Ô HISTOIRE DE BOSSUET
» lui une sentence de déposidon. Le Pape aussi, y> saisi de sa cause, et qui l'a jugée , ne laissera » pas son jugement imparfait , et ne donnera pas « à d'autres la commission de l'achever, ni enfin n des juges w parti bu s. Assemhlera-t-on le con- 5) cile de sa province ? Quelles difficultés ne s^y » irouvera-t-il pas? Le Pape ne s^y opposera- t-il )) pas? C'est se faire des affaires infinies, et qui » peuvent avoir des suites affreuses en mettant la a division entre le sacerdoce et l'Empire, w
« Quoique je ne doutasse pas, répliqua M. de » Meaux, que M. de Cambrai ne souscrivît à sa » censure , je n^ai pas laissé de penser aujc •» moyens, ou de le faire obéir , ou de procéder » contre lui. Mais quels sont ces moyens? C'est
î) SrB QUOI IL SE TUT TOUT d'uN COUP; ET AUCUW » DE CEUX QUI l'ÉCOUTOIENT n'oSA LE FAIRE EXPLI- » QUER DAVANTAGE. »
Ce récit de Tabbé Ledieii est d^autant plus important, qu'il peut servir à expliquer et à modifier le sens de quelques expressions du mémoire («) que liouis XIY avoit adressé à Innocent XII. On voit clairement que par ces résolutions convenables , <lont il avoit paru menacer le Pape, on ne doit entendre que les résolutions conformes aux lois ca* noniques et aux maximes du royaume.
Le récit de l'abbé Ledieu fait aussi connoître que Bossuet s'étoit déjà occupé du plan d'une procédure régulière, dans la supposition où Fénélon , refusant de se soumettre à l'autorité qu'il avoit lui-même invoquée, auroit rendu nécessaire une extrémité aussi fâcheuse. Il est vrai qu'il ne s'est
(« OZuyns de Bossutt, lom. xui, p. i35, cdit. de Ycrs.