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CHAPITRE DIXIEME

à Bordeaux, et en approuva les statuts par une ordonnance du 23 novembre 1818. Les bureaux de lai banque ont été ouverts le i®' juillet de l'année suivante.

Auprès de cette banque et sous sa direction a été établie une caisse d'épargnes et de prévoyance^ où Ton reçoit les économies que les particuliers veulent déposer, pour être employées en achats d'effets publics et produire des intérêts en leur faveur. Le service de cette caisse est entièrement gratuit. Elle a été approuvée par une ordonnance royale du ik mars 1819 , et a ouvert ses bureaux le k juillet suivant.

i^ L'archevêché de Bordeaux cousei*ve son ancien titre de siège métropolitain, mais sa position territoriale se trouve changée par suite des modifications introduites dans l'état depuis la révolution. On comprend dans la circonscription actuelle de l'archevêché de Bordeaux cet ancien diocèse et celui de Bazas , c'est-à-dire tout le territoire du département de la Gironde. On y compte soixante-dixsept églises paroissiales et trois cent sept succursales. Les évêques d'Agen, d'Angoulême, de La Rochelle, de Luçon, de Périgueux , et de Poitiers , sont lès suffragants de l'archevêque de Bordeaux. L'hôtel qu'il habite depuis 1828 est situé rue Judaïque en ville.

2^ Le chapitre cathédral a été formé en 1802 dans la basilique do Saint-André, qui passe pour un des plus^beaux monuments^gothiques du royaume. On remarque surtout la légèreté et la grande portée des voûtes qui couronnent la nef. Sa longueur est de soixante-deux mètres, sa largeur de dix-sept , et sa hauteur de vingt-sept. La croi-

sée a quar«nte-<deux mètred de longueur, onze de largear et trente-quatre de hauteur. Le chœur est large de treize mètres , haut et long de trente-quatre. Les ailes qui l'entourent sont percées ùq treize chapelles convenablement dé* Corées. Daps Tune d'elles s'élève le mausolée de l'archevé* que Daviau. Celui du cardinal Cheverus doit être placé dans une autre, lorsqu'on aura recueilli la souscription ouverte pour ce monumeqt. Les statues qu'on voit à la porte d'entrée du côté du nord sont celles du pape Clément V et des six cardinaux bordelais qu'il avait créés.

Depuis l'incendie (*) qui consuma les toitures du diœor et de la croisée de cette église , on y a fait des réparations considérables. En 1807, l'autel en marbre surmonté d'un riche baldaquin, qu'on voyait dans Tancien couvent des bénédictins de La Réole, a été placé dans le choeur de Saint- André; et aux murs qui le fermaient ont été substituées de magnifiques stalles. Deux grands bas-reliefs , ehefed'oeuvres de sculpture, qui décoraient la façade del'anciea jubé, ont été encastrés près de la nouvelle porte d'entrée qu'on a ouverte au fond de la nef. A cette époque on commença à restaurer entièrement cet édifice . Les colonnes groupées de divers ordres d'architecture> qui offraient un coup d'œil bizarre, furent profilées dans toute leur hauteur sur un mode uniforme. On fit d'importantes réparations aux diiapelles de la nef et des ailes du chœur. Les deux flèches des clochers du côté du nord furent rec(mstruites en partie , et

Q 11 arrivn le 5^, août 1787. Le froDton de la porte d'entrée sepicii-! trionale de cette église ayant alors été dégradé > or le refit à neuf. Le 2 mars 1820 , un ouragan le renversa sur la voûte , et les pierres qui tombèrent dans Féglise occasionnèrent la mort ou de graves blessures à plusieurs personnes.

cfaaettoa arnée d'ua paratonnerre. fiUes^iit ee&i vingt-sit' mètres d'élévation. Indépendamment de ces deux cloehers il y en avait un antre à quelque distanee de eeUe égiise. On l'appelle Pey-Berland , parce que l'arehevéqne de oe nom le fit construire en 1^40. Les niveteurs de 1794 en ont démoli la flèche, dent l^ hauteur Calait celle de U| tour sur laquelle elle s'âevait et qui subsiste encore.

