V. — Affaire de la Régale
La question de la Régale est devenue assez indiiférente depuis 1682, et aujourd'hui elle n'a même plus d'objet.
La Régale en France étoit un droit par lequel nos rois jouissoient du revenu des archevêchés et des évêchés pendant leur vacance, et même co«féroient les bénéfices dépendans de leur collation jusqu'à ce que les nouveaux pourvus eussent prêté leur serment de fidélité ^ et l'eussent fait enregistrer à la Chambre des Comptes de Paris.
Le célèbre Pasquier avoue de bonne foi W que c'est un des points de notre histoire qui lui a toujours paru le plus obscur , et que tous les auteurs qui en ont écrit n'offrent rien de certain ni de satisfaisant sur l'origine et l'étendue de la Régale.
Ce qui est incontestable, c'est qu'on en trouve des traces dès la première et la seconde race de nos rois, et que ceux de la troisième l'exercèrent sans aucune opposition sur une partie des églises de France. Le testament de Philippe-Auguste en fait
W Recherches, liv. ni,cbap: 27.