LIVRE SEPTIEME.- gO
entrer dànis cet1».ligûe Fanchiduc MAàcîlkiilieh ( r ) , et par lui le comte de Flandres.
€ette guerre qu'on allait entreprendre contire la France exigeait des fonds. Pour s'en procurer, on obligea les ser£& du domaine ducai à se rache^ ter de certaines redevances) moyiNinaiit une taxe que le duc fixa lui-même (a).
L'ivàagination active et audaeieuse de Laildois lui fit concevoir tour-à-tour divers moyens pour se procurer un pûissant protecteur. On se rappelle que Henri de Tudor, comte de Richement, héritier de la maison de Lancastre^ avait abondé en Bretagne , en fiiyant k mort <^ lui pï^éjpArait l'usurpateur de la couronne d Angleterre. Depuis sonwrivéevbb i'avait retenu, comme uHà gage des ménagements que ie nouveau roi garderait envers
années du règne de Charles VUI , qu'il faut 1 464. ( Mémoires
de rAcadcmie des Inscriptions, t. viii, p. 721.)
(i) Lettre missive du roi des Romains au duc, touchant lè traité dé pàix fait entre le roi Louis XI et lui, qué les seignteur et dame de Beàttjéu et seigneur des Guérdes , iayant le gouvemèment du roi Charles et de son royaume, avoient rompu et enfreint; et avertit le duc comme il avoit prié par ses ambassadeurs ied. roi Charles prendre sur ce avis et conseil, et renouveler entre eux ledit traité de paix. Datée le iS juiftet i486. ( An;hives dè Nantes, armoire N, cassette A. )
(a) Recherches sur la Bretagne par M. de La Porte, 1. 11, p. 70.
94 HISTOIRE DE BRBTjLGNE.
le duc. Gepeudaiit Fraiiçois II avait eu la iaiblesee de céder aux instances du roi d'Angleterre , qui feignait de ne redemander son compétiteur que pour lui donner sa fille en mariage , et confondre SLuibi les droits de leurs maisons. Le prince avait été remis entre les mains des ambassadeurs anglais. Il était déjà arrivé à Saint * M alo et allait s'embaïquer, lorsque Landois, survenant tout-àcoup, retarda le départ sous divers prétextes, £t . avertir Henii du danger qui le menaçait et lui fourni^ les moyens de s'évader. Un tel service devait lui assurer la recouiiaissance de ce prince. Le ministre entreprit de Faider à monter sur le trône de ses ancêtres. Une conspiration s'était formée en Angleterre, poui* iavonser son retour. Landois lui fit fournir des vaisseaux et un corps de cinq aiiiie lioniuies; mais la conspiration fut (l(kouverte , l'entreprise échoua : le comte de Richemont vit les côtes d'Angleterre ; ses ennemis Yy attendaient; il s'en aperçut et revint en Bretagne. Son compétiteur le réclama de nouveau; cette lois Landois se laissa séduire par les offres du roi, qui lui promettait son appui. Il s'engagea à livrer le malheureux prince , qui , averti de cette trahison, sortit de Vannes, se jeta dans les bois, et eut le temps de gagner les terres de I runce, où il trouva de nouveaux secours, à Taide desquels il pai'vint, quelque temps après, à monter sur son