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Histoire de Charlemagne

Dans le livre précédent, chapitre 3, nous avons laissé les affaires de l'Italie au moment où 11 fortune de Gharlemagne triomphoit de la ligue formée contre lui, en faveur du prince lombard Adalgise,* pa* Arichise duc de Bénévent, et Tassillon duc de Eavièrey secondés d un côté par les Huns , dëTaUtri/ftô les Grecs. Arichise étoit mort dans l'instant ôû Adalgise et les Grecs descendoient en Italie ; TassiHpn "^Voit été accablé et détrôné; les Huns avoient été battus alors, et ensuite subjugués; les Grecs repoussés, s'étoient estime* très-heureux que Charlemagne, occupé ailleurs, ^t les réservant peut-être pour une autre

a HISTQIIE DE CJURLEMÀGNE.

occasion, ne leur eût pas fait éprouver, comme aux Huns, tout son ressentiment. Nous avons vu que Grimoald , fils d'Arichise , touché de la confiance généreuse que Charlemagne, lui avoit témoignée, en lui donnant ce même duché de Bénévent, que la félonie d'Arichise mettoit dans le cas de la confiscation, n'avoit pas peu contribué à repousser Adalgise et les Grecs , que son père avoit appelés. Mais la reconnoissance des princes a des bornes plus étroites que celles des particuliers ; chez les premiers , la raison d'Etat fournit à l'oubli des bienfaits, des prétextes raffinés, qui ne sont point à l'usage du vulgaire. Charlemagne, en donnant à Grimoald le duché de Béné-

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avoit exigé que Grimoald fît démolir trois des plus fortes places 4e son duché, savoir, Salerne, place maritime dans laquelle consistoit la principale force de cet Etat , A ( lieront ia , et Consia ou Conza. Grimoald, fidèle d'ailleurs à la France, ne le fut pas de même à l'exécution de cette condition, qui lui paroissoi t trop dure. Charlemagne , n'ayant eu pour objet qufr.de lui rendre la félonie impossible, ou du moins* frf.îls difficile , eût peut-être dissimulé cette lé* gçr^.iofidéljté, qui n'entraînoit point une défection , formelle •• : m'ais*4e jeune Pépin, roi d'Italie, emporté : * jja"r ctatfe .a&feitr guerrière dont son père et tous les

té/Qs. 4ç sa race lui avoient donné l'exemple, voulut •••••••• •

regaiîdeis^lês délais de Grimoald , relativement à l'exécuti^jQ- «Je cette clause , comme une infraction au traité, et comme un refius de l'exécuter; il saisit cette occasion d'exercer son jeune courage. Grimoald et lui étoient de même âge, ils entrpient l'un et l'autre daas

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