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LES PREMIÈRES ACQUISITIONS

Le dauphin n'avait donc pas eu, comme on l'a t^crit à tort, l'intention de fonder une vaste niélairie au milieu des champs • ; la nature des lieux ne s'y prèlait déjà plus. Mais il se peut qu'il ait été tenté par la possibilité d'avoir dans ce faubourg, où restaient encore des terrains non bâtis, de grands jardins, comme il paraît les avoir aimés, c'est-à-dire dans lesquels une large part était faite à l'arboriculture fruitière, en même temps que quelques espèces animales, rares ou intéressantes, y étaient réunies à titre de curiosités ou pour égayer la résidence du prince*.

L'emplacement de l'hôtel du comte d'Etampes ne saurait être indiqué d'une fa(;on très précise-^ On sait seulement qu'il était contigu au cimetière de l'église Saint-Pol et à l'hôtel des archevêques de Sens. Son entrée et sa façade principale étaient sur la rue Saint-Antoine, et par ses jardins, rejoignant ceux des a Barrés », il se rapprochait beaucoup du quai de la Seine, sans toutefois y atteindre^. Cette première acquisition du dauphin soulève une ou deux questions délicates, qui n'ont pas encore été élucidées. D'abord, le comte d'Etampes et sa femme font l'abandon irrévocable de tous leurs droits sur l'immeuble par un acte daté du 8 mai i36i 5. Or. près de six mois auparavant, le dauphin se considérait certainement déjà comme propriétaire^. En second lieu, cet acte, où n'intervient que l'une des parties, affecte la

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