IV. — Tableau historique de TEglise gallicane
L'assemblée de 1682 est l'époque la plus mémorable de l'histoire de l'Eglise gallicane. C'est celle où elle a jeté son plus grand éclat j les principes qu'elle a consacrés ont mis le sceau à celte longue suite de services que l'Eglise de France a rendus à la France. Il peut sans doute é ire permis à un évéque de ramener avec complaisance ses regards sur uu tableau qui rappelle des titres honorables pour le corps dont il est membre (0-
(0 Nous ne nous sommes pas dissimulé que ce tableau fidèle des services de FEglise gallicane suspendoit peut-être trop long-temps la suite du récit historique de la vie de
L'Eglise gallicane, plus ancienue que la monarchie française elle-même, avoit adouci les malheurs de l'antique Gaule, dans un temps où, abandonnée à la plus de'plorable anarchie , devenue le théâtre des combats que se livroient les compétiteurs à l'empire , exposée aux ravages de vingt nations barbares sorties des forêts de la Germanie , ne pouvant plus être ni protégée ni défendue par les empereurs de Constantinople, elle n'avoit pas même le choix des dominateurs dont elle devoit subir le joug.
Ce fut dans cette terrible crise que les évêques de la Gaule disposèrent leurs concitoyens à se soumettre à l'autorité de Clovis et de sa famille.
Ils prirent assez d'ascendant sur l'esprit de ce chef de guerriers, pour en obtenir des conditions plus supportables qu'on ne devoit peut-être eu attendre.
La conversion de Clovis et des plu5 illustres compagnons de sa victoire fut un nouveau bienfait du clergé pour les Gaulois devenus Français. Elle donna aux évêques le droit et le pouvoir de; faire entendre les premiers accens de la voix de la religion à des barbares qui ne connoissoient pas même encore celle de la nature et de Thumanité.
Mais que de soins, de zèle et de patience ne leur fallut-il pas, pour établir un commencement d'ordre au milieu du plus épouvantable désordre. Les conquérans n'apportoient avec eux que des lois atroces, le mépris des arts, la haine de toute police, et l'habitude de ne prendre que le glaive
Eossuet. C'est ce qui nous avoit d'abord déterminés aie pkcec l^BiTmilcs Pièces justiyïcGti^'es.
pour juge de leurs prétentions et cle leurs ca- 2)rices.
De pareils dominateurs n'etoient pas même en état de comprendre et de goûter les simples maximes de la morale chrétienne, et les sentimens de cette charité fraternelle que Jesus-Christ étoit venu inspirer aux hommes. Pour empêclier ces sauvages armés de se livrer à tous les emporteinens de leur nature féroce, et de verser à chaque instant des Ilots de sang , il falloit les faire trembler eux-mêmes au récit des vengeances du ciel contre les hommes injustes et sanguinaires.
Lorsque dans des siècles plus éclairés on a re-* ])roché à ces rois de n*être que superstitieux , on a oublié que, loin de pouvoir être de véritables chrétiens, ils n'etoient pas même encore accessi^hles aux lumières de la raison et aux sentimens deriiumanité.
On leur a reproché les donations dont ils ont comblé les églises^ et on n'a pas voulu voir que ces donations furent des bienfaits pour la nation toute entière.
Elles firent renaître les idées de propriété , qui étoient entièrement effacées depuis la conquête des Francs. Elles servirent de modèle et de titre aux propriétés particulières, qui s'établirent successivement^ les propriétaires laïques invoquèrent en leur faveur les mêmes lois qui garantissoient les propriétés du clergé. Cette législation nouvelle, qui sortoit tout-k-coup des ruines de l'ancienne constitution des Gaulois foulée aux pieds de leurs féroces vainqueurs, fut la première base sur laquelle s'éleva le nouvel ordre social.
Les biens donnés aux églises et aux monastères^.
