‹ Histoire de Bossuet, eveque de Meaux (volume 2)Chapitre 6 sur 154 · JO HISTOIRE DE BOSSUET · texte numérisé non relu

JO HISTOIRE DE BOSSUET

» au genre humain , et ils doivent pour le repo^ » autant que pour la de'coration de l'univers, sou- » tenir une majesté qui n'est qu'un rayon de celle » de Dieu. »

Dans V oraison funèbre de Marie-The'rÈse, Bossuet ne s' élève pas sans doute à la même hauteur, que dans celles de la reine d'Angleterre et de Madame Henriette. Mais au lieu de lui en faire un reproche, on doit approuver son goût et sa réserve. Cette reine respectable par ses vertus et sa bonté, n'avoit aucune influence sur les affaires, ni même sur l'opinion. Elle ne laissoit ni vide , ni regrets à aucune ambition, à aucun intérêt, à aucunes espérances. Elle décoroit le trône plutôt qu'elle ne l'occupoit^ et on auroit été étonné d'entendre Bossuet parler avec pompe et fracas d'une vie et d'une mort à laquelle la génération qui en a été témoin a été aussi indifférente que celle qui Ta suivie. Mais on a vu que malgré l'espèce d'aridité du sujet, Bossuet a su mêler un grand nombre de beautés à la simplicité du récit qu'on attendoit de lui • et que sans jamais exagérer la vérité, il a montré la femme de Louis XIV telle qu'elle étoit, et telle que devoit être pour son propre bonheur toute princesse élevée au même rang.

Bossuet prononça cette oraison funèbre à Saint- Denis, le i**^ septembre i683, trente-deux jours après la mort de Marie-TherÈse cV Autriche,

On pourroit être étonné de voir Bossuet rame* lier dans X oraison funèbre d'une princesse trèsétrangère aux affaires publiques, les querelles qui exisloient alors entre la Cour de France et celle de Rome. Mais il faut se rappeler qu'à cette époque l'on éioit à R.ome au plus haut degré d'irritaliou

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