‹ Histoire de BordeauxChapitre 99 sur 143 · CHAPITRE NELTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NELTIÈME

-fioinbre de pauvres vieillards , de veaves chargées d'enfants , et de femmes indigentes en couches. Les secours que distribuait la société philanthropique s'augmentaienl^ à -mesure que les dons particuliers lui parvenaient de la part des personnes étrangères à celte société. Ëâle prit fin ^n 1790.

9® On ne peut s'empêcher de placer an rang des institutions de bienfaisance publique les loges maçonniques de cette ville , quoiqu'elles ne soient que des réunions privées, attendu qu'elles viennent incessamiâent au secours de rinfortnne , et qu'elles ont donné des preuves éclatantes de patriotisme dans des circonstances dont rhistoire doit garder le souvenir. Les francs -maçons donnèrent, le 28 févrieç 1778, une brillante fête à l'occasion de la réintégration du parlement de Bordeaux. Lors delà formation de l'école des sourds-muets dans cette ville, ils contribuèrent pour une somme de mille francs aux premiers frais de cet établissement. En 4784 , la loge an- -glaise paya la rançon d'un habitant de Bordeaux, qui était captif à Alger, et dont la présence dans sa famille était dcr la plus grande utilité. De nos jours , toutes les loges maçonniques de Bordeaux avaient pris l'initiative d'un acte de philanthropie qu'il ne leur a pas été donné de continuer aussi longtemps qu'elles le désiraient. En 1854 elles se réunirent pour instituer et distribuer des prix d'encouragemenf aux élèves des écoles d'enseignement mutuel de cette ville : cette distribution a eu lieu pendant trois ans consécutifs.

On ne doit pas s'étonner de l'heureux développement de l'esprit philanthropique à Bordeaux , en considérant le grand. nombre de loges maçonniques qui subsistent dans cette ville. En voici la liste , suivant l'ordre de leur fon-

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dation. Ces époques historiques mérlteot d'être conservées.

i^ La loge Anglaise , fondée en 1752.

â® La loge Française, élue Ecossaise, et la loge de TA-

mitié , réunies en une seule en 4764.

3^ La loge Française d'Aquitaine , fondée en 1781. 4^ La l^etde 1» Slneérité » em 1784.

5*^ La loge de la Candeur, eBl78S.

6^ La loge de TEssence de la paix, en 1787. 7'' La loge du Triangle , en 1804.

8^ La loge des Amis réunis , en 1804« 9"" La loge de l'Etoile de la Gteonde » en 1815. iO^ La loge des Franes^ilhevaUers de SMindré d^Ecos$e,

^nl828.

11^ La loge de TAvenir^ en 1836.

La Chronique rapporlanl; les listes des diefe des autorités de cette ville , il nous a p&ru convenable de faire usage de ces redierches, mais^ en les modifiant. Nous les avons améliorées soit en augmentant certaines 'de ces lis^ tes qui se trouvaient inçom^iil^tes, spit ,çn ^ pi^^iant de nouvelles dont il ijp9por4aili;de riéRdiiprw,l'fHBJypi$Ak{ soit en supprimant celles qui n'énuméraiwt.f|ueiikfi>fo]Wtionnaires en souSK>rdre. Gè 4M^^il^aiÉsi i^BiéndrëoiUëi^era le nom de plusieurs hommes qui dàilfnài^qtté'dilttâUa carrière du bien public.

t*^ Mi&Uii^meurs de la proPince de Guiinnè'. '

An 12S&4. Richard, comte de Gornoiufiflfcs^o M.^t ?})>t 1957. SiQUBiR^;^ M9f»Uinrt i C9ni«diMie|c«0{#e. ^<)<' r

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