‹ Histoire de BordeauxChapitre 107 sur 143 · CHAPITRE ONZIBHE · texte numérisé non relu

CHAPITRE ONZIBHE

sions {*) du président Bohier, a fait : Juris utriusque can^ dîdati deelamatù), iSSl; François: NobtlUatis controçersia, 1SS7; Léonard : £iccii6raftbfte8 jurtiB> iâS2.

DARNAL , premier continuateur de la Chronique Bov" delaise. Quoique te travail qu'il a fait pour cet ouvrage ne s'étende pas sur autant d'ânnéesr que celui des chroniqueurs qui ont écrit avant et après lai» cependant ses recherches offrent plus d'intérêt et moins d'inexactitude que celles de ces auteurs.

DARNAL, bénédictin, parent du précédent, auquel il a fourni quelques recherches pour sa continuation de la Chrùntque. On a du père Damai le Narré véritable de la vie de monseigneur Saint Monmoiin , livre ascétique, dans lequel l'auteur prétend que ce saint était l'ancien patron de Bordeaux.

DAZËS. Lors de l'expulsion des jésuites il lança contre leurs adversaires maintes brochures hardies, bien écrites, mais inutiles à la cause de ses clients.

DELAUNAY , rimailleur infatigable du dernier siècle , qui avait la manie de célébrer les événements contemporains par des pièces de vers que le public ne s'est jamais cru obligé de lire. Il est mort à Bordeaux en. 1787.

DESEZE. Il y a deux auteurs bordelais iie ce nom : llin , mort président de la cour de cassation en 1828 , a prononcé la Défense de Louis XVI devant la convention nationale ; l'autre, mort deux an^après son frère, étant recteur de l'académie de Bordeaux , a publié des Recherches phy-

{*) EJles sont intitulées : Aureœ decisiones in senatu hurdigalensi promulgatœ. C'était le plus ancien et non le meilleur répertoire de ia jurisprudence bordelaise. II fut imprimé par ordre du parlement, auquel Fauteur avait légué sa bibliothèque.

âSS HISimBB JOE BOBDEAUX.

sûUogtfues etfkièowphiques t»r la sensiMlitë ou vie anù maU, 1789.

M60SIUS a chanté^ en 1S78 l'art de la tranemuUtion de tons les métaux en or, dans un poème intitulé: AUhy-^ mia. Si cet auteur {Kissédait le secret de la pierre {dnlosophale , il n'avait pas celui de foire dô bons vers»

DOAZAN* On a de ce médecin des DmerîcÂioM utSes sofT la colique du Poitou, sur Tépizootie 4e 4774^ » et sur cette question locale : UtiHan navigatio prasU $anitati9

DUBLAN a pubUé en 4777 une comédie intitulée : Monsieur De9effroi$, qui obtint une demi*repré$entation sur le théâtre de cette ville , et le poëme de VAmérieaie , livre qu'on dit avoir eu beaucoup de succès à File d'Haïti.

DUDËVANT (Hyacinthe), mort en 4836. D «st du petit nombre des négociants de Bordeaux qui ont feit servir leurs connaissances à l'instructioa générale. Ce qu'il a publié sur le commerce, l'agriculture > la politique » et l'histoire naturelle , dépose en feveur de la variété de ses talents. Les pins remarquables de ses ouvrages sont intitulés : Afohgie Au commerce^ essai phiUmophique j mit in-43. -— Tableau analytique des trois règnes de la nature, 4804 , in-8^

DIJDON 9 dernier procureur général an parlement de Bordeaux, mort en 4800. Son Compte renêu des constitua tionsdes jésuites est mis à côté des meilleurs rapports qui furent faits pour démontrer la nécessité de bannir du royaume la ci*<levant sodété de Jésus.

DfJDUG, savant jésuite, mort en 4624. Il est connu par la traduction latine de plusieurs pères de Téglise grecque.

DUMAGE a assorti de notes historiques un gros recueil qu^il 9 édité en 47S4 , sous ce titre: BuUes, 6ct«s, et tran^

sachons pour Sêrnr.é fhisîatM de Vwnioiide Végiis^ de Saint-Michel à celle de Sainte-Croix. Il a laissé desmanus-^ crits pour l'histoire de cette même ^lise , où il était bètié^ ficier.

DUMYRAT, chanoine de Saint^Aadfé. On a dô lui VOraison funèbre de la princesse Marie LeesiMokf, reine de France, qu'il avait prononcée dans cotte tille en 1768.

DUSSAULT, avocat général au parlement de Bordeaux. Il a publié en 1628 un poème latin sur la Prise de l» Ro^: cheUe, et plusieurs pièces de vers français dans un recueil d'opuscules de divers auteurs bordelais « dont fi futTédlw teur^ intitulé : La Couronne de fleun Hssue dansle parterre de Thémis et des mtises de Guienne» On a du même magis«^ Irat quelques écrits relatife à sa profession.

MJVERDUS vivait du temps de l'abbé de MaroUes» qui en parle ainsi dans ses Mémoires: ce Duverdusest un homme a hardi dans ses pensées, mais non pas sans esprit, et, « d'une littérature consommée. Il a fait une traduction^ « des Eléments depoUt^iue de Hobhes, et le livre de& sta- (( tues romaines , sur les gravures de Périer^ intitulé : a Segmenta nobiUum statuarum urbis Ronm. Paris,; <c 1658, in-fol. »

ELëON(MIE, duchesse de Guienne , reine de France, puis d'Angleterre , morte en 1304^. On a de cette princefise!^ plusieurs Lettres latines très-ingénieuses , qui ont été im-v primées dans les œuvres de Pierre de Blois.

