée d!un noaire^desiz adjoints» eld'uneoi»eil municipaL C'est l'état netnel de eatte admîafstvatîon.^ qui siège depuis le l**" janvier 1836 dans Tancieii- paiaist ar-^ c]^lépisiM>pal.

6^ Pendant que Bordeaux fut régi par trois oorps muni*^ cipauK t puis par un pareil nombre de mairies^ les parties indivisibles de son administration restèrent cenfiéesà une administration s{Niciale, appelée bureau oentrtal, ifurse. composait 4e trois membres et d'un commissaire du pou»* voir exécutif. Cette administration fut installée W 99-m4i 1796 ,.et oessibsos fonetions leMntars 1800. . < '

i^ l/e butbâu i^tltk*fll flit àldi^ 'réÉl{4sèé pAr «Ha toarmlssaire général de police, qui éttt 4*%bdi1i i le^ idéoMS àttt^àtbiis' 4ii)e <fàak^infet«^M'{f> laqttéHë 'il âùéeeddit. Elles furent ensuite restr^titA filâf'péUeé t)d#soiiii«IIe!et àâMM^li'àftivè dé &6tâeau)t'er*d!es^^iàÉittn<6& surfilés qui fôrmalletit là b^âliëuë âèf ^Ité vHIe^ 'et à là rarteilMueede la partie des côtes de l'Océan et dé^^rî^ed d^ là «iàftbRtaei dé f^BôVdd^rte, èt'dé te 6îï'Ch:Af^ éoâit>rfeé'tifàà9J«eréérii!er dépâkemertt. Ce cbtmnftsariat, xffabord ^ctip^'avee* dîstmblibtt'pa^ P\ Vlër^ë/^fiH slip{îriAié'eti ldi« , et ohàeiine des ràâîriëô-qai àTaît *l!é 'placée soos ça dêpenâmee wçrlt ses attributions primitives.

lï

' 4*> Lé trîbuhâil dvî! du district de 'BArdèattsfV în^tàllô'lc Wn6y^ïAhHii9Q'-; fut rêmt^làéë'; I6i «ruèy^hbbllè im, pif te Mliilndt civil de là 6it*ônde,!dto€ W]^eS9M%'éteb«' «ftîlf<éW^ïtfat'lé déi^rtemëirt. ' • '' ' ' " ••» ^f<l ' Sô€e dernier tribuni^rà été ^afigé^ëàtHl^fidrd^^, le 21 juillet 1800 , et en cour impériateF4«f(gi|diir ISIIr

8^ 'la cour royale instituée à 'Isi réstàttiPaUèn a- peur ressôh^tîés^âépartetiietits de'ld'Gii>éî^ /de -là Ho^Atgoe , et dé là 'Charente. -' ' •''-'• •• '''■'•'■ '" -''^'î^* --'-!

4® Le premier tribunal criminel qui ait été cHI&'^ttt le dêpaHétàiëtit Ait h»tàllé ki if^fét^ler ITM. fi fi^blt «ne notrvëlle dfrgfàtiis^fion le 1^ ndVetiibté 17dS /^^^6 lé II jtiîïlèft iSÔO; •' '• '•'■' •' ». . •' ''^'^iM- t!i • -^ -

/ 8' Bé tl-ibdfiàldé'prèmlèreln^tatitié dWt%H<6flâlëéëMflt de Bordeâfux 'fu* installé !e'8' jiif!èr48dO/'Il''?eÇtit ttfle nôuvëlte' or^te%àeoii M 4^ juitl 4«IT; ^i/irà l^^uà^'dë là restâttï'àtion. €e ' trîlwiiial ' Isi^e V, àîttéal' qtio -}a j cwt

p«â9 le 4«^ jaiaviôr *88Q. .;.n ^ . , , .^ . > ,; ^j

eoDsulaiire.le il dée^mbi^ l.792« ». r i. .> . i

4^esç99tIo»^iû 0'ft pas.6p jaoQ49m;u6.4uFié^.9 fioti^ le ï^fm de.tfifew»ald^d<^KaQa8. , . . . !i . . ., . .

