ANIMAUX
Dans un pays morcelé comme le nôtre, point de ces troupeaux que l'on aperçoit sur les montagnes d'Auvergne ou dans les plaines du Berri. Quelque rare vigneron aura sa vache dont il s'accommodera avec le voisin ; la petite la conduit par la corde brouter l'herbe dos fossés, en compagnie d'un mouton qui folâtre à son aise.
Dn cochon est le meuble obligé de chaque petit ménage. Il est lavé, peigné, dorloté infiniment mieux qu'une créature humaine. Mais le cher animal ne sera jamais déposé dans le saloir du prolétaire, il sera vendu pour acquitter le loyer du maître.
Avant l'établissement des routes et des omnibus, chaque propriétaire possédait un bidet : aujourd'hui le maître-de-poste vous fournit à souhait montures rapides et voitures élégantes.
Les bœufs Bont eux-mêmes devenus plus rares, depuis que les grandes exploitations rurales ont été divisées.
L'on compte dans toute la commune :
50 chevaux, —2 mulets, — 13 ânes, — 46 bœufs auvergnats-limousins, -
'280 vaches, — 1G génisses — 100 montons , — 85 porcs , — 3,000 tètes de volaille. — et 148 chiens dont les trois quarts au moins sont parfaitement inutiles.
Le char à deux roues est généralement employé. Le bœuf ne tire point au collier, mais par les cornes, système qui fatigue davantage les animaux et leur donne beaucoup moins de force, l'n seul paysan a l'esprit d'atteler sa vache comme un cheval ; il brave les quolibets de ses confrères et fait économiquement son ouvrage.