CI HOC OP
ORÜM QÜICUM QUE LIGAÜ.RI T . . .
On pourrait sur cette lecture, en supposant que les lettres CONB.. CI appartiennent à un mot CONBRACI fConbracJ, nom du primitif possesseur de ce village (Lan-Conbrac), on pourrait très hypothétiquement proposer des premières lignes cette lecture :
Crox Britloa] ?
Et mülier[is]
[Be]ril (4) ego f [Fil] Comb[ra]?
ci hoc op[as] f
6® Le leFh de Plumergat (p. 439). — Canton d’Aurai, arrondissement de Lorient, Morbihan. — Dans le cimetière de cette paroisse, outre plusieurs ler’hs bas dans la forme ordinaire de larges bornes au sommet arrondi en calotte, il s’en trouve un plus élevé, c un pilier aplati à quatre faces, largement épannelé (dit M. de Reranflec’h), et qui porte deux inscriptions en caractères tout à fait différents. L’une d’elles, tracée horizontalement , est composée de capitales romaines rustiques antérieures au milieu du Vie siècle, peut-être bien plus anciennes. L’autre disposée verticalement accuse clairement la date du Mein-Manach de Locoal (IX® siècle). On y lit sans peine: RIMOETE — sans doute un nom propre. » Sur la face voisine est gravée une croix pattée. — c Aurait-on utilisé (continue M. de Keranflec’h), pour la sépulture d’un chrétien du Ville ou du IXe siècle, une pierre destinée à un autre usage dans les temps païens? La lecture et l’interprétation de l’inscription horizontale pourraient donner le mot de
(1) Cf. Keranflec’h, Ibid. p. 337 ; Roaenzweig, Ibid. p. 33. — M. de Keranflec’h, aëdnit par l’idëe de trouver là la sépulture du premier maître de Kervili ou Ker~Bili, s’efforce de lire BILIIB, mais le dessin qu’il nous a lui-même fourni porte nettement BlUlB.
(3; Avec couvercle on dos d’âne ; longueur 2« environ ; largeur 50 centim. à la tète, 30 centim. aux pieds (Rosenzweig, Ibid., p. 29).
(3) Voir Keranflec’h, Ibid., p. 331, et Rosenzweig, Ibid , p. 29.
(4) Les deux noms supposés , Britou et Beril, sont dans le Cartulaire de Redon.
NOTES ET ÉCLAIRCISSEMENTS
rénigme ; mais son état de délitement et la disparition de la première ligne ne permettent jusqu’ici que des conjectures » (1).
7® Le lefh de Louanec (p. 523). — Canton de Perros-Guirec , arrondissement de Lannion, Côtes-du-Nord. — Dans le cimetiere, un ler’h pyramidal, en forme de cône tronqué. Sur l’une de ses faces, la pierre porte gravée verticalement en deux lignes cette inscription :
DISIDERI FILI BODOGNOUS
[Pierre] de Desiderius ou Disder, fils de Bodognoas. Ce dernier mot Essentiellement celtique rappelle tout à fait le Boduognatus de César (II, 23, 4) et le Boduogenus des inscriptions latines de l’île de Bretagne (2).
8® Pour compléter la série des ler’hs de la Bretagne armorique signalés jusqu’ici comme portant des inscriptions, mentionnons encore, dans l’île de Locoal en la lagune d’Etel, « un lec’h de petite dimension placé près du chevet de la Chapelle de Sainte- Brigite , portant une petite croix des plus simples gravée en creux (deux traits se coupant à angle droit) et au-dessous une ligne horizontale de quatre lettres contemporaines de l’inscription de Kervili (ci-dessus n® 4). On y lit aisément le mot lAGU, vieux nom breton bien connu , indiquant sans doute la sépulture de quelque modeste habitant des rives de l’Etel (3). » — Nous n’avons pu avoir de dessin de ce ler’h.
Toutes ces inscriptions, sauf celle de Louanec qui semble plus ancienne, offrent les caractères du IXc-X« siècle.
9® Nous avons indiqué plus haut (p. 290) les principaux caractères qui distinguent les ler’hs bas des ler’hs hauts ; c’est d’abord naturellement leur peu de hauteur, puis leur forme qui au lieu de présenter la figure d’une pyramide ou d’un pilier, ressemble habituellement à une borne arrondie en calotte, même à une grosse boule tronquée à la base ou à un énorme champignon. Nous avons donné plus haut (p. 504) le dessin du ler’h bas de Saint-Colombier remarquable par la gorge qui l’étrangle et le coupe en deux parties ; nous donnons ci-dessous celui de Kercadic en Languidic , l’un des plus élevés de ce genre , qui a 75 centimètres de hauteur.
Ler*h bas de Kercadict en Languidic,
Quelques archéologues pensent que ces piliers ou pyramides lapidaires désignées aujourd’hui sous le nom de ler’hs , ne sont pas tous des monuments funéraires ; que
(1) Keranflecli, Ibid. p. 339 ; Rosonrweig, Ibid. p. 48.
(2) Voir Koranfloe’h, Ibid. p. 340 ; et Loth, Chrestomathie bretonne p. 22 et 37.
(3) Keranflac’h, Ibid, p. 337.