‹ Histoire de CharlesChapitre 18 sur 301 · ROBERT KNOLLES · texte numérisé non relu

ROBERT KNOLLES

qui fut pour quehjiie lemps sa base d'opéralion * ; mais déjà il convoitait une riche proie, la ville d'Auxerre. il s'en rapprocha d'une façon inquiétante par l'occupation de Châtillon-sur-Loing ^^ et à la fin de l'année, l'importante cité bourguignonne était enfermée dans un réseau de petites forteresses, lombéesaux mains des lieutenants de Knolles ou de capitaines indépendants qui agissaient de concert avec lui. Ces forteresses étaient Ligny-le-Chalel à l'est ; la Motte-Joceran et Malicorne à l'ouest; Hegenncs, la Motle-dc-Ghamplost, Champlay et Aixcn Othe, au nord -^

Le régent n'avait pas laissé cette région sans défense. L'homme sur lequel il comptait pour la protéger n'était autre qu'Arnaut de Cervole, qualifié officiellement de lieutenant du Roi et du régent (( en Berry et Nivernais » ^. On avait eu quelque peine à le faire revenir de la Provence, où il avait commis de nombreux excès s. Il ne justifia pas la confiance que le dauphin avait pu mettre en lui. Il échoua devant la u forteresse » de Malicorne, qu'il devait prendre avec l'aide des gens du pays ; le siège en fut levé « honteusement » disent les Grandes C/ironi- ^ue5, c'esl-à-dire de façon à entacher sa réputation ♦*. Aruaut n'était-il réellement pas de force à affronter Robert knolles ou avait-il conclu avec celui-ci quelque traité secret? Il ne serait point surprenant que, l'occasion lui ayant paru bonne, il ail été tenté de a se tourner anglais» 7.

I. Gr. Chr., VI, i^a. — Froissart, V, 35 1. a. Loiret, arr* de Montargis, ch.-l, de c". 3. Froissart, \, p. xli, n. 4.

(t. A.. Chérest, L'Archiprêtre, 73 et n. i.

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