‹ Histoire de BourgogneChapitre 110 sur 177 · VI. 22, p · texte numérisé non relu

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TROISIÈME L'Ancien Régime.

de cette auguste assemblée ». Elle commence par une messe du Saint-Esprit célébrée à la Sainte-Chapelle :

Les évêques, l'abbé de Cîteaux et tous les abbés commendataires y paraissent en camail et rochet; la noblesse est suivie des lieutenants-généraux et du gouverneur précédé de la maréchaussée, des gardes de la porte et de ses pages; viennent ensuite le premier président et l'intendant ^ suivis de deux trésoriers de France, en robe de velours noir, et après eux les officiers de la Maison du gouverneur. Le clergé se place dans les formes du chœur au côté droit, la noblesse au côté gauche. Le tiers état occupe les trois rangs de formes entre celles du chœur et les degrés de l'autel, avec des robes violettes et des chapeaux; la robe du maire de Dijon est de velours, et les autres de satin ou de moire.

La messe finie, les huissiers, les syndics, les conseils en robes, les secrétaires et le trésorier général sortent et sont suivis du tiers état, chacun dans son rang; ensuite s'avancent sur deux colonnes le clergé à droite et la noblesse à gauche. Tous vont se rendre dans la grande salle destinée pour l'ouverture des États, au Logis du Roi 2....

Le gouverneur est placé dans un fauteuil de velours bleu, semé de fleurs de lis d'or, sous un dais à la pente duquel est le portrait du roi. Le premier président et l'intendant sont à droite, et les officiers du bureau des finances à gauche; plus bas sont les secrétaires en chef des États et le trésorier général. Le plus ancien du bureau des finances ouvre la séance par un discours qui a pour objet les lettres de convocation qu'il présente. Le gouverneur parle ensuite pour assurer, en peu de mots, les États, qu'il rendra compte au roi de leur fidélité et de leur zèle. La harangue du premier président regarde spécialement l'administration de la justice; celle de l'intendant explique les intentions du roi et les secours qu'il attend de la Province. Enfin l'évêque d'Autun termine la séance par un discours en faveur des peuples dont il expose les besoins et les intérêts ^.

Au début du xvii" siècle, il existait des États particuliers pour le « comté d'Auxonne et terres d'outre- Saône », le comté d'Auxerre, le Charolais, le Maçonnais, la Bresse et le Bugey. Les États particuliers disparaissent, dans le comté d'Auxonne en 1639, dans le comté d'Auxerre en 1670, dans le Charolais en 1751; ils subsistent dans le Maçonnais, le Bugey et la Bresse, jusqu'à la Révolution.

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