LlVr.E STXiÈwE. 83
n'etoient pour la plupart dans l'origine que des forets sans valeur, et des terres incultes et marécageuses. Elles redevinrent, sous la main de leurs paliens et ëcononies propriétaires, des sources fécondes de richesses nationales- ra\^riculture abandonnée recouvra sa première faveur par une utile émulation • et on vit la nature reprendre un aspect plus riant sur cette terre heureuse, que la température la plus douce et le ciel le plus propice n'avoient pu défendre de la désolation des bartares.
Les monumens élevés en l'honneur de la religion ofifrirent les modèles d'une nouvelle architecture j et comme on l'a vu à toutes les grandes époques de l'histoire, et même à celles delà fable, interprè'e mensongère des traditions historiques, c'étoienL les ministres de la religion qui ramenoient la civilisation et les arts dans cette nouvelle France^ comme ils les avoient créés dans les premières sociétés du monde naissant.
Les conciles des évèques servirent de modèles aux assemblées nationales , où l'on commença à faire entendre le langage de la raison et de l'autorité au lieu du bruit des armes. Les réglemens qii en émanèrent, donnèrent une police plus régLlière à l'ordre politique , comme à l'ordre religieu:» Charlemagne, entouré des évéques et des granJs <le son vaste empire, emprunta des conciles la plupart de ces célèbres capitulaires c^m régirent si long-temps une grande partie de l'Europe.
Ce fut le clergé qui conserva dans tout le mdi de la France les principes, les formes et les \es tiges 'CÏu-f/ro/^ romain; et ce fut sur ce modèle a^'^^ érigea ensuite eu lois, les coutumes qui gp^veï
noient les provinces où le droit romain n'avoit pu se maintenir.
Les formes de la jurisprudence canonique commencèrent à s'introduire dans les tribunaux civils, et en bannirent peu à peu les maximes bizarres, et la jurisprudence féroce que les vainqueurs avoient apportées des peuplades de la Germanie.
La religion s'interposa au milieu de la fureur des combats, et obtint au nom de Dieu, des trêves, qu'on auroit refusées au nom de l'humanité.
Déjà la capitale de ce nouvel empire devoit à la charité de son premier pasteur un des plus grands bienfaits de la religion chrétienne j un évéque de Paris bâtissoil le premier hôpital que la France ait vu construire, et lui donnoit le nom le plus doux ^''^ à tous les cœurs sensibles et religieux; cette belle institution, dont l'antiquité n'avoit pas même eu l'idée, imitée successivement dans toutes les principales villes du royaume, fut principalement l'ouvrage du zèle et de la charité des évéques.
On ne peut au moins contester que la plus grande partie des revenus des hôpitaux des villes épiscor)ales, ne fût le produit des Itgs et des successions ies évéques et des membres de leur clergé.
Les maisons des évéques, les cloîtres des églises, fX les monastères religieux , devinrent l'asile des sdences et des lettres, bannies du reste de la terre. Oti y recueillit tous les monumens de l'esprit huimin échappés au naufrage général qui avoit enghuti toute la gloire des siècles passés. Ces utiles déjositaires de tant de dépouilles honorables, apprrent à obtenir quelques notions confuses, quel- :uo idées grossières de J'histoire et île la littéra-
^3 Jôtel-Dieu.
turc ancienne; ils ne furent pas sans cloute des modèles de goût, d'élégance et d'insliuctioii , mais ils étoient encore plus savans que tout ce qui les environuoit; ils étoient même les seuls savans, et Je nom de leur profession étoit l'attribut de la science. Ce furent eux qui transmirent à des siècles plus heureux les trésors et les richesses dont l'ingratitude s'est quelquefois servie pour dénaturer leurs intentions et calomnier leurs bienfaits.
