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des empereurs romains, des conquérons hérules et goths, des empereurs grecs, des Lombards; comme les empereurs romains et grecs, et comme les rois goths, il jouissoit du droit, non d'élire les papes, fonction ecclésiastique, mais de les confirmer, droit assez général de la souveraineté. Si le pape et les Romains lui firent une concession particulière de ce droit, ils ne lui donnèrent que ce qui étoit à lui, aussi bien qu'en lui conférant les titres de patrice, d'exarque, de seigneur, d'empereur, tous compris dans celui de conquérant, qu'il ne devoit qu'à lui seul. Mais ce titre violent a besoin de se cacher sous des titres plus populaires, et la tyrannie adroite feint de devoir quelque chose à la liberté. Au reste , Charlemagne avoit sur les Romains, surtout sur les papes, le titre de souveraineté le plus respectable, celui que donnent les bienfaits. Baronius, selon les principes ultramontains, a voulu tirer du couronnement de Charle- Annal, t 9. magne, par le pape Léon III, un argument en faveur du droit qu'il attribue au pape de disposer des empires et des royaumes; il a été pleinement réfuté par tous les bons critiques allemands et français, et cet extrait de la dissertation de Le Blanc le réfute suffisamment.
A son retour du voyage de Rome, où il avoit été fait empereur , Charlemagne, étant à Spolète, éprouva un violent tremblement de terre, qui renversa plusieurs villes en Italie, et dont la France et l'Allemagne sentirent aussi quelques secousses plus foibles. Selon les observations du temps, cet accident fut accompagné de tempêtes, et suivi de maladies contagieuses. Ce fut h l'occasion de ce fléau que Léon III établit à Rome
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la cérémonie des Rogations (0, que saint Marner t avoit établie en France dès le cinquième siècle, à l'occasion aussi de quelques désastres arrivés à Vienne et dans la province du Daupbiné.