. 9^ ,l4Q$ jfUfiU^es de jMiix oi^l; été Q^a^n^çs .^ Bor^c^u^ ça février 1791* Oa en cQuiy tait.doyzeJojr^ de^le^r çj^^^Upa^: eUe3 saQt.actiîeUement iréduitesià |a vm\ip éf ce xiff^hf:^; eftileur ^seiiqi^wpe récemmeol éte»d«f^ ^p.{\^i£3i|ie^Jt^;l!ur

tîllle. . . , j I ; 'H •'

IHv

l<^ An Goll^ de Gpienne ou^ çul^titua .ui|p.ïéçpl^)centralev qttl<iitios4«illoe dans le même local ]eU.v^2tlri!7^ Ëlle^ fut i^emplaeée en juiix tôOS parle lycâi^, ptijo^ze a^ après, par le collège royal , qui oecupe^ a<;(;uç^]ei]jijÇDt to llfteieBâ oeu¥eol$ des feuiUaBt& et des yisitaA#QeS), ffiir les fossés 4es*Taiineur9. . . ; .|^ •. .

SP, L'aeadémie de Bordeau;ç,. qui fait partie de l'umi^^rsité de. Fraaee^ a étér.cirg^iiiséer dans ceUe yiHe.en<18Q9;, avec les établissements d'instruction publî/me.qciitj^idépend^l. .Il

3^ Ir éeole Toyal<^.d^>souF4s^miiet9».dont^ pou3 avQOji parlé à la page MH^ a reçu un> aocreis^uient jqonsidérAMe dans ces derniers temps. Elle fut érigée en îns^txitjqninan timelepBPwdécv^tdn l^.inai 1793.ËUe,^|.ét9bl|ed^ns l'anden eonveoit'dest oatjltprâneitçs; U y «.^d^ré^^^^ fdeei dei»i<$ex^f, ,;SiQÂ( entf ^tQiu^&>au3Ci fraisdu gouyerniimf Rt^ aeil p9(yant( pep$ion*: Indépe^dtwi^ent de l'is^tru^tion

à34 HtSTdmtt tE 'ÉÔ^MàUX.

quils reçoivent pourjiarveîiîù' à exprimer leurspeûsées par dés oignes manuels, on leur âonne 'flès leçons (fécrlttire, dé lecture, de calcuT, de dëssi<n, et de morale i^ligieuse» Lorsqu'ils possèdent totis les' principes de léùrinstroctioa » ils passent dans les atelier» dét)èhdants de Télcolë , où ils apprennent la pi'of6ssi(inpoui^ laquelle %'mdiitrent le plus d'aptitude. Une commission spéciale âdoânistre' œt établissement, dont lé régime intérieur est confié à des dames de la congrégation de' Nevers. ' '•• '' ' ' •

4^ L*école de théorie commerciale, établie daïis tiàe salle de Vhôtel de la Bourse , est une f nstitutîoii qtii est particulière à Bordeaux , et dont la création appartient à M. Dubois, préfet du département de la Gironde, qui installa cette école le 17 novei^^bre 1801. Les leçons ont pour objet ce qu'on peut appeler la partie scientifique du commerce; comme la géographie,' rhisloire , la législation , et la nâorale dès peuples commerçants. Indépendamment de ces leçons , il y a un démonstrateur qui donne des instructions sur la nature des marchandises diverses qui font Tobjet du commerce maritime , au moyen de leurs échantillons qu'il fait passer sous Jes yeux de ses Auditeurs.

