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Ces paiements annuels devaient se faire à Londres

4. Gr. Chr., VI, i85-i86, art. i5. - Cosneau, p. 67-51, art. i4. Il est à remarquer que soit dans les Grandes Chroniques soit dans Rymer on trouve en réalité quarante cl un noms d'otages au lieu de quarante. '

ANALYSE DU TRAITE 2o5

3 mai i36o*. C étaient : le plus jeune fils de Jean II, Philippe de France, les comtes d'Eu, de Longueville, de Ponthieu, de Taiicarville, de Joigny, d'Auxerre, de Dammarlin, de Ventadour, de Sarrebriick, de Sancerre, de Vendôme, le maréchal d'Audrehem, les sires de Craon, de Derval, d'Aubigny. Parmi les vingt-quatre autres otages, il faut citer en première ligne deux fils de France : Louis, comte d'Anjou, et Jean, comte de Poitiers; le frère du roi, le duc d'Orléans; le beau-frère du régent, Louis de Bourbon. Venaient ensuite le comte de Blois ou son frère, le comte d'Alençon ou son frère Pierre d'Alençon, les comtes de Saint-Pol, d'Harcourt, de Porcien, de Valentinois, de Braisne, de Vaudémont, de Forez, le vicomte de Beau mont, les sires de Goucy, de Fiennes, de Préaux; de Saint-Venant, de Garencières, de Hangest, de Montmorency, le dauphin d'Auvergne, Guillaume de Craon, Louis d'Harcourt, Jean de Ligny -.

En cas de mort ou d'absence irrégulière, les otages devaient être remplacés dans un délai de quatre mois. Cependant, à son départ de Calais, le roi de France pourrait en emmener dix avec lui, et il suffirait que, sur le total de quarante, trente fussent eiTeclivements présents 3.

L'article qui suit immédiatement prouve jusqu'à quel point Edouard III avait voulu intéresser et obliger la bourgeoisie ou « les communes » du royaume à la stricte exécution du traité : « Item, est accordé que le roi de France, trois mois après ce qu'il sera parti de Calais, rendra à Calais quatre personnes de la ville de Paris et deux personnes de chacune des villes dont les noms suivent, c'est assavoir : Saint-Omer, Arras, Amiens, Beauvais, Lille, Douai, Tournai, Reims, Ghâlons, Troyes, Chartres, Toulouse, Lyon, Compiègne, Rouen, Caen, Tours, Bourges, les plus suffisants des dites villes, pour l'accomplissement de ce présent traité ^ ».

L'entretien de ces otages constitua une nouvelle charge pour les villes obligées de pourvoir à leurs besoins. Quoiqu'ils ne fussent pas traités en prisonniers, la plupart d'entre eux paraissent avoir eu, en

I. Voy. ce que j'ai dit, p. ig8, n. i, de cette date du 3 mai à laquelle il me paraît de plus en plus vraisemblable que l'accord s'est fait entre les négociateurs. Si l'on n'admet pas celle conjecture, la rédaction de l'art. iG et la mention du 3 mai ne s'expliquent pas.

a. Art. i5 et iC.

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