‹ Histoire de BordeauxChapitre 106 sur 143 · CHAPITRE ONZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE ONZIÈME

qui a pu donner l'idée du dictionnaire des synonymes. Ce fragment se trouve dans le recueil des anciens grammairiens latins , de Godefroy.

ALPHONSE, pharmacien^ mort en làâO, a publié, en 4777, un Mémoire sur les maladies auxquelles les nègres sont sujets, 4i9ee le traitement à employer , et une Analyse des eaux de sources de Bordeaux et des ençirons.

ANDRE. Il a laissé une traduction du grec en latin du livre de Th. Gaza, De constructione orationiSiet quelques pièces de vers latins qu'on trouve dans le Deliciœpoetarum Gallorum. Tels sont les titres qui ont autorisé la Chronique bordelaise, sous L'an 4556, à eiter André comme un Bordefats très-docte j qui faisait profession des lettres à Paris.

ARRERAG (D*) , conseiller au parlement, a publié en- 1898 un livre intitulé : La philosophier civile et d^ état, et en 1625 un Traité des antiquités , des juridictùma^ et de la vanité des grandeurs. G'est un fatras d'érudition fort com« mune et peu instructive , sur le droit des gens, l'histoire « et la morale.

AUSONE. On le compte parmi les bons poètes de'soa temps, quoique ses vers soient recherchés dans l'invention, et écrits d'un style inégal et quelquefois dur. Si l'on en excepte son Foëme de la Moselle , qui a de l'étendue , ses ouvrages se composent de pièces détachées sur divers petits sujets , dans le genre des poésies fugitives. On doit présumer qu'il avait d'autres talents que celui de faire de& vers , puisque l'empereur Y alentinien i^ lui confia l'éducation de son fils Gratien , et que celui-ci éleva Ausone au consulat de Rome en 379. Le collège de Bordeaux, dans lequel notre poëte professa les belles-lettres, était alors dans UR haut degré de splendeur, t andis que l'ignorauce régnait dans la plus grande partie des Gaules.

m HlStOtRB DB BOftDBicX.

AUTOMNE I jurisconsulte plus laborieux que judicieux. Son Commentaire sur la eautiMne de Bordeaux est son meilleur ouvrage. Cet auteur mourut i Langon en 1650, Agé de soixante-quinze ans»

BALAN , conseiller à la cour des aidés, a feit réimprimer en 1766 son Traité de f acacia. H y expose Thistoire botanique, la culture^ et Futilité de cet arbre, qu'il a le premier contribué A naturaliser dans le pays bordelais.

BARBEGUIÈRE , médecin , lança en 1784 contre ceux de ses confrères qui croyaient au magnétisme animal , une diatribe aussi plaisante qu'érudite , intitulée : La Jlfaçoii* nerie mesmérienne.

BARBOT, président à la cour des aides , mort en t77S« C^était un homme d*un grand savoir, et très^zélé poor le progrès de Tinstruction , comme le prouve la donation de sa bibliothèque qu'il fit de son vivant à l'académie des sciences de Bordeaux , dont il fut le premier secrétaire* On trouve dans le recueil des Mémoires de cette compa* gnie plusieurs dissertations de Barbet. Montesquieu en parle avec éloge dans ses Lettres familières.

BARRAUD (De), cordelier, a traduit en li(84 le^Epi* très dorées de son confrère Guévarra*

BARREYRE. Deux frères de ce nom ont professé la théo* logie dans l'ordre des dominicains. Ils ont travaillé en commun à divers ouvrages ascétiques , dont le moins in-* connu est Féloge de leur mère, lequel a pani soos ce tà* tre : Eloge de la sœur Deymes, morte en odeur de sainteté dans le couvent des catherinettes à Bordeaux, 1679.

BEL , conseiller au parlement. Ses Lettres critiques sur diverses tragédies de la Mothe , de Fontenelle , et de Vol-* taire , sont d'un homme de beaucoup de goût. On en peut dire autant de son Dictionnaire néologique, dont Desfon-*

GfiLlPITRB ONUKAIB. 351

laines s'est emparé. Mais ee qui doit recommander Bel au souvenir des habitants de Bordeaox c'est le don quHl lecur fit de son hôtel et de sa bibliothèque.

BERGERET neveu, imprimeur à Bordeaux» mort depuis peu d'années, a publié en 1816 les Fabh$ de la Fontaine en vêts gastons. C'est l'ouvrage le plus considérable qui ait encore paru dans un idiome bien supérieur, par son énergie et sa naïveté , à celui dans lequel ont écrit les troubadours du treizième siècle.

BERGËRON , mort en i8i9 , est auteur de deux b<H)s ouvrages d'agronomie. Le premier , qui est inséré dans le .tome IX des Annales d*agr%eulture , traite.de la manière de greffer la vigne. L'autre a été imprimé séparément en 1800 , et a pour titre : Mémoire sur Vimportance et la néeessité de mtUtipKer certaines espèces d'arbres dans les pays de vignobles.