3® On compte dans cette viUe six églises^ parxHissiales et sept succursales : i® l'église de Saiat-Laj^is., autrefois des Petits-Carmes des Cbartrons, qui a pour suceprsale l'élise de Saint-Martial » récemment cctue^tf uite d)Mifi le même faubourg, et celle de Bruges extra muros; 2^ l'église de Notre-Dame , autrefois des Dominicains , dont l'ancienne collégiale de Saint-Seurin est la succursale; 5^ l'église d^ Saint- André qui a pour succursales l'église de Saint- Bruno, ci-devant la Cbartreuse, et l'église de Saint/rPierre ; 4^ l'église de Saint-Paul , autrefois la maison-profei^se des jésuites I dont les succursales sont l'église de Samte-'Ëulal^ et celle deTalence extra mwos; 5® l'é^^ise de Saint- Michel a pour ses succursales l'église de Saint-Eloi et celle de Saint-Nicolas-des-Graves » laquelle a été rebàUe dans la rue de la Fonlaine en 183S; 6^ l'église de Sainter Croix dont celle de Bègles exÈtà muros forme la suceur'sale. Nous Avons déj^ ^apporté des particularités relatives à ces différentes églises.

k"" Le séminaire diocésain fut fondé en 1804 , par les soins de feu l'archevêque Daviau , dans l'ancien couvent des capucins.

8** L'école secondaire ecclésiastique , vulgairement appelée petit séminaire , est établie dans le bâtiment originairement destiné à servir de dépôt de mendicité du département. Ce bâtiment a été construit en 1810 sur les

344 HI5T01HE DE B0RM3ÂUX.

plans de feu Combe» i arcliitecte , anquel la ville doit placeurs édifices remurquables.

6® Les ittbatnatMMis se faisaient à Bordeaux dans Ten^ ceinte de ses murs , excepté pour la 'paroisse Sainte-Croix et pour rhôpital Saint-AUdré, dont les ciB^etières étaient placés hors la ville. Totites ont lieu maintenant, pour les personnes du culte catholique , dans le cimetière général» qui est établi , .depuis 1791 , dans une partie de l'endos de la ci-devant Chartreuse. Les allées qui bordent ce le-» cal sont réservées aux personnes qui désirent y faire construire des tombes pour elles ou pour leurs familles.

vn.

1^ 11 y a dans Bordeaux un consistoire protestant qui administre deux temples. L'un, précédemment établi rue du Muguet , a été transféré et inauguré le i^' décembre iSOS , dans l'ancienne église du couvent de Notre-Dame, rue du Hà ; l'autre , construit récemment dans la rue Notre- Dame aut Chartrons, a été inauguré le 39 mars 18^S$. A la suite de ce dernier édifice se trouvent le dépôt de la société biblique, formé en 1819, et les écoles d'enseignement mutuel. Ces établissements ont été fondés par des protestants et pour les personnes qui suivent le même culte. ^ 2® Les protestants ont deux cimetières à leur usage, dont l'un est situé sur le Chemin du Roi , et l'autre à l'extrémité du prolongement de la rue Judaïque-Saint-Seurîn.

Vin.

1® Le consistoire Israélite a été établi à Bordeaux par décret du 13 avril 1809. De ce consistoire dépend un temple

CHUPITafi DIXlâME.

situé rue Gausseronge , dont rinauguration a ea lien le ik mai 1812. Il remplace les diverses synagogues qui existaient auparavant dans le quartier des Augustins. Le temple dca protestants et celai é9s iaraélites ont été con»' traits sur les dessins et sous la direction de M. Coreelles , architecte de Bordeaux; Ils se distinguent par leur belle constnictioD.

2^ Le cimetière des Israélites est sur le chemin neuf de Toulouse.

I.ISTK8 DBS CHBFS DBS PRINCIPAUX CORPS CONSTITUÉS ÉTABLIS DE- PUIS L*ÉPOQUE DE LA RÉVOLUTION JUSQU'A PRÉSENT.

