QUESTIONS BEL1G1BUSE
réunir les deux Eglises prussienne et anglicane ; voulant apparemment introduire dans le protestantisme quelque élément positif, tandis que les anglicans, de leur côté, e^^aient par là amener à eux leurs amis protestants : tentative avortée encore.
En Angleterre aussi, un grand mouvement entraîne les esprits vers le catholicisme ; Thistoire s^y dépouille de préjugés; la controverse, devenant plus sérieuse, s'approche davantage de la vérité; les esprits ayant besoin de foi , et ne latrosvant pas dans le chaos des opinions personnelles , se tournent vers Fautorité.
Quel sera l'avenir? Dieu seul le sait. Mais, pour préparer de vaillants champions à ce combat des croyances, il faut une instruction ecclé^stique élevée. Outre la connaissance des sources théologiques et de l'histoire intérieure de TÉglise, il faut qu'elle montre dans le passé combien le christianisme a influé sur l'état moral et social du monde ; qu'elle indique des remèdes à opposer aux maux si graves qui , depuis trois siècles, affligent l'Église ; que les progrès des sciences lui fournissent des démonstrations à l'appui de la vérité révélée , et surtout qu'elle associe la doctrine à la vertu. C'est ainsi que « l'on connaîtra la vérité , et la vérité nous sauvera. «
C'est un fait bien digne de remarque, que , dans le siècle qui suit celui de Voltaire, les plus grandes questions, celles qui émeuvent la société jusque dans ses entrailles , soient des questions religieuses. Les peuples, qui s'étaient crus indifférents , reconnaissent que leur cause et celle de la liberté se débattent dans celle de la religion. L'Angleterre, forcée dans son intolérance, arrive à s'étudier elle-même avec sincérité. Celle de toutes les sectes socialistes qui laissera le plus de souvenir se résout en religion. La France , au milieu de ses hallucinations douloueuses , arrête ses regards sur la restauration religieuse. On répétait que le pape n'était plus rien ; et cependant , lorsque sa parole , étrangère aux intérêts mondains et aux petitesses de la peur, vient à retentir, le roi de Prusse s'effraye ; le czar se ^urrouce plus qu*ii ne le ferait de mille diatribes libérales , et H metloul cii otwix^v^xK aveu(!;ler ou pour séduire les peuples,