S^ £b exécution d'un arrêté du maire > en date du 40 octobre 1810 , il a été organisé sept établissements publics destinés à l'étude des sciences et dés arts , savoir : une bibliothèque, un cabinet d'histoire naturelle» un' dépôt d'antiques , un observatoire , une école de dessin^ un jardin de botanique , et une galerie de tableaux. Ces divers établissements, les deux derniers excepta , furent réunis dans l'hôtel du musée de la ville , rue Saint-Dominique.

Les ouvrages dont se compose la bibliothèque publique se divisent en trente-sept mille cent quarante et un articles

sèpa^i^ > qu^ûo e^ti^e iormei: mo coU^qtjion ^'epviron cent, dix mille volumes,, (j^^atr^ P^^^i^^ du catalogue de C€iUebU>UQ0ièqueiOQtd^jà pariai ^qiprim^ aiix.frais<du gPiuyernçmeDt* l^ çlassia dessqieQç^. çt arts qontient n^f milla trois oeot quarante-quatre, articles; la pla§$e d'histoire » neuf mille quatre-vingt-quatre; la .classe de jurisprudence.^ trois mille ^pt cent qua^e-vingt-un , et la classe des belles-lettres » six mille quatre cent soixante. 11 reste à imprimer le catalogue, de la ,çla;^e de théologie. Parmi les livres remarquables que renferme cette bibliothèque « on voit un jsxemplaire in^^^ dçi^^^s^ii» 4e Montaigne, avec des additions manuscrites, dt^ l>^te\u', qui ont été in^primées dans les éditions gostljiumes. de cet ouvrage. Les livres, cpneeirnant Thistoire ^e Bprdeaui^ ne sont pas au^i)fu;aJt>reu^x[|i.'op. devrait ra,ttf:ndre« , ,

Le[;cabine1;4'b|8^ire naturçUe otfre une (collection bien classée et d'une bonne conservation, des.ol^jets.des trois réignes de la na]Uir.e. Feu Journu-*AubQr, çon^te de Tustal> pair de France , peut être regardé comme fpndate^ur de.pe cabinet, ayapt; donné, de son vivi^nt, à. la vijle de Bordeaux, celui qu'il possédait, ef. qui est citq par Dar-* genville parmi les beaux cabinets de France.

Le dépôt ,d'anti4uQs n'e&t pas considérable. Cependant on y rexçiarque un.^utel romain d'un seul bloC;de marbre très-bien conservé et qui est précieux pour l'histoire de Bordeaux. Il prpuve qif^ cette viUe était remarquable sous le régne de l'emperieur Auguste. Nous avons fait graver ce manument flans les Annale$ de Bordeaux. Il porte l'inscription suivante :

AVGVSTO. SACRyM.

ET. OEKIO. CIVITATIS. . '

BIT. YIV.

336 Ul^XOIRfi' as BORBEÂtJX.

U0 mé4ailSer deviendrait un acoompagnemeitt essen* tiel à ce dépôt d'antiques.

. L'observatoire est pourvu de loas les iostruinents con« venables. Les inarîn& peuvent s'y livrer aux observalions astronomiques , sous la direction du professeur public d'hydrographie.

On reçoit à l'école gratuite de dessin tous les jeunes gens qui cultivent cet art. Nous croyons devoir rappeler ici un fait peu connu concernant cette école. Un ancien orfèvre de Paris, nommé Doucet, ayant résidé pendant quelques années à Bordeaux , et voulant laisser un témoignage de l'intérêt qu'il portait aux jeunes artistes de celte ville, légua en mourant (1809), à l'école de dessin, tous les tableaux, gravures, et dessins, qu'il possédait, ainsi qu'une somme de cinq cents francs pour servir à des prix d'encouragement à distribuer aux élèves de eette école.