BBRQUIN , auteur de VÂmi des enfants, de VÀmi de Vadolescence^ et de plusieurs snxivps ouvrages pour l'édueatioB de la jeunesse, qui lui ont mérité une réputation européenne. Il est mort en 1791 « dans la quarante-deuxième année de son âge* Certains prétendent que quoique la famille de Berquin fût établie ^ Bordeaux, il avait vu le jour dans la commune du Tourne, canton de Créon«

BfiRTHOLIO , jurisconsulte , mort en 1812 à Amiens , ou il était juge à la cour d'appel. Il a travaillé au Répertoire nni9ersel de jurisprudence, et au Dictiannaire de droit canonique de V Encyclopédie, On a aussi de lui un ouvrage intitulé : Nouvel équilibre politique à étabUr en Europe*

^TOULAVD (Dx), mort en 1709, après avoir publié plosieurs poésies fu^ives qu'on trouve dans le tome IIl de la Bibliothèque française de la Morinière ^ et séparé-

352 HISTOIRE DE BOEDiBAUX.

méat dans un volame intitulé : Discours moraux en vers. Si Bétoulaud n'est pas un écrivain distingué « il n'en mérite pas moins d'être recommandé au souvenir de ses concitoyens . parce qu'il fonda en leur faveur un prix perpétuel de poésie , dont ils n'ont pas joui par le seul fait des héritiers du fondateur , qui leur avait cependant laissé une riche succession pour maintenir ce prix.

BIËNNOURRY , maître de pension à Bordeaux , a publié en 1767 une comédie en trois actes et en vers, intitulée : Le Théâtre à la mode. Cette pièce eut quelque succès. Il avait fait une tragédie sous le titre A*Jnnibal à Capoue. Ses élèves n'en laissèrent pas achever la représentation , pour se venger de la grande sévérité dont il usait à leur égard.

BIROAT , bénédictin , mort en 1667. On a de lui neuf volumes de Sermons et Oraisons funèbres, qui sont aujourd'hui le rebut de la chaire, quoiqu'il ait eu le titre de prédicateur ordinaire du roi.

BLACK , célèbre par ses expériences sur le magnétisme et sur la chaux vive, mort professeur de médecine et de chimie à Edimbourg en 1799. Il était né à Bordeaux « où son père avait établi une maison de commerce.

BLANC , professeur d'hydrographie à Bordeaux , a rédigé, au nom d'une commission formée par la jurade en 1787, unilf^motre sur la possUnlité d'établir un nombre suffisant de fontaines. Ce projet est sagement conçu et développé avec beaucoup de précision et de clarté. L'auteur n'eut pas la satisfaction de le voir exécuter.

BORDES, jésuite, mort en 1620, auteur de plusieurs ouvrages ascétiques. Il a bien mérité de l'humanité pour avoir procuré , avec des secours fournis par l'évéque de Bazas , l'établissement d'une mission dans le Canada ,

> GHÀl»miE OimËME. 353

laquelle a contribué à civiliser cette partie de Mmerique.

BORDES {De) y avocat à Bordeaux, où il professait les mathématiques vers la fin du seiiième siècle. On a de lui trois ouvrages sur l'astronomie , qui supposent dans leur auteur des connaissances étendues pour le temps où il écrivait.

BOUSQUET , avocat , mort en 1805. Il a publié une Traduction des Oraisons choisies de Cieêron et des Instructions sur les fonctions des juges de paix,

BOUZONIE, jésuite , mort en 1703. Il a laissé plusieurs ouvrages de dévotion et beaucoup de pièces de vers latins et français, à l'usage des collèges de son ordre , dans lesquels il avait professé.

BRACH (De). La Chronique, sous Tan 1889, le cite comme excellent poëte français, parce qu'il faisait des vers de la force de ceux de Ronsard et de Dubartas , dont il fut l'ami. Ses œuvres forment quatre gros volumes. On y trouve quelques pièces relatives à l'histoire de Bordeaux , et qui sont bonnes à consulter comme de vieilles gazettes.

BRETTHOUS , chirurgien , que son habileté dans sa profession fitappeler par les consuls de Lyon pour y faire des cours publics. Il publia dans cette ville, en 1725, des Lettres sur diçers points étanatomie, qui font honneur à ses talents.

BRIËT fit en 1899 on livre sur les épidémies qui étaient autrefois fréquentes à Bordeaux. Il prétendit qu'on pouvait s'en préserver en portant sur le cœur un sachet de certaines herbes. Briet eut de la réputation comme médecin , quoiqu'il crût aux amulettes.

BUHAN (Pascal) , avocat, mort en 1822. On connaît de

354 HlSrOIW PR BOBD9AUX.

lui : i!* la keçue des 4i»teur9 vtçanU grands ei petits , 1796 , et V Réflexiom sur l'étude de la législation^ 1799.

BUJAG ( M"^' ) a fait jouer à Bordeaux , eu 1791 , sa comédie eu cinq actes intitulée : Les Persans à Paris.

BUSIN. professeur au collège de Guienne, a recueilli en 1871 des Opuscules inédits des savants Govéa et Fabrice, lies préfaces et remarques historiques et critiques qu'il a jointes à ce recueil sont curieuses et bien écrittf .

