‹ Histoire de CharlesChapitre 168 sur 301 · Arch. nat., J. 038, n° i. — Cosneau, op. cit., p · texte numérisé non relu

Arch. nat., J. 038, n° i. — Cosneau, op. cit., p

/i. Arch. nal., J. (i38, n" 1. — Musée, AE. III, n" i3. — Ces noms ne sont pas dans l'édition donnée par M. Closneau, qui re[)r«)duit le texte do l'expédition française du traité de Brétigny.

PAIX PARTICl'uèliE DU ROI DE NAVAHRE 2^']

C'est ce qu'il est difficile de prc^ciser. En ce qui touche les Anglais, il semble que tous les serments prévus après la conclusion du traité aient été prêtés la même année, peu après la fête de Noël, alors que le roi tenait son parlement à Westminster *. En France, il n'en fut pas de même certainement. Les prestations de serments eurent lieu à des dates diflerentes, un grand nombre, à Calais même, le a4 octobre, quelques-uns, à F^oulogne, le surlendemain. Je ne puis citer qu'un seul serment prêté, à une époque postérieure, en exécution du traité de Brétigny : celui de l'évêque de Ghâlons, qui jura le 3i mars i3r)2 *.

V. — Jean II profila de son séjourà Calais pour réconcilier le comte de Flandre avec FMouard 111 3. De son côté, le roi d'Angleterre ménagea un rapprochement entre Charles le Mauvais et son beau-père ^. Le roi de Navarre ne pouvait pas, comme son frère Philippe, être compris au traité de Brétigny, i)uisqu'il avait, un an auparavant, fait sa paix avec le régent et que, officiellement, il n'était plus l'allié des Anglais. H fallut donc consigner dans un instrument distinct les conditions de l'accord dû à la médiation d'Edouard IIL Elles furent arrêtées entre les conseillers et fondés de pouvoirs des deux parties contractantes : Robert Porte, évêque d'Avranchos et chancelier de Navarre, Jean Remirez d'Areillano et Robert de Picquigny, chevaliers, pour Charles le Mauvais ; l'évêque de Thérouanne, chancelier de France, les maréchaux d'Audrehem et Boucicaut, pour Jean IL

I. VValsingham, Hist. anglic , 1, 294 : '" -.in quo(parlamento) prœsuntibus omnibus qui intéresse debebant, proponitur concordia int<Trcges slabiiila. Placuit igitur universis diclani concordiam rccipere et tenere. Quamobrem ceicbrata missa de sancta Trinitalc a Cantuariir archiepiscopo cum magna solennitate, aslantc rcge cum filiis suis, cl accensis luminaribus el crucibus erectis, super Sacrosanctum Corpus Dominicum et missale, singuli qui non prius juraverunt hoc sacramentum pr.'osliterunt in scriptis, archiepisco|)o Canluariensi incipiente : « Nos Nicholaus, archiepiscopus Cantuaricnsis, juramus ad Sacrosancta Corpus Dominicum et Evangelia, firmilcr ser vare pcnes nos pacem et concordiam firmatas inler Rcges et nullo in conlrarium venire. »

Cf. Clironicon Amjliœ, p. 69.

Le comte d'Elampes et plusieurs grands seigneurs jurèrent la paix, à Bo 'logne, le iO octobre, en même temps «juc le dauphin {Gr. Chr., VI, qi8). — Le roi de lavarre la jura également après sa réconciliation avec Jean II à Saint-Denis, le 12 décembre suivant {Gr. Chr., VI, 222).

a. Arch. nat., J, G4i, n»^.

3, Le dimanche 11 octobre {Gr. Chr., VI, 21G).

'4. Ibid., p. 217.

Histoire de Charles V. — H. 17

En raison de l'absence du roi de Navarre, la paix fut jurée en son nom par son frète Philippe, et au nom du roi de France par le duc d'Orléans *. L'acte dressé à celte occasion porte la date du 24 octobre, comme le traité de Calais. Il fut ratifié solennellement par les deux rois de France et de Navarre, le i 2 décembre suivant, à Saint-Denis *. Les conditions de la paix étaient très honorables et très avantageuses pour Charles le Mauvais, qui rentrait en grâce auprès de Jean 11, obtenait la restitution de toutes les terres et de tous les châteaux qui lui avaient été enlevés au cours de la guerre et l'amnistie pour ses partisans. Toutefois le nombre de ceux à qui seraient délivrées des lettres de rémission était limité à trois cents, et il fallait que leurs noms, mis sur un (( rôle 0, fussent agréés par le roi de France. Ce nombre devait être largement suffisant, car il ne fut pas atteint 3. Quant aux exclusions'qui auraient pu être faites, elles se bornèrent, semble-t-il. à la radiation d'un seul nom, celui do Robert le Coq, et cette disgrâce était prévue, puisque dans le traité de paix on avait eu le soin de lui garantir u l'espiritualité », c*est-à dire l'exercice du pouvoir épiscopal, à condition qu'il serait changé de diocèse et a translaté » hors du royaume de France ^. Il fut, en effet, pourvu de Tévêché de Calahorra,

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