LA PAIX DE BRETIGN
étaient : l'évêque élu de Beauvais, Jean de Dormans, chancelier de Normandie^, Etienne de Paris, chanoine, et Pierre de la Charité, chantre de l'église cathédrale de Paris, Jean d'Angerant, doyen de Chartres ^ ; Jean le Maingre, dit Boucicaut, maréchal de France, Charles, sire de Montmorency ^, Ainard de la Tour, seigneur de Vinay *, Jean de Grolée s,
termes, par lequel le régent approuva les conventions de Brétigny. Ce sont ceux de Raoul de Renneval et d'Artautde Beausemblant. Ils sont écrits après les noms des quatorze premiers négociateurs français auxquels il semble que soit réservée la qualification de procureurs. Mais il se peut qu'il y ait là une simple inadvertance du scribe, qui a établi cette longue pièce. (Rymer, III, r p., p. AgS, d'après l'original.— ^ Copie partielle dans les Grandes CAr., VI, 173-175).
1. « Pair de France », en sa qualité d'évêque de Beauvais (Gr. Chr., VI, 198). Il avait été précédemment chanoine de Paris et fut promu au cardinalat en i368. 11 était chancelier de Dauphiné depuis 1357. Le roi Jean le fit chancelier de France en i3(5i,
2. Ces trois « clercs » étaient maîtres des Requêtes de l'Hôtel. ( Ordonn. des rois de France, 111. 391. — Ordonn. du régent du 27 janvier i36o, « portant règlement sur tous les officiers du royaume et sur quelques autres matières »). Jean d'Angerant avait débuté comme conseiller clerc à la Chambre des enquêtes du parlement (i3/jo, i34i). Tel était aussi le cas d'Etienne de Paris et de Pierre de la Charité. Les deux derniers furent au nombre des officiers royaux, destitués, à la poursuite des Etats Généraux, en i357, et réhabilités en i359. Etienne de Paris, après avoir été doyen du chapitre cathédral, fut élu évéque de Paris le 11 décembre i363.
3. 11 était déjà très en faveur. 11 fut l'un des parrains du fils aîné de Charles V, le futur Charles VI (Gr. Chron., VI, 2G8). Le 26 avril i3Go, il donne quittance, à Paris, à Nicolas Odde, trésorier des guerres du roi et du régent, de 5o royaux d'or, pour cause de ses dépens « faiz et à faire en certain voiage pour certain traiclié que on entend à faire entre le roy nostre sire et mondit seigneur le régent d'une part, et le roy d'Angleterre, d'autre... » (Bibl. nat., Clairambault, LXXVM, n° 1/42).
Le 3 mai suivant, quittance du même à « Berthelot Jehan, receveur de Chartres, » de la somme de cent livres tournois, prise « des deniers de la dite receple », « pour mes despenz faiz. en la dite ville de Chartres durant le traictié de lapais et acorsfaiz devant la dite ville de Chartres pour le Boy nostre sire et monseigneur le régent d'une part, et' le roy d'Angleterre, d'autre part... » (Bibl. nat., P. O. 2o3i, d. 40.A38, Montmorency, n* 10). Sur les io(t livres, 34 ont été versées directement à « Colin Aubert, ■bourgois et hostelier de Chartres ».
U. Bibl. nat., Clairambault, CVI, n» 167 (3 mai i3Go) quittance d'Ainard de la Tour, sire de Vinay, au receveur de Chartres de la somme de lao 1. t. pour ses dépens faits en la ville de Chartres, « durant le traitié de la pais et acort faiz devant ladite ville etc ». Cf. la quittance précitée de Ch. de Montmorency.
5. Sire deNeyrieu et de Morestel, chambellan du régent. Le 3 mai i3Co, il donne quittance au receveur de Chartres, conjointement avec Arlaut de Beausemblant, conseiller du dauphin, de la somme de 100 livres, pour l'objet indiqué dans les notes précédentes. Sur les 100 livres, 71 ont été payées directement à Robert le (îastelicr, « bourgois et hostelier de Chartres o. (Bibl. nal., Clairambault, LV. n° 170.I
Neyrieu : Ain, an' de Belley, c"" de St-Benoit, c" de Lhuis.
Morestel : Isère, arr' delà Toùr-du-Pin, ch.-l. de. c".