‹ Histoire de BourgogneChapitre 8 sur 177 · Dijon, Daranlicre, i885-i9o5, 9 vol. in · texte numérisé non relu

Dijon, Daranlicre, i885-i9o5, 9 vol. in

Histoire de Boursos.ne. introduction

M. de Baranle, reconnaît que les habitudes de l'esprit français sont merveilleusement propres aux relations animées et vivantes, où le narrateur, poussé par le besoin de se mettre en scène, y met aussi tout ce qui Tenvironne et donne une physionomie dramatique aux faits qu'il rapporte, aux personnages quil représente. C'est, je l'avoue, ce que je me suis proposé avant tout. Charmé des récits contemporains, j'ai cru qu'il n'était pas impossible de reproduire les impressions que j'en avais reçues et la signification que je leur avais trouvée. J'ai tenté de restituer à Thisloire elle-même l'attrait que le roman historique lui a emprunté. De ces chroniques naïves, de ces documents originaux, j'ai tâché de composer une narration suivie, complète, exacte, qui leur empruntât rintérèt dont ils sont animés et suppléât à ce qui leur manque. » Il a en effet écrit une narration « vivante et animée », agréable à lire, mais qui ne répond pas aux besoins d'une science exacte et ne doit plus être considérée maintenant que comme une manifestation littéraire du temps passé. Bien supérieur, vraiment digne d'un Bénédictin par les recherches immenses qui l'ont rendu possible, est le travail de M. Ernest Petit. On y regrettera peut-être l'absence de vues générales et de références précises; le texte semblera longel, dans le catalogue des actes, trop de pièces paraîtront copiées hâtivement. Cet ouvrage cependant a révélé trois siècles pleins d'événements, et il constitue la contribution la plus importante que notre époque ait apportée à l'iiisloire de Bourgogne.

En dehors de ces livres essentiels et généraux, il a paru de nombreuses études de détail, en partie énumérées par M. Milsand dans sa Bibliographie bourguignonne \ et que j'ai moi-môme classées dans une monographie sommaire, que je me permets de rappeler ^

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