‹ Histoire de Bossuet, eveque de MeauxChapitre 39 sur 120 · LIVRE SIXILMC. C^J · texte numérisé non relu

LIVRE SIXILMC. C^J

adopter des mesures convenables pour faire respecter la dignité' de sa couronne et assurer la tranquillité de ses Etats.

Le Pape disoit dans ce bref: « Nous ne traile- » rons plus cette affaire par lettres ; mais aussi » nous ne négligerons pas les remèdes que lapuis^ » sauce dont Dieu nous a revêtus , nous met en » main , et que nous ne pouvons omettre dans un, » danger si pressant ^ suTis nous rendre coupables » dUine négligence très -criminelle dans Vadmi- » nistration de la charge apostolique qui nous a » été confiée, lln^y a ni incommodités ^ ni périls , V ni tempêtes qui puissent nous ébranler^ car c'est » a cela que nous avons été appelés , et nous ne a tenons pas notre vie plus chère que votre salut » et le nôtre. »

Au moment où ce bref devint public en France, rassemblée du clergé de 1680 tenoit ses séances à Saint-Germain-en-Laye; et tous les membres qui la composoient , crurent devoir manifester hautement leur attachement à Louis XIV, ainsi c[ue leur ferme détermination à défendre la majesté du troue, si le Pape se permetloit quelque entreprise contre les droits du Roi, ou contre sa personne.

« («) Sire, écrivoient à Louis XIV les éveques » elles ecclésiastiques députés à cette assemblée, » nous avons appris avec un extrême déplaisir » que notre saint Père le Pape a écrit un bref à y> Votre Majesté , par lequel non-seulement il » l'exhorte de ne pas assujettir quelqu'une de nos » Eglises au droit de Régale^ mais encore lui

(») Lettre de l'assemblce du Clergé à Louis XIV, 10 juillet i63o.

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