SUR LES LER’HS BRETONS
certains d’entre eux sont des bornes d’héritages, d’autres des pierres de souvenir dressées en l’honneur de quelque grand événement. La chose est possible sans doute; mais parmi ceux qu’on a signalés jusqu’ici je n’en vois aucun qui puisse rentrer dans l’une ou l’autre de ces deux catégories, — à moins que l’on ne qualifie de bornes les ler’hs bas dont beaucoup en ont bien l’air. Quant au ler’h de Kervili (n^’ 4 ci-dessus), auquel on voudrait attribuer cette destination parce qu’il est aujourd’hui encastré dans un mur de clôture moderne (ce qui est purement accidentel), il est impossible d’y voir une borne, car il porte une croix et une inscription débutant par crax (pour grux). Or tous les ler’hs portant ou ce mot ou une croix gravée sont certainement des pierres tumulaires , car la croix est la marque incontestable de la sépulture chrétienne. Les ler’hs hauts qui n’ont ni croix ni inscription peuvent avoir été des bornes, mais on n’en trouve guère de tels. Quant aux pierres de souvenir, elles devraient porter une inscription ou un signe facilement compréhensible, indiquant l’événement dont elles doivent conserver la mémoire; autrement elles seraient fort inutiles. Jusqu’à présent en Bretagne on n’en a pas signalé.
Le Ur*h de Louanec, (Ci-de88U8, p. 522.)
NOTES ET ÉCLAIRCISSEMENTS