Ibid., p. 58-5g
'4. F. Bournon, op. cit., p. 59. — Voy. le plan du quartier S'aint-Pol, dans Hoffl)aucr, Paris ù travers U'S âges.
5. .\rcli. nat., J. lâi, n* a. — F. Bournon, op. cit., p. 127-138. Pièces justifie, I.
G. Outre les textes déjà cités à la p. 278. n. 5, et qui se rapportent à l'année i3Go, je cilcrai les suivants ptnir le début de l'année i3Gi :
jo féxrier i3Gi : « Donné en uoslre hoslel de Saint Pol lez Paris... » (Brilish Muséum, Add" Charters, fn'ji. — Joursanvault).
4 mars, m. a. : « Donné en noslrc hostcl près Saint Pol lez Paris... » (Bibl. nat., P. O. 1 Jaa, d. 3'4.G3/i, L\ HEtzE. n* a3).
5 a\ril, m. a : Don à « Jehanne la Bouchiere, consierge et jardinière de noz jardins de Sainct Mor et de noslre hostel d'empres Saint Pol kz Paris... » (Bibl. nat., Fr. 35.701, n* 193;.
19 a\ril, m. a. : Paiement de 1.000 royaux d'or au comte d'Etampes « sur ce en quoy nous povons cstre tenuz à luy à cause de noslre hoslel jouste Sainl-Pol près de Paris. . • (Bibl. nat., Fr. 30.403, n* 39).
276 LE DAUPHIN A l'hÔTEL SAINT-POL
forme d'une donation*, quoiqu'on réalité il y ait eu vente, et qu'on sache le prix pour lequel elle fut faite 2.
L'hôtel d'Etampes a été payé 6.000 royaux d'or, dont les deux tiers, soit 4.000 royaux, furent fournis par la ville de Paris 3, le surplus ayant été acquitté, en plusieurs fois, par le dauphin lui-même *. L'entrée en jouissance immédiate n'a rien qui puisse surprendre ; une complaisance du comte d'Etampes suffit à l'expliquer. L'acte du 8 mai i36r, où la dessaisine, c'est-à-dire la translation de propriété, est opérée par une donation fictive, est moins facile à interpréter. Il est probable que le dauphin avait hâte d être propriétaire, et que la ville de Paris, à court d'argent, ayant eu beaucoup de peine à tenir ses engagements 5, il eût été impossible de passer un contrat de vente régulier, portant mention et quittance du prix.
Le 3 septembre 1862, l'abbé et les rehgieux de Saint-Maur-des-Fossés cédèrent au dauphin un hôtel et un jardin situés près de l'église Saint- Pol^. Cette date ne doit pas faire illusion; la vente, sinon la prise de possession, était antérieure de plus d'une année ^. On ignore à quelle
1. La remarque en a été faite par S. Luce [Hist. de B. du GuescUn, p. lifg ot n. 2), et par M.Bournon, op. cit., p. 69; mais celte anomalie a été signalée de très bonne heure .
On lit, en effet, au dos de la pièce, d'une écriture du xiv* siècle : « Li Itère donacionis facte domino duci Normannic de domo S" Pauli juxta Parisius pcr comilem de Stampis et ejus uxorem, et licet nuncupatur fsicj donum, tamen dictus comes habuit a dicto domino duce iiu'*' regales per villam Parisiensem et 11" régales per thesaurarium Normannie».
2. M. Bournon n'a pas connu, semblc-t-il, le prix exact dont fut payé l'hôtel d'Etampes {op. cit., p. 60). La cote inscrite au dos de l'acte de cession et reproduite dans la note précédente, aurait pu le mettre sur la voie. Un mandement du dauphin du 18 juillet i3Gi (Bibl. nat., Fr. ao.SSa, n* It), est avissi explicite que possible. 11 ordonne au trésorier, Jean d'Oibec, de payer au comte d'Etampes « la somme de cincq cens royauz d'or que nous li devons demourans de la somme de vi»" royaulx, en quoy nous estions tenuz àlui pour cause de nostre maison jouxte Saint Pol près de Paris... t»