‹ Histoire de BourgogneChapitre 149 sur 177 · LE DIRECTOIRE · texte numérisé non relu

LE DIRECTOIRE

avaient crée dans toute la Bourgogne une lassitude peu favorable à la cause de la Révolution. Les élections censitaires de Tan IV furent républicaines, mais modérées. Les députés, qui réunirent le plus de suffrages, Lanjuinais, Henry Larivière (élus dans les quatre départements), Lesage, Defermon, appartenaient aux soixante-treize qui protestèrent contre l'expulsion des Girondins et rentrèrent à la Convention après le 9 thermidor*. Les élections partielles de l'an V (mai 1797) furent royalistes. Aussi le coup d'État du 18 fructidor (4 septembre 1797), dirigé par le Directoire contre les royalistes, atteignit-il directement la Bourgogne. Dès le 14, le Conseil général de l'Yonne fut destitué pour conduite anticivique; dans la nuit du 17 au 18, 2 000 hommes de larmée de Rhin-et-Moselle furent envoyés à Dijon. Les élections de l'Ain, de la Côted'Or, de Saône-et-Loire, de l'Yonne, furent déclarées « illégitimes et nulles ». Les députés Henry Larivière, Saladin, Boissy d'Anglas, Duplantier, Polissart et Gau, furent condamnés à la déportation, ainsi que Carnot, à ce moment directeur et qui réussit à gagner la Suisse. Une commission militaire, établie à Dijon, siège de la 18'' division militaire 2, reçut l'ordre de faire exécuter les émigrés qui n'auraient pas quitté la France dans le délai de quinze jours. 77 prêtres de l'Yonne furent conduits à l'île de Ré pour avoir donné « des preuves d'incivisme et de haine à la Révolution, paralysé l'action des lois et perverti l'esprit public ^ ». Après les élections de l'an VI, les députés Girod de TAin, Gelin de

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