QUESTIONS RELIGIEUSES. — LES PAPES. — LES CONCORDATS
C'est le propre de toutes les réactions de pousser les espérances bien plus loin que les faits ne peuvent altor. Après avoir subi l'influence de la Révolution jusqu'à se servir de sis principes et de ses instruments pour abattre celui qui l'avait tert rassée /on se flatta de remettre le monde dans l'état où il était avant. Mais il y a des ruiner que le temps fait, et que nul ne ] peut relever. Malheur à qui s'obstine à recrépir le vieil édifiée, au lieu de profiter des débris pour en construire un nouveau!
Le pape fut remis en possession de ses États, moins Avignon : mais la religion avait éprouvé de tels ébranlements^ qu'il faUait du temps , de la longanimité et de la prudence, pour la ramener dans les cœurs, non moins que dans l'ordre social. Cependant le pontife, comme pour protester contre le passé, rétablit, par un de ses premiers actes, la compagnie de Jésus : il secondait en cela le voeu des princes, comme l'avait fait un de ses prédécesseurs lorsqu'il l'avait abolie, et il chargeait ainsi de toutes les vieilles haines une société qui n'avait ni la force ni l'intelligence d'autrefois. Il rétablit dans Rome les .académies de la religion catholique , et nomma de nouveaux cardinaux. Il diminua l'impôt foncier de quatre cent mille écus , abolit les servitudes et les réserves, et, en dépit des frayeurs des rois, ii accorda l'hospitalité à la famille Bonaparte.
Bien qu'il eilt été déclaré, en 1814, que « le pouvoir spirituel recouvrerait tous ses droits , et la position qu'avait brisée