Cependant, à la voix des évèqnes, s'élevoient de toutes parts des établissemens pour l'instruction publique. Les cloîtres des chapitres furent son berceau et sa première école. Bientôt elle sortit de ces enceintes, trop étroites pour suffire aux nombreux auditeurs attirés par la célébrité des instituteurs. La partie de la ville de Paris alors la plus habitée , fut couverte de collèges ; et tous ces collèges, ou pre-ique tous, furent fondés et dotés par des évéques. Leurs noms mêmes, déjà oubliés, rappeloient encore , il y a peu d'années , les noms et les titres de leurs respectables fondateurs. Lue longue suite de générations leur a été redevable de l'éducation gratuite qu'elle y a reçue.
L'instruction publique prit alors une forme plus régulière et plus solennelle; et l'Université de Paris, long-temps la plus célèbre de toute l'Europe, fut érigée. Ce furent des évèques qui lui donnèrent successivement sa forme, sa constitution et ses réglemens.
A l'exemple de Paris , les principales villes du royaume eurent des collèges, dont une partie fut dotée de biens ecclésiastiques; et elles devinrent le siège de ûouyelies universités plus ou moias cé- K^bres.
Tant de bienfaits, tant de monumens utiles ne coùtoient au peuple aucun sacrifice, et n'aggravoient point ses charges. Le clergé seul jetoit les fondemeas de la prospe'rité publique dans un temps où les gouverneniens n'en avoient ni le pouvoir, ni les moyens, ni peut-être même la pensée.
Tandis que des éveques consacroient le fruit de leur éconoiiiie à des établissemens utiles ii la nation , la masse de biens du clergé restoit intacte pour servir de gage à de nouveaux bienfaits; il étoit peu d'évèques qui n'eussent l'estimable ambition de recommander leur mémoire par cjuelque institution utile à la religion ou à l'humanité. Chaque génération se trouvoit ainsi enrichie des bienfaits des générations précédentes, et voyoit accroître les espérances des générations suivantes.
Les établissemens ecclésiastiques, répandus sur toute la surface du royaume , servoient à entretenir la vie, le mouvement et la prospérité dans les parties les plus éloignées du centre de l'empire. Combien de villes, sans cet utile secours, seroient restées ou tombées dans une obscurité et une langueur dont elles ne seroient peut-être jamais sorties!
Les biens du clergé étoient le patrimoine de toutes les familles particulières, puisque toutes, à quelque classe qu'elles appartinssent, éloient successivement appelées à les partager.
Le célibat ecclésiastique ne pei mettoit point de les rendre héréditaires dans un petit nombre de fa« milles; le clergé n'avoit d'autres familles que celles qui faisoient partie de l'Etat. Les unes lui dévoient leur éducation; quelques autres leur avancement et leur élablisséaient ; plusieurs leur grandeur et leur illustratioiu
Opposera-t-on à ce récit simple et fidèle de tant ^e services et de générosité , les injustices, les erreurs ou les scandales de quelques particuliers? Qu'importent des fautes ou des torts personnels, dont nulle société composée d'hommes ne peut être entièrement exempte? Ils étoient sans doute bien coupables ceux qui ont méconnu la sainteté et la dignité de leur profession, et ont mérité de tels reproches. Mais les hommes passent, et les corps sont immortels. Les monumens de tant de bienfaits, pendant une longue suite de siècles, étoient présens à tous les regards , et demandoient au moins lu reconnoissance de l'histoire.
L'Eglise gaUicane a donné à la France ses plus grands ministres, et à l'Europe ses plus grands orateurs; mais sa plus grande gloire est d'être la seule qui ait eu constamment un esprit national. Dans toutes les grandes calamités publiques, c'étoit elle qui donnoit Texemple des plus généreux sacrifices. Les privilèges qu'elle avoit conservés, n'étoient que ceux qui avoient appartenu à la nation entière dans des temps plus reculés. C'étoient ceux que conservoient encore les provinces régies par des Etats particuliers.
