LIVRE SEPTIÈME
rent par se faire l'un à l'autre ce serment : Je
promets par la vrajre crouës cj présente que^ tant
quHl vi9e^je ne le prendray ne tueray ne consens
tirayquon le preignc ne quon I0 tue (1). La prin-
cipa i l >H l l!i^ne dKditicms consenties par ^ roi fat
Tabaiidon de toutes ses prétentions sur le duciié;
«t^f4v4md<^lâah de la signature du trâitér, |>ili!MB-
g^MÉT iiUltf hntécessité comme sans succès lés 't<^
moignages de sa confia née , il coniirma^ pour la
ù^MlÊtmté ^S duc dans le titr^ îHiidâlfè de
iieutenant-général du royaume (2). ^
'fSMhJ ifi0Cùiii;ifiirtion n'était pas plus ^iàdê#é' d'un côté que de l'autre. Ijouis avait en main la p ystt % > é tf ime nouvelie trahison du due. Un seii'rtWWIlilOd^ hii a-vait' livré en original , pdiir soixante marcs d'argent, vingt-deux lettres que )MHHMi'^lM^M^d^ito|K^k^^ s^étÉientéOrit^^^t qui contenaient tout le secret de leur intelligence. Il ne s'agissait de rien moins que de la * promesse faite par Edouard de passer en France
(i) D'Argentré» Histoire de Bretagne^ liv.xii. CoUectioii
des traités de Léonard, 1. 1 , p. i65 et 200.
(a) Lettres -palaiteft du roi Louis, par lesquelles il ins- Ittiie le duc son Ueuteiiant-général en France. Données à la
Vtctoire-lès-Seiilis , le 16 octobre ihl^- Signé Louis et Petit. ; Archives de Nantes, armoire N, cassette D. J
5o UIS.TaiK£ D£ BAiEa>AGll£.
avec une «mnée , 4èft que te raptiiii^
rée entre le due et le roi .(j).
1477* Ia mortidn dttc de fiMrgogœ , €iiaiile84e-3<é> méi^e, suiwei^ue le .5 janYÎ^ *477f fit f>erdre jtti dîne FiaaçcNts M de ses pIasfiiais8«flj|s4iUés, €!l: fat l'occasion d une ambassade, que celui-ci «nroya à Louis XI, pour trouer aa i^gUanoe , en lui renoumiant âes asflmrances 4e aa -fidélilé. Le chancelier de Biretagne , Ghautyki, élaîl à la tete de cette aisibassade (a). Le roi, alons lOùcafé du siège d'Arras, ât arrêter les ambassadeurs, dès qu'ils Ibneiil: asRÎYés dans son icamii.
(i) Actes de Bretagne , t. m, p. 3o5.
(î) Cfïhier m ])<ipier, contenant les instructions baillées par le ^uc à GuilUume Chauvin et auties, pour alter
de» pEomisipar le tesitéde lad. frix, ^^c9$tfàen!t,mDoite è
déclarer pour faire et accomplir led. traité. Signé François et llicl:^ard. (Archives de Nantes, armoire R, cassette A.)
Deux mandements du duc François , portant pouvoir commission à Guillaume Chauvin, chancelier, et Guy du Bonscbety vice-chancelier, et Nicolas d'Ennond , sénéchal de Broiiars, pour traiter et accorder avec le roi de France, sur les différents qui eloient entre le roi et le duc, et y faire les choses requises. Datés le 24 février i47^-
ileux «landements 4ud« duciausditt (uomyiiéi.M a[a âeur du Gouelquën , grand imalHve^tbAteL, iparai} efiet cpie les précédents. Datés «du 16 juin 1477- ( /•^''^•^ armoire-L, cassette A. )
dfm^ jqurs de détei^tioUt U fifc wnvr 1^
chancelier, et lui demanda s'il devinait la rai-
qu lui ^( t^*' 4aiit que le ministre se répandait eii protes^ts^tÎQQS , le roi, avec une fraochisie qui a'ét^t guère dans son c9Jnactère , lui moBtrsi la.corre<tpoiidmce doui il élail possesseur, et doat la lecture confoodit Chauvin. U m récria en protesitant de sa bonne foi ; et, en effet, il paraît qu il n'avaît été auUecueat ixûtié daa« le &ec£ji^t de Tailiance d/e son maitve av^c les Anglais* ^^Mftnwiwr le chan* c^r, lui dit le roi , je sais bien que pour chose au monde n'eus8Îj6$ ypulu estre d'un tel conseil;
beau neveu n'a eu garde de vous y appeler; il n'y a que son trésorier et sou petit secrétaire Guegnpn qui conduisent cette marchandise. Retqi^né^yous-en paTT^ev^ }?fiaax n.çyeu fjij^ J^etaîgne;|Mirfeésr*ltti ces kitres, et hii dittes que je ae veux plus qu'il envoyé par-devers moi pour ' me cuider estimer son ami, s'il ne se défait de touts points de ce roi d'Angleterre. »
XjSl cplèrç de Louis jeta i,e duc dans les plus vives alarmes. On commença par lier le secrétaire lûiidele dai^ un sac et par le jeter dans la rivière d'Aurai; après quoi, Landois fit sentir au duc que, plus le roi était irrité, plus il devenait indispensable de resserrer l'alliance avec ][' Angleterre.
Tout ceb n'eniipécha pas qu'on signât en-
L)'j, HISTOIRE DE BRETAGNE.
oore, pour la forme, le 27 juillet 1477 > ^ Arras, un traité de réconciliation (i), dont les deux princes s'engagèrent à jurer robservadon « sur telles reliques que l'un voudroit administrer k Tautre , réservé toutes fois que le roi ni le duc ne seroient tenus de £sùre ledit serment sur le pré» cieux corps de Notre Seigneur, ni sur la vraye croix estant en l'église de monsieur saint Lô d'An* gers. » On voit qu'il y avait des serments qu'on tenait pour plus ou moins redoutables, et que les hautes parties contractantes craignaient d'en** gager trop avant leur parole et leur ame. Louis XI ne voulait point entendre'parler de serments sur
(1) La forme du serment fait par le roi Louis, contenant six articles. Datée le 21^ jour du mois de juillet i477>
Plusieiirs minâtes, liées en un paquet, non signées ni datées, des aftkles et traité de paix fidts entre le roi et le duc, et de1a forme du serment. ( Archives de Nantes, armoire K., cassette A. )
Copie non signée, en parchemin, des articles qui fumit envoyés an duc par le roi Louis XI, contenant la forme du serment que ted. duc devoit faite, suivant le traité fiiit entre eux à Arras , le %g juillet 1 477.
Un fouillet de papier, contenant les mots et paroles du serment que le duc devoit faire, suivant le traité ci-dessus, en la présence des ambassadeurs du roi. Le 29 juillet 1477. •
Un cahier de papier, non signe, faisant mentiott de la forme dnd. serment et articles accordés entre le roi et le duc, aud. lieu d'Arras. ( Ibid,, armoire T, cassette F. )