ESPAIGMET (D'), président au parlement, mort en 1679. On voit psr son Enehiridionphysicœrestitutœ, qu'il avait abandonné les chimères du péripatétisme pour la saine physique que Bacon enseignait. On est cependantsurpris de trouver à la suite de ce livre unpetit traité intitulé : Âreanum phUosophm ftermeticœ > dans lequel l'aûtewr pré?

360 HISTOIBB D£ BORDBAVX.

teçd expliquer le secret de la pierre pl^ilosophale. Le président d'Espaîgnet demeurait dans une maison de la rue des BahttUers , dont la fiaçade antique est encore chargée de signes hiéroglyphiques. Les alchimistes espèrent trouver dans ces signes la véritable recette pour faire de Tor.

EYQUËM DE MARTINEAU, autre alchimiste qui a consigné ses rêveries dans un gros livre intitulé : I^e Pilote de ronde vice ou le Secret du flux et du reflux de la mer et du point fixe, 1678.

FAULTE , avocat qui a publié en 1717 une savante édition des Diverses observations de droit de Maurice Bernard» et en 1751 des Remarques sur la coutume de Bordeaux* 11 a concouru à la quatrième édition des Décisions de Lapeyrère*

PERRON (De) , savant conseiller au parlement, mort en 1863. Il a continué VHistoire de France de Paul-Emile depuis le règne de Charles VIII jusqu'à celui de François V\ et commenté la coutume de Bordeaux , le tout en latin un peu tudesque.

FILHOT (De) , auteur d'une Dissertation couronnée par l'académie des sciences de Bordeaux, en 1746, sur la cause de la rouille des métaux.

FOIX DE CANDALE, évéque d'Aire, mort en 1S»4. On a de lui une traduction latine des Eléments d'Euclide, avec les additions où il donne une théorie profonde des corps réguliers et régulièrement irréguliers. Il a le premier fait connaître le Pimandre de Mercure trismégiste, un des plus anciens livres connus» Il en a publié une traduction en latin et une en français. Ce savant prélat avait fondé au collège de Bordeaux une chaire de mathématiques, et à l'hôpital de cette ville un bouillon qu'on devait donner tous les soirs aux malades.

CHÀPmE ONZIÈME. 36i

FONTENEIL a employé un volume iii-4^ à raconter les Mouçements de Bordeaux durant la première année des troubles de la Fronde. Ce livre , trop gros pour un sujet si mince , devait avoir une suite, que le cardinal Mazarin fit arrêter à Tlmpression , parce que Tauteur y rapportait les Mazarinades publiées à Bordeaux.

FORTIN est Tauleur d'un (k>ur8 de Pilotage y dont il donnait des leçons d'une manière distinguée à Técole d'hydrographie , qui fut établie à Bordeaux à sa sollicitation en 1682.

FRANGIA-BEAUFLEURY. On a de lui : l» Choix depoésies fugitives, 1785 ; 2^ Projets de bienfaisance et depatrio^ tisme pour toutes les communes de France, 1790; 3® His^ toire de l'établissement des juifs à Bordeaux et à Bayonne^ depuis 1800 jitsqu'en 1800. Ces ouvrages sont médiocres quant an style et à l'invention. Le dernier surtout est très* superficiel pour la partie des recherches , quoique l'auteur fût plus à portée que tout autre de parler d'un peuple dont il était issu.

FURTADO , mort en 1817. On a de lui un Discours du grand sanhédrin , qu'il prononça étant président du synode hébraïque de France , en 1807.

6ALATHEAU (De), médecin. Il y a de bonnes choses dans sa Dissertation sur la digestion touchant Vhumeur adde, 1675. On a aussi de lui plusieurs opuscules sur divers sujets^ dont il avait fait lecture dans les assemblées qui se tenaient, sur la fin du dix-septième siècle , chez le président de Salomon, où fut le berceau de l'académie des sciences de cette ville.

6ASSI0T, libraire de cette ville , a imprimé peu avant sa mort une jRePtxe de l'histoire de Bordeaux ^ suim d'un Itinéraire dans cette ville, 1835. Ce petit livre est fait d'a-

362 HISTOIRB Bfi BOB0BÀUX.

près d'aatrà plus étendus , dont Tabréviateur s*est approprié les recherches*

GAY DE NOBLAC , avocat , fit confidence au public en 1768 d*une Lettre qu41 avait écrite à Voltaire , en lui adressant le quatrain suivant, qui peut donner une idée du style de l'auteur :

n fat dés son printemps couronné par la gloire. Le tour, le coloris de ses sublimes vers, L*ont mis au premier rang an temple de mémoire ; Il doit dans tous les temps étonner Funivers.

GÉRAIS). On remarque dans son recueil de Poésies ibV verses , des élégies et des romances historiques pleines de verve.

GOBAIN, maître d'écriture à Bordeaux, où les jurais le nommèrent , en 1709 , pour professer la tenue des livres au collège de Guienne. On a de lui trois ouvrages élémentaires sur la théorie du commerce , qui eurent de la vogue dans le temps. Gobain a édité le recueil des Noëb gascons que l'on chante encore. Celui de Rébeittats ftotts, me^na^ des, est entr*autres de sa composition. Ces noôls sont d*une naïveté parfois trop plaisante.

GODEFROY. Sa comédie du Donneur d'aPts^ jouée dans cette ville en 1762 , et son Poëme sur la mortduprésident Leberthon , sont purement écrits.

GOURGUE (De) a publié à Bordeaux te Trésor des Monnoies, 1621 » in-4^. Il contient des dioses curieuses concernant les alliages et les essais de divers métaux.

GOURREGES , prêtre, qui a chanté en 1767 le Cuisinier du séminaire de Bordeaux. H y a beaucoup de feeilité et d'enjouement dans ce pbëme héroï^^-comique*

GRADIS, négociant, mort en 1811. lia examiné le grand

Page 1