Présidents de f administration départementale de la Gironde.

1790* h. Journu.

1795. Payerebrune.

1791. Besbarats.

1795. Dnmas-Boisgramont.

1792. P. Sers père.

1796. Duplantier.

1794. Lafargue jeune.

1798. Balguerie fils.

- Préfets de

la Girofide.

1799. Thîbaudeau.

1814. Le vicomte Laine.

1800. Dubois.

1815. Le comte Tournon.

1803. Delaeroil.

1822. Le comte de Breteuil.

1806. Le baroD Fauchet, puis

18â4. Le baron d'Hauasez.

pendant les cent jours.

1829. Le vicomte de Gurzay.

1809. Le baron Gary.

1830. Le comte de Preissac.

1813. Le baron de Yalsuzenay ,

1833. De la Goste.

puis après les deux sui-

1836. Le comte de Preissac ,

YBIltS.

pour la 2« fois.

1814. Le eomte Lynch.

1838. Le baron Sers.

IflSTOlAB DB BOIDEAUX.

Commandante en chef de la onzième dimion mUttaire,

1800. Le général Dufour.

1B03. Le général M*» Mathien.

1805. Le général Sallgny.

1806. Le généfai Baièot.

1808. Le général Drdiiét.

1809. Le comte d*HédouvHle.

1810. Le général Quesnel.

1812. Le baron Lhuillier.

1814. Le comte Decaën.

1815. Le comte Harispe.

1815. Le général Glansel.

1816. Le comte de Viomesnil.

1816. Le comte 'de Lorerdo.

1819. Le comte d'AQtteliamp.

1824 Le baron d*Alméras.

1828. Le «omte d*Autichamp ,

pour la 2« fois .

1830. Le général baron Janin.

1838. Le gén>i vicomte Pelleport.

Présidents de la cour d'appel qui fut ensuite cour impériale,

puis cour royale.

1800. De Brézets.

1815. De Conteneuil.

1824. Bavez.

1830. Boullet.

Présidents du tribunal ciçil ^ puis de première instance.

1790. De Brézets.

1794. Dapac.

1794. Baronnes père.

1795. Simon.

1800. Gallineau.

1815. De Peyronnet.

1819. Emérigon.

Maires de Bordeaux.

1790. Le comte de l'âme!.

1791. Saiçe.

1793. Bertrand.

1794. P. Thomas.

1795. Ferriére-Colck.

1796. Ferrière-Golck, président

0 de radminbtration monicipale du nord.

{*) La lôib ftjmBt iU Mmponircnent divisée en «rou adntnistvMioM mnnicipaict. il a paru convenable de placer daoi la liite des mairea le nom dee pséeldenti da chacune de ces administrations.

CHAPITRB ONZIÈME.

1795. Lartigue, id. du sud.

1796. LncadoD, id. dn ccdIk.

1797. Uarcilhac, id. dn nord.

1797. Larligue, id. du sud.

1797. Lucaden, id. du ceiUre.

1798. Larligue, id. du nord.

1798. Bécheau , id. du sud.

1798. G4i4nd. id. dn cenlre.

1800. Fiefr« pèK, id. dn nord.

1800. Milbieu, id. du sud.

1800. Letelller alué, id. centre.

1805. Le comle Ltfiurie de

. UoDbadon.

1S09. Le comte L7Dch.

1815. GramoDl.

1815. Le vicomte de Gontgne.

1833. Le T[comte Duhamel.

1830. Le marquis deBi;>8.

1831. t. Bran.

1838. D. JobnMoB.

/Irchevêques.

17dl. Pierre Pacareau.

1707. Dominique Lacombe.

1802. Charles-François Daviau

du Bois de Saniay.

CoDC. nation, de Paru, en 1811.

1626. Jean-Louis-Anne-Magdeleine Lefebvre de Ch»- Terus, cardinal.

1837. Ferdinaud-Francob-Aagusie Donnel.

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