‹ Histoire de Bossuet, eveque de Meaux (volume 2)Chapitre 104 sur 154 · LIVRE DIXIÈME. IQQ · texte numérisé non relu

LIVRE DIXIÈME. IQQ

religieux , combien on avoit abusé de sa bonne foi et de sa simplicité' , en publiant des réflexions qu'il n'avoit jamais destine'es à voir le jour. Mais il ne se borna pas à justifier la droiture de ses intentions; il de'savoua, dans une lettre qu'il adressa à M. de Harlay , archevêque de Paris, et dont il fit parvenir une copie à Bossuet, les maximes qu'on lui avoit attribue'es. Il voulut même que sa lettre fût imprimée, pour détruire les inductions peu édifiantes qu'on auroit pu tirer de la. Disserta* don publiée sous son nom.

lîossuet fut de son côté fidèle aux règles de discrétion et de charité qu'il s'étoit prescrites ; il ne donna connoissance à personne de sa lettre au père Caffaro. Cette lettre a paru pour la première fois en 1 708 dans le recueil de M. Usprez de Boissy sur les spectacles (0-

Cependant , comme cette affaire avoit fait de l'éclat, Bossuet crut devoir prémunir le public contre l'impression qui pouvoit encore rester dans l'esprit de quelques personnes. Il fit paroître la même année 1694 , ses Reflexions et ses maximes sur la Comédie. Ces réflexions et ces maximes sont les mêmes que celles qu'il avoit exposées dans sa lettre au père Caffaro ; il s'y attache seulement à expliquer avec un peu plus d'étendue la véritable doctrine de saint Thomas, dont on avoit cherché à abuser en faveur des spectacles.

(»^ Les éditeurs de Bossuet en avoient donné connoissancp à M. de Boissy, et Tavoient autorisé à en faii'e usage. Les mêmes éditeurs Tont depuis insérée (en 1778) dans le tome X in-4'' de leur collection des ouvrages de Bossuet.

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