Knighlon, II, 109. -*- La Roncière, p
5. La RonciècCj ibid. — Chron. des quatre premiers Valois, iii-2i3. — Chronograo'na, p xjS.
(i. Rymer, 111, 1" p., p. ^7^ (i5 mars). Super învasione Francorum, de armata paranda. — Ibid. (iC mars). Dç navlb'ûs arestandis ; — p. '177(16 niars). De inva-
l'expédition de W1NCHEL8EA l83
niers français devint plus étroite*. Le plus illustre d'entre eux, le roi Jean, ne fut pas laissé à Somorton, où un enlèvement paraissait encore à craindre. Des ordres avaient été donnés quelques jours auparavant pour le transférer au château de Berkhampstead dans le comté de Hertford^; mais ils ne furent pas exécutés, car on mit le captif, sous meilleure garde encore, à la tour de Londres •^.
Le « gardien du royaume d'Angleterre », Thomas de Woodslock, le plus jeune des fils du roi * — ou plutôt son Conseil — sut trouver en peu de temps, grâce à l'admirable organisation crééç ou développée par Edouard 111, des hommes pour repousser une nouvelle agression, et des vaisseaux en nombre suffisant pour opérer une descente sur le
sione hostium apud Wynchelse. — Ibid. (même date). De incursibus hostiam et de muniendo castra Veleris Sarum et de Merlebergh. — Ibid. (17 mars). De invasionc antedicta et super custodia prisonariorum.
I. Pymer, III, i" p., p. «77 (17 mars) : « De invasione antedicta et super custodii prisonariorum ». Ces prisonniers sont le comte de Joigny, le seigneur de Craon, les sires de Derval et d'Aubigny.
3, Rymer, III, 1" p., p. 470 : « De Johanne de Francia et prisonariis, a Castro de Somerton amovendis (i" mars i36o). — Ibid. (2 mars) : « De iisdem usque castrum de Rerkhampsted ducendis et ibidem custodiendis ». — Ibid., p. 472 (8 mars) : « Super ductione adversarii et caeterorum prisonariorum de Francia, de intendendo », Des travaux et des réparations avaient été effectués à Berkhampstead, en prévision de la venue de Jean !I. Voy. Issue Rolls, 3/i Edw. III, Easter, a4 septeny bre i36o : « In expensis factis per Willelmum de Wenlok, clericum, apud Bet*khamstede, circa reparacionem et emendacionem castri ejusdem ville pro adventu Johannis régis Ffrancie ibidem, videlicet mensibus marcii et aprilis proximo proterilorum etc. ».
3. Rymer, ubi supra, p. 476 (i4 mars) : « Super conductione adversarii Francia^ de Castro de Somerton usque ad civitatcm Londoniensem ». Ordre de prendre le R<ï»i et de le conduire à Londres. Les étapes intermédiaires sont indiquées. (Cf. Do'uëtd'Arcq, Comptes de l'argenterie des rois de France au XIV* siècle, p. 287) : • Saniedy xxi* jour de mars. Et se parti le Roy, ce jour, de Sommertonne pour venir à Londres )> (Extrait du Journal de la dépense du roi Jean en Angleterre). On trouve' dans rissue Roll, déjà cité plus haut, diverses mentions relatives à la garde du roi' Jean, à la tour de Londres. Voir aussi un compte original de Jean de Thorp : « Compotus Job.de Thorp, clerici, existeniis super expensis diversorum banérettorum, militum et aliorum commorancium super salva custodia domini Johannis Régis Ffrancie infra Turrim Londoniensem a xxini'" die maii anno xxxiin" usque ullimum diem junii sequentis, utroque computato » (P. R. 0.,Exchequer acc<>unls, Bundle 37, n' 38). Pour loger le roi de France et sa garde à la Tour, il fallut déménager les archives royales d'Angleterre. Voy. Rymer, III, 1" p., p. 485 : « Super raora adverî-arii. de Francia in magna Turri Londoniae et rotulis cancellarias inde amovendis » (38 avril).
/i. Rymer, III, 1" p., p. 45 1 (Sandwich, i3 octobre iSSg) : c De Thoma fiUo régis, custode Anglia; constituto ».
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continent*. Toutes les grandes nefs disponibles furent armées en guerre; un des gros armateurs de Londres équipa de ses deniers une flottille 2. C'était, il est vrai, un certain Henri Picart, fournisseur de vins et banquier d'Edouard lil, assez riche pour recevoir des rois à sa table, « et qui, bien que Gascon, à ce qu'on suppose, avait aussi exercé la première charge municipale de Londres en i356 ^ ».
Grâce à l'activité déployée et aux concours obtenus, l'amiral anglais, Jean de Paveley, était en mesure, des le mois d'avril, de débarquer quelques milliers d'hommes à l'embouchure de la Seine *. « Le fort de Leure est emporté d'assaut, Harfleur enveloppé de tous côtés. Mais Louis d'Harcourt, depuis peu rendu à la liberté, a pu pénétrer dans la ville à la tête des gentilshommes du pays de Caux; Jean de Clares accourt de Dieppe avec la barge roy>ale Notre-Dame et d'autres vaisseaux, pourvus d'un « bon equippage de gens de deffense », pour prendre à dos l'ennemi. Sur ces entrefaites, la paix était signée à Brétigny le 8 mai^ ».
Lorsqli'Edouard III reçut, — vers le 20 mars, autant qu'on peut le
I. Ryiper, \i\, 1" p., p. 471 ^2 mars) : « Super defensionc regni, de hominibus arraiandis ». Le projet d'une descente en Angleterre est ébruité, sans que l'on sache où elle s'effecluera. Des mesures générales sont prises pour repousser l'agresseur.
P. Û76 (i5 mars) T « Super invasione Francorum, de armata paranda »; — p. 478 (34 mars) ; « De navibus dis(^rcandis et pro guerra paranda »; — p. 479 (26 mars): « J. de Pavely admiralluscoûstituitur ». C'était le prieur do l'Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem en Angleterre; — p. 480 (3i mars) : « De vadiis hominibus ad arma, armatis et sagitariis solvcndis » ; — p. 485 (28 avril) : De armata navium pro repulsione inimicorum supra marc existente >>. La flotte d'invasion étant partie, on lève' l'embargo mis sur tous les vaisseaux des ports d'Angleterre.
3. Chron. des quatre premiers Valois, 117-118. Cf. La Roncière, 617, — Les efTectifs sont donnés par un chroniqueur, il ne faut pas l'oublier, et ne sauraient être pris à la lettre.
3. Duc d'AumaJe, Notes et documents relatifs à Jean roi de France, p. 43-44- Le roi Jean « dîna » chez Henry Picart, le 32 juin i36o (Douëtjd'Arcq, Les comptes de l'Argenterie, p. 363). Le duc d'Aumale accorde créance à une anecdote, plusieurs fois reproduite sans indication de source, et qui est plus que suspecte : « L'n certain Henry Picart, assez connu pour avoir donné une fête magnifique aux rois de France, de Chypre, d'Ecosse et d'Angleterre ». Jamais Jean II ne s'est rencontré avec le roi de Chypre en Angleterre, puisque celui-ci y est venu en i3G3. Voy. N. Jorga, Philippe de Mézières, 181, n. 0.