‹ Histoire de Bossuet, eveque de MeauxChapitre 80 sur 120 · XIV. — Dignité et impartialité de Bossuet · texte numérisé non relu

XIV. — Dignité et impartialité de Bossuet

Nous ne croyons pas avoir besoin de dire que Bossuet avoit un sentiment trop juste et trop e'clairé de la dignité de son caracière et de sa supériorité personnelle, pour subordonner ses principes de gouvernement à des préventions de corps ou de parti. Ce genre de mérite, qui n'auroit pas dû en être un pour un évêque, étoit cependant remarquable dans un temps où des considérations plus ou moins raisonnables déterminoient à une sorte de préférence , lors même qu'elles ne conduisoient pas à une opposition plus ou moins déclarée. Bossuet s'est exprimé lui-même à cet égard avec une franchise que sa conduite habituelle n'a jamais démentie («). Il se promenoit un jour sur la terrasse de Germigny avec le père de Riberolles , de la congrégation de Sainte-Geneviève, et supérieur de son séminaire. « On parloit de cer- » tains évêques qui étoient déclarés pour les Jé- » suites, et d'autres pour les Pères de l'Oratoire. » Les uns et les autres se dégradent par /à , dit » Bossuet. La foi eU-elle attachée a des sociétés » particulières ? N* est-elle pas dans V èpiscopat ? » On peut bien dire que j'ai des amis parmi les » Jésuites , que j'en ai parmi les Pères de VOra- » toi re ; mais on ne dira jamais de moi en général^ » comme on le dit de quelques é^éques : Il est ami » des Pères de l'Oratoire ; il est ami des Jésuites. » XV. — Catefchisme de Bossuet.

Le génie de Bossuet , quelque élevé qu'il fut ,

(") Koles maniiscriteb de "VYinslou.

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