‹ Histoire de cent ans, de 1750 à 1850, (histoire, sciences, littérature, beaux-arts,) (volume 2)Chapitre 127 sur 127 · INSURRECTIONS DE NAPLES ET DU PIEMONT · texte numérisé non relu

INSURRECTIONS DE NAPLES ET DU PIEMONT

ments avaient réussi à s*enfuir ; mais Ri^o, arrêté dans sa fuite, fut côuduit au gibet monté sur un âne. Cinquante-deux compagnons de Torijos , arrêtés par trahison, furent immola.

Lç3 libéraux, qui partout s'étaient habitués à voir dans la France un appui pour les idées de liberté et de progrès, la virent avec stupeur se faire Texécùtrice des décrets du Nord, restaurer on roi absolu, et assister, Parme au bras , aa supplice des patriotes. Les royalistes, de leur côté, Orent grand bruit de ces cent mille hommes qui venaient de traverser impunément l'Espagne , inaccessible à Napoléon, pour aller à son extrémité arracher le roi d'une presqu'île inexpugnable , et qui s'en retournaient au bout d'un mois , sans rien emporter que leurs armes. Cette victoire sans gloire , qui trouva ingrats ceux-là même qui en eurent le profit, valut au duc d'Angoulême rhonneur qu^avalent obtenu les victoires de don Juan d'Autriche , de Sobîeski et d'Eugène de Savoie , sur les Turcs : le pape lui envoya l«s mêmes présents qui jadis avaient été la récompense de ces héros.

Le Portugal subit le même sort que l'Espagne ; le peuple n'y était pas façonné aux idées constitutionnelles. Au milieu des élans de la liberté, on prétendit replacer le Brésil sous le système colonial ; mais don Pedro , cité devant les cortès , fut proclamé empereur de l'autre côté des mers. 11 en résulta une guerre entre le Portugal et le Brésil , qui réjouit fort la Sainte- Alliance.

La reine était, à Lisbonne, à la tête des abeolutistes ; le comte d'Amarante, qui se déclara pour ce parti, s'unit aux Français d'Espagne et à don Miguel , second fils du roi ; et le gouvernement absolu fut proclamé.

C'est ainsi que partout succombait le parti libéral , mais non pas la liberté, ce Juif errant qui chemine toujours sans arriver jamais , et qui jamais non plus ne désespère.

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