CAMPAGNE, ami de Montaigne auquel il a adressé une Lettre en vers sur le bonheur de la vie tranquille.

GAMPAIGNAC, ancien négociant» mort en 1810 après avoir publié des Observations sur le projet du Cède de commerce.

GAPELLE, médecin, mort en 1835. L'académie des sciences de Bordeaux a couronné en 1787 son Mémoire sur le meilleur régime des Mpitaux. On a aidssi de lui deux années d'un Journal de santé et d'histoire na{urellej et di-. vevs rapports pour les sociétés de médecine , des jsoiences, et de charité maternelle, dont il était membre.

GASTAING» avocat, a publié eu 17S0 un Traité sur les aUu9ions et pu Plaidoyer en vers sur une demande en cassation d'un mariage pour caus0 de paralysie. L'auteur raisonne mieux dans le premier ouvrage qu'il ne versifie dans le second.

GABLES (Df), mort évéque de Rieux en 1S58. La Chronique lui donne le titre de grand asnat^ur des lettres. Il a laissé neuf volumes de vers français sur des sujets historiques ou pieux , qu'on peut ranger, parmi les plus faibles productions du temps > quoique Ronsard l'appelle poëte illustre , dans un hymne qu'il lui a dédié.

GAUDERES , prêtre, mort en 1804. Il est auteur d'un

GâÂPItRB ONZIÈME. 85^

Ètoge du comte ^Estaing , qa'il ^t imprimer du tivant de son héros , afin , dit^il , qu'on ne le soupçonnât ps^ de flatterie.

CHANTELOUVE ( De ) a donné en 4876 la Mort de Co-^ lignyy et en 1885^, IHiaraon, tragédies queGamiereùt désavouées. La première contient Tapologie des massacres de la Saint-Barthélemy, et Taotre la vie supposée de Moïse à la cour du roi d'Egypte.

GHAUMEIL ( De ) , conseiller à la cour des aides , a pu^ blié en 4619 uue Élégie latine sur la mort du président de Gourgue, et en 4667 un gros livre intitulé : Demes et panégyriques pour la reine Anne d^Autriche,

CHÉRON, grand-carme, mort en 4672, a écrit sur les controverses du temps quelques écrits qu'on a oubliés avec les circonstances qui les ont fait naître. Le plus singulier a été publié en 4643 sous ce titre : Pripilegiati scapularis tftndiciœi Chéron y soutient comme incontestable la vision que les carmes attribuaient à leur général Simon Stock, dans laquelle ils prétendaient que la vierge Marie avait autorisé la création du scapulaire du Mont-Garmel.

CHEVALIER , avocat , a le premier donné en 1772 Vidée d'un pont devant Bordeaux et d^un canal depuis cette ville jusqu'à La Teste, dans %onPlan Rétablissements publies pour Bordeaux, L'intendant Dupré de Saint-Maur, qui portait beaucoup d'intérêt à l'embellissement de cette ville, encouragea les publications utiles de Chevalier.

CIZOS-DUPLESSIS. Son Histoire poétique desparlements est une espèce de poëme en prose , que les circonstances firent un instant remarquer lors de la réintégration de l'ancienne magistrature en 477S. Peu avant sa mort il publia un gros recueil de facéties morales , sous ce titre : Adieux à l'univers.

CLEIRAG , avoeat , q«i a laissé des preuves de ses conûaîssanees en matière commerciale dans les trois ouvrages suivants, dont il y a (dusieurs éditions: i^ Explication des termes de marine, 4636; 2^ Us et Coutumes de lamer, 1647 ; 5*^ Usance du négoce, 16S6* Ce dernier livre est encore recherché par rapport aux gravures qu'il contient, représentant les anciennes monnaies qui ont eu cours dans l'Aquitaine.

GLOUZET, instituteur à Bordeaux, mort en 1816. H a le premier introduit dans eette ville la sténographie, dont il a donné des cours publics en 1809 et 1810. L'élève le plus distingué qu'il ait fait est son fils , qui professe le même art et les belles-lettres. Ce dernier a mérité une médaille d'ôr que l'académie des sciences lui a accordée en 1834, pour un mémoire sur les procédés qu'il a employés pour l'instruction d'une jeune personne aveugle.

CLOZ ANGES (De), mort en 1786. Il créa le Journal de Guienne , la première feuille quotidienne qui ait para dans cette ville et qui ait eu la plus langue durée. On a de lui Diane jalouse, opéra, dont la musique était de Daquesnoy, acteur du théâtre de Bordeaux, où la pièce n'obtint que deux représentations.

CONTE , professeur de langue anglaise , a fait imprimer «n 1786 un Traité sur l'enseignement de celte langue.

• COUTANCEAU ( M"^ ) , professeur d'accouchçments à Bordeaux, a publié en 1784 les Eléments de cet art, •qu'elle démontrait à l'hospice de maternité.

CURSOL ( De ) a traduit du portugais en vers V Image 4e la vie chrétienne, 1580 , 2 vol. in-8*.

DALESME. On connaît de ce nom trois savants conseillers au parlement dé Bordeaux qui ont publié des ouvrages. Jean, le premier éditeur des Déci'

Page 1