‹ Histoire de CharlesChapitre 106 sur 301 · DERNIERE CAMPA.GNE D EDOUARD III · texte numérisé non relu

DERNIERE CAMPA.GNE D EDOUARD III

Il avait été reconnu que la province n'était pas en état de faire l'efTort nécessaire, même pour reconquérir Flavigny *. Quelles forteresses arrêteraient les Anglais s'ils poussaient leurs premiers avantages? dette campagne d'hiver, commencée et poursuivie en une saison où les hostilités étaient toujours suspendues, avait produit une forte impression sur les esprits. Villani note avec étonnement la hardiesse d'un ennemi, que n'arrêtent ni les intempéries, ni les obstacles naturels, et, confondant peut-être les projets d'Edouard III avec ceux de Robert Knolles, il montre le Pape menacé de recevoir, dans Avignon, la visite du roi d'Angleterre 2.

V. — Laissant la Bourgogne aux prises avec les difficultés financières que soulevait l'exécution du traité 3, Edouard 111 u quitta la vallée du Serain pour gagner celle de la Cure, sur les bords de laquelle son

les sceller le couteau sur la gorge, et de souscrire à des exigences imposées sans résistance possible ».

(1 est d'une ironie assez poignante de voir ïe malheureux duc renoncer « ans exceptions de force, de paour », comme s'il avait agi librement, nec vi, nec meta, et aussi à l'exception tirée de son âge, à celle « de moindre d'aage » (Rymer, 111, i" p., 47/i). Philippe de Rouvre, dans le même acte, indique ainsi les motifs qui l'ont déterminé : « ... nous, considérant les très grans maulz et dommage qui avenir pourroicnt à nostre dit paiis, scie dit roy demouroit longuement en ycellui,si que. pour cschever les diz dommages; et aussi pour ce que le dit roy nous a ottroyc trêves et souffrance de guerre, par l'espace de trois anz prochain avenir... et à nous fera aussi baillier la ville de Flavigny... lesquelles chosez tournent et tourne[ront] à Iresgrant proffitde [? et] quieté de nous et denoz paiis dessus diz, etc. «. — Dans un mémoire au parlement de Paris, produit en i36/i (?), au nom du duc de Bourgogne, contre Poinsart Bourgeoise, qui avait été receveur des a ides- pour la rançon de Guillon, on trouve l'appréciation suivante, ericcre plus optimiste: « Premièrement, que l'an miICCGL\,ou temps que le roy d'Angleterre Edouart chevaucha'par le royaume de France, le dit Philippe de Bourgoigne, qui lors estait, pour sauvier son duchié de B.f du consentement des gens de son pais, composa au roy d'A. à la somme de II cens mile moulons parmi ce que le roy d'A. promist que il et ses gens ne donneroienl aucun domraaige au duchié de B., laquelle composition fut moult profjîtahle à tout le pais » (Arch. de la Côted'Or, B. 11.92/4).

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