‹ Histoire de cent ans de 1750 à 1850, tr., avec notes (volume 2)Chapitre 14 sur 82 · AMERIQUE · texte numérisé non relu

AMERIQUE

mer le pacte fédéral improvisé dans le feu du combat. En ceci rassemblée n'était pas souveraine et législative : c'était seulement une réunion de députés , dont les pouvoirs étaient tellement restreints que ses décisions devaient être ratiûées par chacun des États ; d'où il résultait que souvent elle échouait devant l'inertie ou la résistance d'un seul de ses membres.

Les fédéralistes ne niaient pas la souveraineté de chaque État; mais ils voulaient, dans l'intérêt commun , que tous se fondissent en un seul , et constituassent un pouvoir central , illimité , exerçant son action sur tous les États , comme les États particuliers exerçaient la leur sur chaque individu , et assez fort pour astreindre ces gouvernements, comme les particuliers, aux prescriptions de la loi ; que ce pouvoir disposât de l'armée et de la marine; en un mot, que les treize États devinssent une nation.

Les démocrates sentaient aussi la nécessité d'une action centrale ; mais ils la réduisaient à une alliance entre lès États indépendants : ils s'effrayaient de tout pouvoir fort, voulant cette indépendance exagérée qui conduit à l'individualisme, et sacriGe la socialité au désir de la liberté. Franklin et Jefferson appartenaient à cette opinion ; Washington et Adams partageaient celle des fédéralistes. Quelques-uns proposèrent même une monarchie tempérée, sous un frère du roi d'Angleterre; enûn, la nouvelle constitution (1787) fut arrêtée dans le congrès de Plijladelphie, et mise à exécution en 1789.

L'égalité native des hoûiraes s'y trouva proclamée par un pays où subsistait et où subsiste encore l'esdavage. L'Union ne détruisait pas ces constitutions piarticulières ; et pour que le gouvernement fédéral pût représenter un corps unique en face des autres puissances, on lui attribua tout ce qui regarde la paix, la guerre, la diplomatie, les traités ; en outre, ce qui contribuait à assurer la communication des États entre eux, les monnaies, les routes, la police, les arrangements commerciaux, les postes ',

^ La Caroline ne voulut pas admettre le tarif général arrêté en 1828. F^c système des routes , où Taccord était si important, fut établi non par voie d'autorité , mais aii moyen de négocialionSi

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