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Hisl. gén. du iMnguedoc, t. IX

Histoire de Charles V. — n. 15

<i36 LA PAIX DE BRÉTIGNY

n ne manque pas de leur indiquer les moyens les plus expéditifs de se procurer de l'argent. S'adressant aux consuls de Toulouse ou de Montpellier, il parle de fonds jadis mis en réserve pour servir à sa délivrance et auxquels il croit qu'on n'a pas touché *. Aux bourgeois de Reims, il suggère des remèdes héroïques, « Se mestier est, veuillez engager yos joyaux, ceux de vos femmes et des riches veuves, ou emprunter pour ce, en baillant otages, à Metz ou ailleurs ». Il stimule le zèle de la Chambre des Comptes, la pressant de « pourchasser », le plus diligemment qu'elle le pourra, le subside promis par les villes, et de veiller à ce qu'aucune partie n'en soit distraite pour un autre objet 2. A peine arfivé à Calais, il se fait envoyer un état portant « les noms des villes et à quelles sommes elles sont imposées », comme aussi le relevé des prêts qui ont été faits par des particuliers^.

Les receltes, comme on l'a vu, devaient être centralisées à Saint- Omer, la célèbre abbaye deSaint-Bertin ayant été choisie pour recevoir le dépôt des fonds apportés des diverses parties dû royaume. L'abbé de Saint-Bertin, Aleaume Boistel, fut commis, le 32 juillet, avec un maître .des Requêtes de l'Hôtel , Jacques le Riche, officiai de Thérouanne, pour faire les encaissements et donner les décharges nécessaires '*. Peu

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