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CHAPITRE V

La paix de Brétigny.

I. Les négociations pour la paix ; plénipotentiaires français et anglais. Pourquoi le régent n'est pas venu à Brétigny. La trêve et le traité de paix. — IL Analyse du traité de Brétigny. Les cessions territoriales. Les renonciations. La rançon. Les otages. Les alliances. Garanties de la paix. — III. Gonlirmation du traité par le régent ; la messe de l'hôtel de Sens. Publication de la paix; l'allégresse générale. Gonlirmation du traité par le prince de Galles, à Louviers. — IV. Le rapatriement de l'armée anglaise. Mission du maréchal de Warwick. Négociations particulières pour le rachat immédiat de plusieurs forteresses situées aux environs de Paris. — V. Hatiiieation du traité de paix par Jean II et Edouard III. Le roi de France à Calais. — VI. Le premier terme de la rançon. Instructions du régent pour le recouvrement des 600.000 florins. La taxation officielle ; les emprunts forcés. Contribution du Languedoc. Centralisation des fonds .à l'abbaye de St-Bertin, à St-Omer. Versement de 400.000 florins. Délai accordé par Edouard III pour le paiement du surplus. — VII. L'or des Visconti. Le mariage d'Isabelle de France.

Le régent répondit aux ouvertures du roi d'Angleterre, en faisant partir pour Chartres plusieurs de ses conseillers, auxquels il avait conféré « plein pouvoir » et « mandat spécial » de le représenter *. Les seize « messagers » ou « procureurs », ainsi désignés et constitués 2,

I. Gr. Chr., VI, 171 : « Et pour ce, par delibcracion du conseil, le dit régent envola à Chartres pluscurs de son conseil... »

Dans des lettres données à Paris le 10 mai i36o, portant approbation du traité de Brétigny et faisant mention du serment qu'avait prêté le régent de le «Ic^ir et garder » loyalement, il est dit que ce traité a élé fait v pour Monseigneur et lurnous et le royaume de France, pour noz adhérons, allez, amis et aidans, par nos amez et feaulx conseilliers de Monseigneur et les nostres, et messaiges et procureurs especialment de nostre partie establis et aians à ce faire plain povoir et mandement especial de nous, c'est à savoir etc. {Ihid., p. 200).

3. Peut-être conviendrait-il de n'en compter que quatorze. Voy. le texte du traité de paix approuvé et juré par le prince de Galles {Gr. Chr., Vf, 198). On y lit deux noms que ne reproduit .pas l'acte rédigé mutatis mutandis dans les mêmes

Histoire de Charles V. — n. 18

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