LIVRE PREMIER
Huns. Quelques années après ils déclarèrent aux Romains une guerre ouverte , traversèrent la Gaule en la ravageant, et furent exterminés en 461 au passage des Alpes. Le roi Ajudren, fidèle à son alliance avec l'empire, s'était jeté pendant ce ten^s-là sur leurs frontières et avait envahi une partie de leur territoire. 464.
Les Visigoths méditaient le projet de se par- Érech, tager les Gaules avec les Bourguignons. Ils mirent des Bretons. dans leurs intérêts Arvant, préfet du prétoire, 468. qui leur écrivit que, pour le succès de leur des- n ^1^^ sein^ il Êdlait commencer par chasser des bords lempereur de la Loire les Bretons qui avaient été les auxi- ^nti^^™.® »
T- pour faire
liaires de l'empire contre les Alains et contre ï» guerre
* aux
Attila (i). La lettre qui contenait les conseils de visigoths. ce traître fat interceptée; l'empereur Anthéme l'envoya à Érech , nouveau roi des Bretons. L'effet de cette communication dut être de resserrer par une confiance mutuelle une union qui existait déjà. Il fat convenu que l'empereur enverrait une armée dans le Berri, où celle des Bretons viendrait la joindre.
Érech partit en conséquence à la tête de douze
(i) SAdonius Apollinaris,. {Epistola VII ad Fincentium , liv. I. )
Voyez, sur cette lettre, une note de Dom Bouquet dans le Recueil des Historiens de France.
Il est battu
dans
]e Berri.
ÔO .BISTOIHX DE BBETAGHE.
qu'Eusèbe ait régné sur toute la Bretagne , mais on le qualifie de roi de Vannes ; d'autres ajoutent à ses états les pays de Quimper, de Léon et de Tréguier, On le voit disposer, en laveur de l'évêque de Rennes , d'un village dans le voisinage d'Aleth ; d'où l'on pourrait conclure que sa puissance s'étendait aussi sur une partie de la Bretagne orientale. Il s'y niaîntint pendant dix ou douze ans , et n'a laissé d'autre souvenir que celui de sa cruauté { i ).
Vers l'an 490, le second fils d'Audren, qui s'était rélugié dans la Grande-Bretagne , fut rappelé
•.o pervertit ad parrockiam quat voccUur Cam~ bliciaeus, ibique, nobis incertum curjhret iratas, multorum Gcuhs eruijussit, et manus ilUs evelU. In ipsâ autem noete , quâ hœc operatus est, eegratari caepit..... Post tridaum arrepta est Jilia cjits , Aspasia nomine , à diemonio. jiccessù zUa paella ad patrem et deprecabalur eum ut ipsum Camhlicùicum beato Melanio donaret. Quod audiens Eusehius rex dédit
parmchiam ad suos monackos aîendos et sana fileta est.
{Vie de saint Melaine. Collection des Bollandigtes, 6 janvier. ) (i) Voici une note de Dom Bouquet sur Eusèbe. { Recueil tics historiens de France , t. 3 , p. SgS. ) Venetensis hic rex in nentrias finniliœ stemmate reperitur ; sed nec Riothimus ille, 'liii rex Britonam appellatur à Jornande , ab Eurico Visigo~ f/iorum rege victus. Jb eo/ortassis hic Eusebius rex descendit: an alleri régi Iribula solveriC, an ejus tantàm nomine exercitam duxerit, improprià rcx dictus , alii disputent.