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Pharsale

« Scilicet immenso siipcrcst ex nomine multnm. Teqtie minor solo... »

3. Les Visconli étaient dans totit l'orgueil de l'alliance royale, contractée depiiis quelques mois seulement, mais à la cour de France, ils en triomphaient modestement : « Meritoque vobis dicit (dominus meus)... Unde lioc mihi ut vcniat filia domini mei ad nie ? » {Ibid., p. 22/1 i.

!t. Op. cit., p. 21G : (( Redit ad memoriam, inclite rex. qnod de Fortuna, an sit altquid, et (luid sit, niullœ fuerunt maxiniornm liominum oplniones diversa? invicem et adversœ .. De qua qnidem lite, tantas inler parles, ferre sentonlian» non est meum, hoc prinsertim tempore et hoc loco. »

5. Op. cit., p. 225 : « Anno altero [i30i]. dum ad serenissirntini oinnimnque mitissiinuni Krancorum regem lpg;alionc Ciinp^erer, lanto licet impar muneri, coUoquioque tuo, cnjus insatiabilis sum. quotidie recrearer, eo avidius quod (sic/ diu lurnioremejus penuriain passus cran», a le didici Uegem chrislianissiMHim,/>rmioy^ nituinquc ejus illustrein Norniannorum ducriii,ardentissifni sjnrilus adolesccnlem, ex verbis

272 LE DAUPHIN A l'iiÔTEL SAINT-POL

Comme Pétrarque devait dîner le lendemain à la table de Jean II, avec ses compagnons d'ambassa'de, un complot fut ourdi pour l'obliger à développer le sujet qu'il avait simplement indiqué et à ne pas tromper, par de nouvelles réticences, Tattente générale. Ses amis l'avertirent de ce qui se tramait. Il eut le temps de préparer son improvisation*. Mais, lorsqu'il fut en présence de Jean II, la malchance voulut qu'il se trouvât en nombreuse compagnie. Vainement le dauphin s*eflbrçait-il, de la voix ou du geste, d'allirer l'attention de son père et de lui rappeler ce qui était convenu. Le Roi, absorbé par d'autres soins, ne comprit pas ou oublia ce dont il avait été question. Bref, l'heure s'écoula sans que Pétrarque eût été interpellé et mis en demeure d'exposer ses idées personnelles sur la Fortune 2. U le regretta sans doute, car il était prêt et pouvait compter sur un succès personnel. Sa lettre à Pierre Bersuire ^ laisse percer une légère déception, quoiqu'il apparaisse clairement qu'au fond il n'aurait pas eu grand'chose à dire. Cet incident de son voyage méritait d'être mis en lumière, parce qu'il permet de saisir, comme dans une vision rapide, certains traits de la physionomie morale du futur Charles V : une curiosité intelligente toujours en éveil et le goût des controverses subtiles.

III. — En i36o, le dauphin Charles n'éprouvait pas seulement pour le Palais Royal un éloignement trop justifié, il voulait avoir une rési-

qua; coram eis habueram, super eo maxime quod de Forluna mibi mentio incidisset, fuisse permotos ; quod ego ipse, dum loquerer, ex veliementi illorum inlenlione notaveram. Sic erectos et in me oculis animisque defixos ad Fortunw nomen vidi ; mirabanlur enim, ut intelligo, et quasi quibusdam magnis monstris altonili stjnt super liac lanla varietate Fortunaî etc. ».

i. Ambassade de Pétrarque, etc., p 22C ; « Caeterum orla hinc occasio regio erat adolescenti, ut, die festo quo cum collegis meis invilalusad convivium régis eram, tu ipse cum ciarissimis viris atque doctissimis ad boc opus eicctis, me post prandii finem aggrederemini verbis, ut de bac ipsa Fortuna dicerem quid sentirem. Quod cum mihi, sera jam nocte nuntiatum esset per bominem fama? anxium sollicitumque mcae; quamvis et indisposilus ad banc rem et longe aliisimplicitus, quia lamen non is erat cui facile posset obslari, ne improvisa et subita re turbarer, recollegi animum quantum cum tôt curis, sine ullis libris potui ; utque uno verbo expedire sententiam meam possem. credere me scilicet et semper credidisse dicenlibus, nihil ouinino aliud quam nudum et inane nomen esse Forlunam etc. ».

2. Ibid. « Seqiienti auteni die, ut vidisti, rege multum in nostris seu verius suis bonoribus occupulo, duce quamvis in id unum quod obtabat inleuto, regemque nunc verbo nuncnutibus admoncnle, bora illinoslro destinata colloquioin aliis est assumpta, et ego respondendi onere liboratus abii etc. «

S. Padoue, le 8 sept. i3G2.

LE QUARTIER SAINT-POL 2'jS

dence indépendante, dont la création ou tout au moins l'aménagement fût son œuvre, et déjà son choix était arrêté. Certes, ce prince, grand bâtisseur, a beaucoup fait pour le Louvre et pour les autres châteaux qu'il a restaurés et embellis, mais l'hôtel Saint- Pol a eu manifestement ses préférences. N*a-t-il pas dit lui-même, au début de son règne, dans un acte solennel, qu'il avait « au dit hôtel, amour, plaisance et singulière affection * » ? D'aucune de ses autres demeures royales, il n'a jamais parlé avec une telle effusion *.

Or, dans les premiers mois de cette année i36o, il semble bien que le quartier où il s'établira définitivement l'ait déjà conquis.

Le lo mai, lorsqu'il lui faut jurer la paix /devant les six chevaliers anglais députés par Edouard Ilf, où se trouve le régen^t ? A l'u Hôtel des Barrés », que les archevêques de Sens ont acheté au xiii' siècle, et que lui-même réunira quelques années plus tard au domaine royaP. Le 37 mai, il est encore u aux Barrés* 0 où, évidemment, il a fait, vers cette époque, un séjour de quelque durée.

A la fin de l'année, le dauphin n'a plus besoin, pour habiter le quartier Saint-Pol, d'être l'hôte de l'archevêque de Sens. Déjà de nombreux actes de sachancellerie'sont donnés : « en nostre hostel emprès Saint- Pol » 5. Il était donc entré, beaucoup plus tôt qu'on ne le croit communément, en possession de l'hôtel du comte d'Etampes, car c'est de celui-là qu'il s'agit.

Le faubourg Saint-Pol, qui originairement appartenait à peu près en entier au monastère de Saint- Eloy, de Paris, tirait son nom de l'église ou chapelle, que les religieux y avaient fait construire pour leurs te-

1. Lettres du mois de juillet i366, par lesquelles Charles V déclare Thôtel Saint- Pol irrévocablement uni au domaine royal (Arch. nat., J. i54, n* 5. — Publ. par M. Bournon, op. cit., p. 65-66).

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