Placée au pied du trône par le rang qu'oeil© occupoit dans la nation, elle en a été souvent l'appui. Elle a su concilier dans tous les temps la fidélité de ses principes religieux avec une soumission sincère à l'autorité souveraine. Nulle église n'a rendu an chef de TEglise une obéissance plus vraie , et ne lui a montré une déférence plus filiale et plus respectueuse; mais toujours éclairée par les exemples et les mi^ximes de ses pères ^ elle régloit sa soumis-
sion et son obéissance ^") « sur les canons Jaits par » / 'esprit de Dieu , consacre's par le respect de tout » Vmm'ers , confirmés par les mœurs et les consli- » tutions reçues dans le royaume. »
Celte doctrine a été celle de l'Eglise de France dans tous les siècles , et dans les temps les plus difficiles (0.
En vain on opposeroit à cette honorable tradition quelques décrets émanés de la Sorboune pendant les fureurs de la Ligue. On oublie donc que les troubles qui agitoient alors la France, tenoient autant à des causes politiques qu'à des causes religieuses. C'étoit un violent combat, d'où dépendoit peutêtre le sort de l'ancienne constitution monarclii-» que de la France. Les institutions politiques de Calvni n'effrayoient pas moins une partie des Français , que ses Institutions ihéologiques. Les révolutions introduites si récemment dans plusieurs Etats de l'Europe à la suite des révolutions religieuses pouvoient alarmer les esprits les plus sages et les plus modérés , dans un temps où toutes les relations de rois, de sujets, de citoyens et de propriétaires se confondoient dans la profession d'un même culte. Le clergé fut alors partagé d'opinion, comme le furent la noblesse , la magistrature et les habitans des villes. Henri IV comptoit autant et plus encore de sujets fidèles dans le clergé, qu'il n'en voyoit dans les rangs de ses adversaires. Les premiers étoient justement rassurés par les promesses, la loyauté et les grandes qualités du
(**) Article lu* de 1682.
(0 Voyez la Défense de la Déclaration de 1682. par Bossutt, vom. XXI de ses Ouvres, çdit. de Vers. m-8°.
prince que les droits du sang appeloicnl à régner. Des chefs audacieux, comme il arrive toujours dans les crises extraordinaires, firent tourner la fermentation des esprits au succès de leurs vues personnelles. Ils firent intervenir l'aulorilé du Pape, comme ils appelèrent à leur secours la puissance et les trésors du roi d'Espagne.
Il en résulta cependant que les principes ultrainon tains s'insinuèrent parmi quelques membres du clergé. On passa toutes les bornes, parce que Ton ne sait jamais s'arrêter dans les disputes où de grandes passions sont mises en mouvement. Les anciennes maximes de l'indépendance des rois furent obscurcies par les sophismes téméraires de quelques écrivains. Mais ceux qui avoient été entraînés encore plus qu'égarés, revinrent naturellement à l'ancienne doctrine de l'Eglise gallicane, lorsque la chaleur des esprits fut calmée.
Toutes les leçons de l'histoire et le simple bon sens disent assez qu'on ne doit regarder comme la doctrine d'un corps, que celle qu'il a constamment enseignée dans les temps de paix , d'ordie et de liberté; et non pas ces décisions isolées, arrachées par la force à la foiblesse dans des temps de trouble et d'anarchie. Sans cette règle d'équité, quel seroit le corps, quelle seroit même la nation à laquelle on n'auroit pas le droit d'adresser des reproches de la même nature ?
Jamais aucune assemblée d'hommes réunis n'a offert plus de dignité , de sagesse et d'intentions vertueuses, que l'offroit constamment l'Eglise gallicane dans ses assemblées.
Le respect de soi-même et du caractère religieux dont ses membres étoient revêtus ; inspiroit
Ç)0 DISÏOÏRE DE BOSSUET,
à chacun d^eiix le sentiment des égards et de la mode'ration dont elles dévoient donner l'exemple à tous les ordres de l'Elat.
