LIVRE PREMIER
ancien qui nous a transmis ces détails. iVun côté, on voit qu'il amenait avec lui sa femme et ses enfants, ce qui prouve qu'il ne doutait pas qu'il n'y f^ût sûreté pour eux en Bretagne ; de l'autre, il ariMvait avec une flotte qui portait apparemment qudques troupes de Bretons insulaires, et cette circonstance donne à penser qu'il allait trouver sur le continent des ennemis à combattre.
En effet, on lit dans le cartulaire de l'Abbaye Son
, expédition
de Quimperlé, (cqu'à son retour de l'Allemagne il contre tua Marcel et recouvra le consulat de son père ( i ). » du cAté de Ce peu de mots a besoin d^étre expliqué. Par * "y®""®- \llemagne , il faut entendre « cette partie de son royaume que les Allemands , ou plutôt les Alains avaient autrefois possédée , mais qu' Audren , son père, avait ajoutée à ses états (2).» Ce pays avait été perdu par suite de l'expédition malheureuse (TÉrech dans le Berri. Les Visigoths, en le poursuivant, avaient pénétré jusqu'à la rive droite de la Loire , probablement dans le pays qui s'étend entre la Mayenne et la limite actuelle de la Bretagne. Ainsi Budic débutait par une expédition sur son extrême frontière, pour en éloigner les barbares, ce qui prouve qu'il n'avait point d'ennemis à com- - ■■ . I. ■ ■ ■■ I ■■ '
(i) Rediens ab Alamaniâ interfecit Marcell et paternum consulatum recuperauit.
(2) MLémoires de Galiet^ chap. 4> S- 9*
battre dans l'intérieur de la presqu'île , car il ne les aurait pas laissés derrière lui pour se porter au loin.
Il déUvrc A. son retour de cette cainpa£:ne il marcha contre
Nantes, ^ ,
assiégée par Marccl, cc qui autorise à penser que la campagne n'avait pas été malheureuse. Quel était ce Marcel? et sur quel point fallut-il le combattre? Grégoire de Tours va nous l'expliquer (i). Il raconte que du temps que Clovis régnait , la ville de Nantes était attaquée par des barbares ; le siège durait depuis deux mois , lorsqu'au milieu de la nuit apparurent des hommes vêtus de robes blanches ,
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(i) Apud urbem Nanneticam duo sunt martyres , quorum
unus Rogatianus y alter Donatianus Igitur cùm supra dicta
civitaSy tempore Clodovichi régis y barbaricd vastaretur obsidione y etjam sexaginta dies in hoc œrumnâ fluxissent y média nocte apparuerunt populo viri cum aïbis vestibusy radiantibus cereisy à basilicd beatorum martyrum egredi; cùm alius chorus huic simitis^de basilicd prœdicti antistitis SimiliniprO' cederet; càmque conjungentes se datd salutatione y orationi incubuissent y recesserunt unusquisque ad locum unde progressus fuerat; ac protinus omnis phalanga hostilis immense pavore exterrita subito impetu à loco discessity utfactâ liue nullus ex his reperiri potuerit. Apparuit autem dicta virtus Chilloni cuidamy qui tune huic exercituL prœeraty quihecdum erat ex aquâ et Spiritu sancto renatusy quistatim compunctus corde y conversus ad Dominum, iteratd natiuitate progenitus, Christum essefilium Dei dard voce testatus est,
( De Glorid Martyrum, lib. i***, cap. 60.)