LE DAUPHIN A L HOTEL SAINT-POL
que le pape Urbain V, médiocrement dispose pour l'archevêque Guillaume de Melun*, ne se soucia peut-être pas d'abréger. D'ailleurs, ce qui, pour le Roi, était le point essentiel, ces formalités ne retardèrent pas son entrée en jouissance. L'autorisation du Pape, requise par le droit canonique, ne fut donnée qu'en i368; dès i365, Charles V était en possession de l'hôtel de Sens 2.
J'ai mentionné les deux dernières acquisitions faites par ce prince, pour bien m jlrer ce qu'a été « la fondation » de l'hôtel Saint-Pol ; mais je les ai indiquées sommairement, afin de ne pas empiéter sur l'histoire du règne. Pour le même motif, je n'essaierai pas de décrire ici la demeure favorite de Charles V ; je n'éhumérerai pas non plus les travaux qui furent entrepris, pour tirer parti d'un ensemble de constructions peu homogènes, où le défaut d'un plan unique se fit toujours sentir. Je voudrais seulement marquer, en quelques mots, que, dès le principe, le dauphin avait donné à son habitatiori le caractère qu'elle a toujours eu par la suite.
Il conserva, — il est à peine besoin de le dire, — les jardins existants qui devaient être assez modestes, car il suffisait d'un personnel fort réduit pour les entretenir ou les garder 3. De bonne heure, il y. installa sa (( ménagerie », c'est-à-dire une collection d'animaux de diverses espèces.*, et non pas seulement les lions dont il est question dès l'année i36i ^. En venant loger à Saint-Pol, le dauphin y amena son astro-