Toutes les aô'aires soumises à leurs délibérations c'toient préparées par des discussions sages et paisibles, qui ne laissoient jamais apercevoir la plus légère trace d'un amour -propre impatient de se montrer, ou de cet esprit de parti qui s'introduit quelquefois dans les corps les plus respectables.
Le recueil des procès -verbaux des assemblées du clergé ofTre peut-être les titres les plus honorables qu'un corps puissant et envié puisse présenter à l'estime et à la justice de la postérité. Le respect des traditions anciennes n'excluoit jamais le succès des vues utiles, que l'expérience des siècles et le progrès des lumières peuvent inspirer à une administration sage et éclairée.
Les remontrances que les assemblées du clergé croyoient devoir porter au pied du trône, étoicnt toujours empreintes de ce sentiment de respect et de soumission profonde, dont la religion , la reconnoissance et la fidélité lui prescrivoient le devoir.
Les réclamations mêmes du clergé contre les atteintes que des corps non moins respectables portoient quelquefois à ses droits ou à ses privilèges, respiroientune noble modération , etétoient exemptes de tout mélange d'amertume.
L'empressement le plus généreux pTevenoit souvent les demandes du gouvernement; et jamais un refus ou un délai offensant ne v^enoit dégrader le mérite de ses sacrifices pour le bien de l'Etat.
Les détails trop peu connus de son administration économique offroicnt le système le plus ingé^
lïieux et le plus paternel du gouvernement d'une famille (').
Tels etoient les litres que l'Eglise gallicane présenloit à la confiance du Roi et de la nation, à 1 e'poque de l'assemblée de 1G82. Moins grande peutêtre encore dans son plus grand éclat, que lorsqu'on l'a vue, dans ces derniers temps, dépouillée de ses honneurs, de ses richesses et de ses terapies, forcée de transporter dans des contrées étrangères ses sacrifices et ses autels teints encore du sang de ses pontifes et de ses prêtres, offrir à l'admiration de l'Europe entière le spectacle des plus touchantes vertus et de la plus noble dignité dans l'excès du malheur.
v^) Ce système , imaginé en 1 760 par M. Caulet, évéque de Grenoble , n'avoit eu aucun modèle , et n'a pas maUieureusèment trouvé d'imitateurs j tous les bénéfices étoient répartis en huit classes, selon le double rapport de leur revenu, et de la nature des services dont ils étoient charges pour le culte reiij^ieux, Tinstruction publique, et le soulagement de l'humanité. Les impositions étoient modérées dans la proportion des avantages que la religion et TEtat recueilloient de Futilité et de Fimportance de leurs fonctions. Ainsi , tous les bénéfices simples ;, tels que les abbayes et les prieurés qui n'étoient chargés d'aucun service public, se trouvoient placés à la première classe , et ils étoient soumis à l'imposition du quart de leur revenu, tandis que tous les autres bénéfices étoient répartis dans les classes suivantes, selon l'importance de leurs revenus et la nature des fonctions que les titulaires avoient à remplir, jusqu'à lahuitième classe, qui ne comprenoit que les cures à portion congrue et les hôpitaux : cetle dernière classe ne payoit que le -uingtièniG de son revenu. Tel étoit le bienfait de cette administra tioa si sagement combinée, que rien n'étoit plus rare que d'en-^ tendxe une réclamation contre la répartition qui frappoit sur wa si grand nombre de contribuables.
02 MlSTOIRÎi DE BOSSt'ET ,
Louis XIV avoit cru devoir convoquer rassemblée de 1682 pour s'appuyer de son autorité dans ses démêlés avec le pape Innocent XI.
Nous ne nous arrêterons pas long-temps sur l'affaire de \a. Régale, qui fut dans l'origine la cause de ce grand mouvement, et qui par la suite des événemens n'en devint qu'une circonstance accessoire. Mais elle servit d'occasion et de motif pour rappeler et consacrer des maximes d'un bien plus grand intérêt pour la paix de l'Eglise et la tranquillité des empires.