‹ Histoire de BretagneChapitre 70 sur 192 · LIVRE SECOITB. l · texte numérisé non relu

LIVRE SECOITB. l

positive les rapports de dépendance qui existaient à cette époque entre une partie dé îa Bretagne et Tes roîs de France , s'il n'y av^t dâlis les récits une telle divèrsàté qu'il est bien difficile d'en tirer des conséquences certaines. Nousîgûorons absolument comment cette autorité des rois français avait commencé ; noils ne savons pas davantage auquel d'entre eux elle appartenait, car alors il y en avait quatre. ÎA Bretagne ne fKitivait pas r^elever de tous à-là-fôîs, et .pourtant nous la voyons successivement en guerre avec les uns et les autres.

C'est d'abord Chilpéric , roi de Soissons , qui Guerre

entre

prétend avoir hérité des droits de son âteul sur waroch

et les rois

cum Warocho et Vidimaclo omnia quœ rex prœceperat. Ai an dixerunt, Scùnus et nos dinttites istas Chhthocafii régis fiUis redhiberiy et nos ipsis debere esse subjectos : tamen quce contra rationem gessimus cuncta componere non moramur: €t datis fidejussoribus j atque subscriptis cautionibus, promiserunt se singula millia solidorum Guntchramno régi et Chhtano in compositionem dattiroSy promittentes numquam tetufdntùn civitatum illarum ultra se aggressuros, His ità com^ positis regressi'Sunt reliqui et narraverunt régi quœgesserant. . . . Warochus Tjerd, oblius sacramenti et cautionis smey omnia postposuit quce promisit, vineas Namneticorum abstulit, et, vindemiam colligens, vinum in Veneticum transtulit. Et ex hoc iterum rex Guntchramnus valdèfurens, exercitum commoveri jussit, sed q^ievit. (Grégoire de Tours, Hv. 9, § ï8. Voyez aussi livi jo, S 9. )

de France.

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la Bretagne. Le comte de Vannes, encouragé par le roi d'Austrasie , se dispose à la résistance. Il en résulte une guerre sanglante entre Waroch et Chilpéric. L'armée du roi étant venue camper sur la Vilaine , Waroch se présente sur le hord opposé , comme pour disputer le passage de cette rivière ; mais il la firanchit lui-même pendant la ' nuit , tombe à Timproviste sur les Français et les défait complètement (i ). Loin de se laisser éblouir par la victoire , persuadé qu un avantage inespéré remporté sur un ennemi supérieur en puissance, n'est le plus souvent qu'un piège de la fortune , il se hâte de Êdre la paix (7) , en se soumettant même à payer mille sols au roi pour indemnité des dégâts que les troupes bretonnes avaient commis dans le territoire de Nantes (3).

S'il avait promis de demeurer dans l'obéissance, il ne tarda pas à violer ses serments. Une 'nouvelle guerre éclata , qui fut une source de calamités d'autant plus déplorables que les deux armées, au lieu de se chercher pour se combattre, ne semblèrent s'être mises en campagne que pour ravager le pays. CeUe de Waroch dévasta le territoire de Rennes et les vignobles nantais; les

(i) Grégoire de Toiirs, li>\ 5, S 27.

(%) Dom Morîce, Histoire de Bretagne, 1. 1, p. 18.

(3) Pianre Le Baud, Histoire de Bretagne, chap. 10.

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