‹ Histoire de Bossuet, eveque de MeauxChapitre 73 sur 120 · LIVRE SEPTIEME. 'JTK · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIEME. 'JTK

rOratoiic, qui en avoicnt contracté l'obligation par le titre d'union de l'abbaye de Juilly à leur maison de la rue Saint-Honore'.

Nous remarquons avec plaisir cette circonstance : elle nous montre déjà Bossuet associant Fénélon aux actes publics de son ministère. Leur liaison remontoit aux premières années de la jeunesse de Fénélon. Bossuet s'étoit plu à cultiver ses heureuses et naissantes dispositions^ et telle' est la destinée de ces deux grands hommes, qu'on ne prononce jamais leurs noms qu'avec un égal respect , lors même qu'on pense aux tristes et affligeantes discussions qui réparnlirent tant d'amer» tume sur les dernières années de leur vie (0. IX. — Des conférences ecclésiastiques.

Bossuet donna une forme plus étendue et plus

(ï) Ua manuscrit déposé à Talibaye de Saint-Faron donne <j«elques détails sur cette mission.

« Le 27 février 1-684 ? deuxième dimanche du carême , î) M. l'évêque de Meaux prêcha en Téglise cathédrale j et w un abbé nommé M. de la Mothe-Fénélon fit une exliortaj> tien qu'on nomme prière, à cinq heures du soir, en ladite j> église, M. de Meaux présent, et continua Icsdites exhorta- » tions, où Fon récitoit les prières du soir, jusqu'au 12 mars, jj qui étoit le quatrième dimanche du carême j que ledit sei- ■)) gneur évêque prêcha, et fit les mêmes prières à cinq heures j> et demie du soir ; et le lundi et mardi un autre prcdica- 3) teur prêcha à la même heure , et fit les mêmes prières j le » mercredi , ledit seigneur évêque fit lui-même ladite prière , )) et prêcha à la même heure. Le jeudi et le vendredi ce >j f ut le même prédicateur du lundi 5 et le samedi ce fut w M. l'abbé de Fénélon j le dimanche de la Passion, RL l'é- J) vêque prêcha le soir^ et fit la prière; le lundi, M. de i^e* î> n^lon; le mardi, M. l'abbé Fleury i le mercredi, M. de w Fénélon j le samedi, qui étoit le jo«r de Notre-Dame, V M. l'évêque. «

régulière aux conférences ecclésiastiques , qu'il trouva établies dans son diocèse. M. Séguier ^ l'un de ses prédécesseurs , avoit conçu l'idée de cette utile institution. Ce prélat avoit partagé le diocèse de Meaux en dix ou douze arrondissemens , dont les curés et les vicaires se réunissoient une ou. deux fois tous les mois pendant la belle saison pour conférer ensemble sur les points de morale et de discipline, qui dévoient les diriger dans l'exercice de leur ministère.

Mais le relâchement s'étoit introduit dans cette partie du gouvernement ecclésiastique du diocèse de Meaux. M. de Lignj-, successeur de M. Séguier, s'en plaignoit déjà dans une lettre pastorale de 1670; et il fit tous ses efforts pour rendre à ces conférences tous leurs avantages, et y faire renaître une utile émulation. C'est ce que Bossuet lui-même reconnoissoit vingt ans après , en attestant \q grand fruit qu elles auoient produit.

Il s'attacha à perfectionner encore davantage une institution dont il sentoit et prévoyoit mieux que personne les heureux résultats. Il voulut se charger de tracer de sa propre main Y ordre des matières qui dévoient former le sujet de chaque conférence ; et il se proposa d'y faire entrer successivement tous les points de morale et de discipline qui se représentent le plus souvent dans la direction des consciences et dans la conduite des âmes.

II appuyoit par l'autorité de son exemple l'assiduité qu'il demandoit aux ecclésiastiques de son diocèse. Il étoit exact à se trouver aux conférences qui se icnoient dans sa ville épiscopale , soit qu'il fut à Meaux ; soit qu'il fut à S2^ maison d«

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