Ibid
3. Bibl. nat.. P. O., i522, d. 3^.634, la Heuse, — Quittance du Baudrain de la H. à Jean le Villain, trésorier général des subsides dernièrement octroyés au régent de la somme de « quarante et sept moutons d'or pour la despense d'un voiage que nous avons fait à aler par devers monseigneur le régent, par l'ordenance de Mons. Loys de Harecourt, lieutenant en Normandie du dit Monseigneur le regenl et des generaulx députez sur le fait des dis subsides, pour certaiunes besoignes touchans le bien et proltit dudit pais de Normendie, ou quel voyage faisant nous avons demeuré par douze jours à quatorze chevaux en alant à Meleun, séjournant illeuc et en retournant à nostre forteresce de Fonlainncs... » (Rouen, 20 déc. iSSg.)
A. H faudrait beaucoup de temps et de patience pour rétablir quelque ordre chronologique dans les récits touffus et assez décousus de la Chron. des quatre premiers Valois, ioi-io5, loG-iio.
Histoire de Charles V — U. "^^
^■yS DERNIÈRE CAMPAGNE D EDOUARD lll
avec faveur, on en a la preuve indirecte, mais convaincante, dans Tactivité de l'amiral qui, à peine revenu de Melun, en plein hiver, se met à l'œuvre et pousse vivement les préparatifs de l'entreprise *.
Le 20 décembre, jl est à Rouen ; le 3o, à Abbeville, en compagnie du vice-amiral, Etienne du Moustier-, 11 donne sur place les derniers ordres pour que le maître du slationnaire d'Abbeville puisse immé- <lialemenl prendre la mer avec la barge royale dont il a la garde, et Une nef, la Catherine, qui lui appartient en propre 3. Son rôle était manifestement de reconnaître les points de la côte anglaise les plus favorables à un débarquement et aussi d'obtenir des renseignements sur la localité où le roi Jean était interné, puisque le fait de sa déliviance était le motif déterminant de l'expédition projetée. Le hardi marin, sur lequel s'était porté le choix de l'amiral, était digne de cet honneur par la bravoure qu'il avait montrée toute sa vie, et en particulier au siège de Calais. Sa fin tragique, mais très mal connue, témoigne de la fermeté indomptable de son caractère. Après la conclusion de la paix de Brétigny, Edouard 111 voulut l'obliger — comme d'autres habitants du Ponlhieu, —à répudierla suzeraineté du roi de France, à jurer « d'être avec le roi d'Angleterre envers et contre tous, même contre le roi de France ». Il se refusa constamment à prêter ce serment. Traîné en Angleterre, jeté dans un cachot, sans qu'on daignât lui « ouvrir voie de droit, ni à ses amis », il fut finalement forcé de se précipiter dans la mer, du haut des falaises du château de Douvres *.