Le jardin de botanique est situé près l'église Saînt- Bruno. Un démonstrateur , chargé de la conservation de cet établissement, y fait chaque année un coura publie « h la fin duquel on distribue des prix aux élèves qui s'y sont distingués. On cultive dans les serres de ce jardin beaucoup de plantes exotiques extrêmement rares , dont plusieurs amateurs des sciences enriehissent tous les jours la collection. '

La galerie des tableaux renferme des morceaux de peinture et de sculpture faits par des maîtres renommés , et que la ville doit en grande partie à la munificence du gouvernement. Cette galerie est ouverte deux fois par semaine au public. Elle est placée dans l'aile septentrionale de l'hôtel de la mairie.

6® Une école secondaire de médecine et de chirurgie a

dans l'ancien amphithéâtre d6^Mtrt-<^ôméV<]fûé1e§ inblïtoes^n diinlfgie de^oeltd^ivUtefiàff^ièm fait BStif kief Lal^vAeTmÀnmi QetAB^ét(Aémvt6tLn^ *à édtef qnl eiiëlàit àopiiraTaati lfi)6pttaliSiE(ii)^Anéi'é:'fl s'y "^étfiiii formé, ibn 1800, une réunion d'anciens médecins et cÙrtik*giensqiii, par «èie pmf les-prbgf fe éé fart éè gèlérir , faîsâiéttt des KMr^pnhliesiel^g^atdttsiBurlieé éiver^és parties dé cet ail;, .et denmjient des cèliêiil«»fièvià'ai^]( ihU^étits. Gétïe réasiibn» 4'ab€Hrd'c(Hinti6 soms le ftbm'def s^iété hi%li^^ré d'émalatioii i aétélebdreeaudel'é^éfiëè^ildëf^dettiétfédneet de cfairargie^ctoellei.. La sqdléféiHiéâfcàleaVaitéfé "fondée eftl798,|)ar J.-'B. Moolitii'dyaiNbiètl profei^éU^dë ehirurf^h Bordeafpx. €e-pratlcien eetîmabléT, aprèsr^a^oir consacré' la ^Oioitâé ide «a ^ ié à l'oneeignemêfiil pô&Me aveé un zèle et ua désintéressement exeiupl^pesv^i^^tti'ùt !è^5IO février 4819, à l'âge de soixante-douze ans.

' !î^^ L!aca4émie rpyale desficie^eâ^ belle^fêttre^, et arts, a élé établie pap une ordonttaBce ro5^Âle de 185^1 Elle doit sa naii^nce aune réanioa particulière d'émis des Sciences et des leltres^^ qui se forma en 4796 , sotts le nom de saciâté d'histoire natiirelle , puis sous Celui de société des séances , béHes-^leltnes, et ants. €ette compagnie tient ses aasenibléas dans-une salle du musée de la Tille.

8^ La société royale de médecine se réunit dans le même local. Ses travaux sont consignés dans un recueir périodique qu'elle publie. Elle a fotmé dans son sein deux comités dont le bft'est éminemment philanthropique. L'un de ces comités délibère des consultations gratuites pour lès malades qui ont recours à ses lumières; l'autre distribue le bienfait de la vaccination a tous les enfants qu'on y préseule.

336 HISTOWE OE BORDBAUX.

^ 9^ Il s'est formé dans ces derniers temps à Bordeaux trois réunions académiques qui n^out pas reçu riostitutioii royale, et dont rétablissement se soutient par le zèle des personnes qui en font partie. Ce sont :

— J^a société philomathique ;

— La société linnéenne ; •— La société de chimie.

L^bjet des travaux des deux dernières sociétés est indiqué par leur nom* Celui de la première de ces sociétés étant plus générique nécessite une spécification partienlière. La société philomathique concourt aux progrès des sciences^ des arts, de l'industrie, et de Tinstraetion primaire , par des cours publics qu'elle institue sur divenes branches des. sciences physiques et morales, et par des expositions annuelles des produits de l'industrie locale» dont elle encourage, par des récompenses , les traraux les plus remsirquables. Elle vient de créer en faveur des ouvriers de Bordeaux, âgés de plus de quinze ans, des cours publics et gratuits de lecture , d'écriture , de calcul , de comptabilité, de grammaire française, de géographie, et d'histoire de France. Quinze cents élèves , classés suivant le degré do leur instruction , participent actuellement à .ce précieux gymnase populaire.

