‹ Histoire de Bossuet, eveque de MeauxChapitre 55 sur 120 · LIVRE SIXlÈwr. l6l · texte numérisé non relu

LIVRE SIXlÈwr. l6l

» à l'exemple de ses pre'deccsseiirs , des preuves de w son afïVction et de sa bienveillance (0- »

L'aflaire de la Rc'gnle et la déclaration sur la puissance ecclésiastique n'ctoient pas les seuls objets qui avoient occupé l'attention et excité le zèle de Bossuet dans la mémorable assemblée de 168?..

Il avoit toujours été révolté des honteux relâcliemens de quelques casuistes modernes sur les points les plus essentiels de la morale évangélique , et même de la morale naturelle. Mais son zèle étoit réglé par la sagesse. On ne l'entendit jamais se livrer à ces déclamations virulentes, dont les hérétiques se faisoient ensuite des titres pour insulter à l'Eglise romaine. Bossuet servoit bien mieux la religion et la vérité, en recherchant avec une patience inépuisable les moyens les plus réguliers et les plus appropriés aux circonstances, pour extirper dans leur racine ces monstrueuses conceptions de quelques imaginations déréglées, qui étoient un sujet de scandale pour les âmes religieuses, et de triomphe pour les esprits corrompus.

(0 Bossuet s'exprimoit avec la même franchise dans ses entretiens particuliers sur quelques expressions de cette lettre, que les ullraraontains affectoient de traduire comme une rétractation^ il disoit, et tout le monde peut dire avec lui :

« Que celte Lettre n'étoit rien, puisqu'elle ne touche pas au i) fond de la doctrine, et qu'elle n a aucun effet, puisqu'elle » n'est que de quelques particuliers , contre une dcliljéralion yi prise dans une assemblée générale du clergé , et envoyée ;; par toutes les églises et dans toutes les imiversités, sans i) qu'il se soit rien fait au préjudice, w Mts. de Lediçit.

iSî HISTOIRE DE BOSSUET,

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