Bournon, op. cit., p
4. On connaît deux paiements partiels : l'un de i.ooo royaux d'or, ordonnancé le 19 avril i3Gi (Bibl. nat., Fr. 2o.l^lb, fol. 12); l'autre de 5oo royaux mandaté le 18 juillet de la même année ^Bibl. nal., Fr. 20.383, n" 4).
5. Bibl. commun de Rouen, Coll. Leber, Extraits de Menant, I, fol. gii^-gS (Mém. p, fol. 39'°). Bournon, op. cit., 59-60.
G. Bournon, op. cit., p. Go-Ga et Pièces justifie, n* iv.
7. Bibl. nal., Fr. 25.701, n* 200 (Paris, 23 avril i3Gi). Mandement du dauphin au bailli de Melun : « ... sauf et réservé quarante livres do renie que nous voulons eslre assignées et assises sur les diz herilaiges et six vins arpens do boys i^ue nous
LES DER?IIERS ACRVISniSSEMENTS ÎTT
époque riiôlel en question avait été construit ; on sait seulement qu'çn laio lecouventde S^aint-Maur avait une grange dans ce quartier. Le daupliin s'était surtout proposé, par cette nouvelle acquisition, d'agrandir SCS jardins*. Elle lui permit. elTectivement, de s'étendre, au sud du cimetière Saint-Pol, juscpià l'hùtel de Sens, et elle lui donnait, en même temps, un débouché sur la rue du Petit-Musc.
Moins de deux ans après, Charles montait sur le trône et n'en poursuivaitqu'avec plus de ténacité ses projets d'agrandissement. D'un maichand de bois de Paris, Simon Verjal, il acquérait, le 17 mai i364, une maison, de peu d'importance sans doute, mais un assez grand terrain. Une particularité à retenir, c'est que la propriété de Simon Verjal était
située plus loinque la rucduPelil-VIuscgénéralementconsidérée comme formant, du côté de l'est, la limite des dépendances de l'hôtel du Roi^.
Ce que Charles ^ avait le plus à cœur, c'était de se faire céder la demeure des archevêques de Sens, complément obligé de toutes ses acquisitions antérieures. « L'hôtel de Sens s'étendait, en effet, entre la Seine. Thôlel Saint-Pol proprement dit, la rue Saint-Pol et la rue du Petit-Musc jusqu'aux Célestins )k Le Roi le paya ii.5oo francs d'or. Dans ce prix figurent les !.5oo fr. que lui coûta la maison de Jean de llestomesnil, sise rue de la Mortellerie, et destinée à loger désormais les archevêques de Sens. C'est sur l'emplacement de cette maison que fut édifié, dans les premières années du xvi' siècle, par l'archevêque Tristan de Salazar, l'hôtel encore subsistant aujourd'hui et toujours connu sous son ancien nom 3.
La patience de Charles V fut mise à une assez longue épreuve, la vente n'ayant été régularisée qu'après l'accomplissement de formalités,
avons nouvellement acquis en nostre terre de Tournent en Brie, à noz bien amez Vnbhé et couvent de Saint Mor des Fossez, en rerompensacion d'un certain manoir et jardin que nous avons eu d*^s diz reliijieux près de nostre hoslel de Saint Pol etc. ».
Les « jardins de Saint-Maur et de Saint-Pol », mentionnes dans un acte déjà cité du 5 avril i.'ÎGi (cl non iSOj) n'en faisaient qu'un ou étaient destinés à n'en fa^ire qu'un. 11 s'agit ici du jardin acheté aux religieux de Saint-Maur et non d'un jardin biluc à Sainl-Maur-dcs-Fossés {F. Bournon, op. cit., p. 77).
I. .\cle ilu 3 sept. 1862 (Voy. page précédente, n. 0) : « ... cum'que dilectus doniinus primogcnitus pro dilalione et amplialionc domus et jardinorum suorum, quos ibidem liabct salis propinquos, dictis domo ctjardino nostris tanquam sibi propiciis et necessariis indigcrel... ». '
3. F. Bournon, op. cit., p. 03-0^. Simon Verjal est dit: « marchant de bûche et bourgeois de Paris ». Il devait avoir un chantier contigu à sa maison.