10** On compte six écoles primaires d'enseignement mutuel pour les garçons, et deux pour les filles, ou les enfants catholiques sont adpiis gratuitement : les maîtres en sont salariés par la ville. Il y a aussi deux écoles gratuites de pareil enseignement pour les enfants protestants, une pour chaque sexe. Les Israélites entretiennent une semblable école pour les enfants de leur culte. Ces diverses écoles ont été ouvertes en 1833. Elles sont placées sous l'inspection d'un comité chargé d'y surveiller l'enseigne-

filent , et qui distribue des prix aux élèves qui se sont dis^ tingués pendant Tannée scolsrti^.

Aux hôpitaux dont nous avons déjà parlé, comme subsistant avant la révolution, il faut joindre les établissements suivants , qui ont été créés depuis cette époque :

f* L'hospice des vieillards fut ouvert le 10 avril 1794 dans l'ancien couvent dé Sainte-Croix , sous le nom d'hospice de bienfaisance , pour recevoir les personnes des deux sexes auxquelles l'âge avancé ne permet pas de pourvoir à ieur subsistance. La première dotation de cet hospice se fit au moyen d'une partie du produit des anfendes que la t^mmissioii militaire de Bordeaux prononçait par ses jugements , et avec les dons en linge et en vêtements que le club national se chargea de recueillir des habitants. C'est ' la seule institution louable faîte dans cette ville du temps de la république. Cet hospice nourrit actuellement deux cents vieillards des deux sexes.

^ L'hèpital des aliénés a été reconstruit et agrandi en 1803 sur le local ou était l'ancienne maison de force , pour recevoir les individus atteints d'aliénation ] qu'on renfermait auparavant dans cette maison et dans celle de la manufacture.

3*» La société de charité maternelle a été autorisée par un arrêté du préfet , du 15 mars 1803* Les dames qui composent cette société en distribuent les secours aux femmes eu couches qui sont dans l'indigence, et aux veuves qui sont chargées d'enfants en bas âge.

4^ Dans le même temps a été formé l'hospice de maternité pour les femmes enceintes qui réclament les secours

340 HISTOIRE DE BORB£ÀUX.

nécessaires à leur état. Il y a dans cet hospice un cours gratuit d'accouchements pratiques^ pour instruire les sages-femmes du département.

Ces divers hôpitaux , dont chacun avait autrefois sa do* talion particulière , sont régis par une seule commission administrative.

8® Le monf-de-piété , créé au profit des hospices pararrété préfectoral du 2 septembre 1801 , a été approuvé par un décret impérial du 50 juin 1806. H a pour objet de venir au secours de la classe indigente , en lui prêtant les deux tiers de la valeur des objets déposés en nantissement, au moyen d'un intérêt déterminé.

6^ Les bureaux de charité, établis depuis 1806 pour distribuer des secours à domicile aux indigents, ont reçu *une nouvelle organisation en vertu d'une ordonnance royale du 6 juin 1830. Il y en a dans chaque arrondissement de justice de paix pour les catholiques , un seul pour les pauvres du culte protestant , et un pour les pauvres du culte Israélite. Chacun de ces bureaux est dirigé par une administration particulière ; tous sont subordonnés à un bureau central présidé par le maire.

1® L'entrepôt réel du commerce , établi sur la place Lainé> a été construit aux frais de la chambre de commerce qui en a la direction. Il est ouvert depuis le 18 novembre

2^ Plusieurs capitalistes s'étant réunis pour former un établissement qui favorisât les opérations du commerce^ en escomptant les effets des personnes qui Texercent, le gouvernement autorisa la formation d'une banque particulière

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