LIVRE SECOND
dans cette chaumière avec toute sa ÊuniUe (i). En lisant les horreurs qui souillent cette époque de l'histoire de Bretagrife , on est un peu gurpris de voir un poète contemporain, un évéque, un saint, dire de la nation bretonne que, quoique la plus reculée du monde , elle en était la plus beureuse (et)*
Il semblait que le fils de Hoel II , rétabli dans son pays par les armes , albdt rentrer, san6 ob«-
{ x) £0 anno {yiramims^ post 9acnawçnta qu€e patridadertif ad MriUuutos jpetiit et molkns regfuim patns ùè^adffre, ad^ versus ipsum cum Britamnis movere ausus est, multaque loca graviter depredaifit. Ad cujus insaniam reprimendam pater cum exercitu properavit, et interfecto comité Britannorum, Chramnam viinem cepk^ incensumque eum tucore etfiias totms re^aà irnsdit erdd&cm. { Chrooi^e 4e Maiius, évê^e 4e Laus^ne), «ectieîl des Hieterien» ^e France, 4;, ft , p* 17* )
Dans une iiutxe chrankpii^iAidy t, 2, p. ai ), au lieu de cornes Britannorum, on trouve Conobo/us rex.
Voici la manière dont Grégoire de Tours raconte le supplice de Chramne : tonique Chramnus fu^am inut, naves m mari paratas hahens, sed -dum uxorem TifiRus tuas IFfermt vùiiât, ab ejuneitu patres .oppreamsy eapku naqut ifgatus est, Quod cùm Chloth€iochario régi nutt^tum ^kisstt, jussit eum cum uxore et fiUabus igni consumi, inclusique </? tugurio cujusdam peuiperculi, Chramnus super scamnum extensus onario vuggilbitas est, mtiskiposteà^^atperteosJnceBsâ OÊmid, cmm oomtv ^JSUaAus^ùtteriiL^ lâv. .4. ^
fttj)dSaiiEt .^flvtumL, lévôque ffte-PMierB. (Omanàm iKuto*
l6o HISTOimE DE BEETAGHE.
tacle, en possession des provinces de son père et de ses oncles assassinés : il n'en fiit point ainsi. 568. Après quelques années d'anarchie j ce bel héri-
tage fut recueilli presque en totalité par ce firère
ae Yanes. ^^ Canao qui s'était dérobé à la férocité du tyran en embrassant l'état ecclésiastique. Madiau avait eu des droits sur le comté de Vannes, qui originairement avait formé son partage. Prince, il s'était Eût moine ; de moine il était devenu évêque ; d'évéque il voulut devenir souverain de toute la Bretagne; et ce pays eut le singulier spectacle d'un prêtre reprenant sa fenune, sans renoncer au sacerdoce(i) , et d'un cénobite ambitieux convoitant le patrimoine de tous ses parents. L'alliance de son neveu, le comte de Comouaille, lui &cilita ses premiers progrès. Ce comte étant mort , Madiau s'empara de la tutelle du jeune héritier,
Tb^odorie ^^ bientôt après de l'héritage. Mais ce pupille, c^^ZÏLme. T^ ^^ nommait Tliéodoric , se trouve un jeune homme ardent , courageux ; à peine sorti de l'en- Êmce, il prépare sa vengeance contre le tuteur qui lavait dépouillé^ le surprend et le tue avec un de ses fils (a).
(i) D. liolùieau, HisUHie de Bretagne, £▼. i^.
(a) BïïùmMmis Md^Utnms et Sodkms àio teaàpore cornues ewmmt, amkîtiam cttm samuimlù impùtm imùtmies. Mortuo Bodieo^Mt^liiapusJBmm fjms, momime TtmdoricKm, de regno
roi des Bretons.