‹ Histoire de Braine et de ses environsChapitre 38 sur 63 · chapitre mm · texte numérisé non relu

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Robert IV de la Iflarek, eomte de Braine.

obert de la Marck, duc de Bouillon, comte de Braine, etc., etc., élait connu dans sa jeunesse sous le nom de seigneur de Florenge, ou de Jeune-Aventureux. Le 19 janvier, 1538, il épousa, dans la chapelle du Louvre, à Paris, Françoise de Brézé, comtesse de Maulevrier, baronne de Mauny et de Serignan, fille aînée et héritière de Louis de Brézé, comte de Maulevrier, etc., et de la célèbre Diane de Poitiers.

En 15i3, il fut nommé chevalier de l'ordre du roi , capitaine de cinquante lances des ordonnances et des Cent-

1IISTOIHK DE BHAINK.

Suisses de la garde de Sa Majesté. Quatre ans après , le roi Henry H l'honora du bâton de maréchal de France. Robert fut envoyé en ambassade vers le pape Jules III (1550) et en 1552 il fut nommé duc de France. Le 18 juillet de Tannée suivante, à la sollicitation de sa belle-mère, Diane de Poitiers, il alla commander la ville d'Hesdin quand les Espagnols vinrent l'assiéger sous le commandement d'Emmanuel-Philibert de Savoie, général de l'empereur Charles-Quint. La ville fut prise d'assaut «;t détruite totalement. Le comte de Braine, maréchal de Bouillon , tomba entre les mains des ennemis qui le traitèrent durement. Lors d'une trêve conclue à Vaucelles, le 5 février 1555, les Espagnols demandèrent pour sa rançon soixante mille écus d'or. On leur accorda cette somme; mais, par une infâme perfidie, ils lui firent prendre, avant sa sortie de prison, un poison lent qui le conduisit au tombeau au bout de quelques mois.

La comtesse, sa veuve, lui survécut jusqu'en 1577, époque à laquelle une maladie cruelle l'enleva de ce monde. Ses restes furent inhumés dans la chapelle des comtes en l'église Saint-Yved. Sur sa sépulture, qui se trouvait adroite en entrant, on éleva un superbe monument en marbre. Ce chef-d'dSuvre d'architecture et de sculpture était placé sur un piédestal entre deux trophées funéraires; les angles étaient ornés de quatre têtes de chérubins en bronze d'un travail très-remarquable. La statue de la duchesse, couchée sur ce tombeau, et enve-

HISTOIRE I»K ItKAINE.

loppéc d'une robe en marbre gris, représentait une religieuse de l'ordre de Saint-François. La tête, objet d'une rare beauté, et entourée d'un grand voile en marbre noir, était, ainsi que les pieds et les mains, en très-beau marbre blanc. Elle reposait sur un large coussin en bronze près duquel étaient deux autres petits coussins : l'un en bronze, et l'autre en marbre blanc. Cette statue, fort remarquable, et attribuée au célèbre sculpteur Jean Goujon , passait pour avoir une ressemblance parfaite avec l'original.

Autrefois, on lisait sur deux tables en marbre noir douze vers latins (six sur chacune) faisant un éloge pompeux de Françoise de Brézé et du duc de Bouillon, son mari. Ces vers que nous rapporterons plus loin louaient surtout ces puissans personnages sur leurs charité envers les pauvres.

Le duc de Bouillon et Françoise de Brézé eurent de leur mariage trois fils : Henri Robert , Charles Robert et Chrétien, et six filles : Antoinette, Guillemettc, Diane, Françoise, Catherine, et une autre fille appelée aussi Guillemette.

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